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je préfère le penser... à mon image :
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vendredi 8 mai 2015

Post-divorce

Je sens que je ne vais pas m'attirer que des sympathies mais tant pis.

On n'a pas fini d'avoir des problèmes...

Je tombe aujourd'hui sur cet article, relatant rapidement les déboires d'un couple "people" à propos de.. ses embryons congelés, alors que le couple en question s'est séparé.
Quid des "futurs enfants à naître" du couple ?

Toute cette histoire m'inspire quand même quelques réflexions (bien pauvres, c'est vrai, mais suffisantes pour montrer la complexité des choses et le pourquoi de certaines des opinions que j'ai) :
un couple congèle des embryons issus d'une fécondation in vitro (il y a donc un "projet parental", on ne peut en douter), mais au préalable, les deux amants (ils ne sont pas mariés, ou peut-être que si, mais l'article parle de "l'ex-petit ami" donc j'en conclus qu'il n'y a pas de mariage, sinon on parlerait de "l'ex-mari") ont signé un accord avant de faire la FIV à propos des futurs embryons, précisant qu'ils ne pouvaient "être utilisés sans une entente mutuelle".
L'ex-futur papa a entamé une procédure judiciaire à l'encontre de l'ex-future maman pour "obtenir la tutelle des embryons".
Soit.
J'en conclus plusieurs petites choses :
- l'embryon n'est pas une personne (on nous le rabâche constamment à propos de l'avortement, c'est ce qui permet aux avorteurs et à ceux qui souhaitent avorter tranquillement de ne pas avoir de problèmes avec leur conscience : ils peuvent se dire qu'ils n'ont tué personne, c'est bien plus pratique et ça permet de bien dormir la nuit), mais on peut être amené à avoir un "projet parental" pour lui et, mieux, à demander à avoir la "tutelle" d'un ou de plusieurs embryons
- Ça veut dire quoi, avoir la "tutelle" des embryons ? Jusque là, je n'en avais aucune idée, mais en regardant le contexte de l'affaire, dans l'article, il est dit que les embryons ne peuvent pas être "utilisés sans une entente mutuelle", à cause de l'accord qui a été signé entre les deux partenaires de l'ex-couple parental. Or, qui dit entente mutuelle dit que les deux "parents biologiques", puisque c'est de cela qu'il s'agit, doivent être d'accord pour faire naître l'un ou l'autre de ces futurs enfants potentiels. Avoir la "tutelle" de ces embryons voudrait-il donc dire "en avoir la responsabilité" ou, pour le dire plus prosaïquement "pouvoir en disposer comme bon semble au parent qui en aura le privilège" ?
- Là où ça se corse, c'est que les futurs parents se sont séparés et que, bien entendu, il n'est plus question, après cela, qu'ils mettent au monde ces enfants ensemble.
- D'un point de vue strictement comptable, le père est propriétaire de la moitié des gênes de chacun des embryons et la mère de l'autre moitié. Donc les embryons, finalement, ils appartiennent à qui ? La réponse devrait être simple : au couple (si tant est qu'un embryon puisse appartenir à quelqu'un. Rien que ça, ça me pose un léger problème, parce que c'est comme de dire qu'un de mes enfants "m'appartient"... ce qui n'est pas le cas. Nos enfants nous ont été confiés afin que nous les aidions à grandir. C'est tout. En ce sens, ils ne nous appartiennent pas. Et puis, mettre une notion de "propriété" sur un enfant ou un embryon, c'est réduire un être humain à un objet ou une marchandise... non ?). Sauf que le couple... il n'existe plus. C'est donc le serpent qui se mord la queue, là. Parce que concrètement, sauf à dénoncer le contrat qui a été passé avant la FIV, aucun des deux ne pourra faire naître l'un ou l'autre des enfants pour la simple raison qu'aucun des deux ne peut les utiliser seuls.
- Et puis, ce terme "utiliser", c'est à hurler. Parce que ça veut dire, là encore, que l'embryon, qui n'est donc pas une personne est vraiment considéré comme un objet. Que l'on peut utiliser comme on l'entend, le congeler quand la mère a 25 ans, le décongeler si l'envie lui prend, quand elle en aura 70, histoire de battre une nouvelle fois le record de la mère la plus vieille du monde...

L'embryon, un objet, donc, objet de désir de la part des parents biologiques, objet de tractations dans le cas présent, tractations d'autant plus sordides que si le contrat est dénoncé, l'enfant qui est susceptible de venir au monde, quel que soit le parent qui aura eu gain de cause, sera privé de l'un des deux... sauf si les deux géniteurs décident qu'ils se sont trompés quand ils se sont séparés et qu'ils se remettent à vivre ensemble... on peut rêver.

L'un des gros problèmes qui se posent, donc, dans ces cas de divorces compliqués de FIV, de PMA ou autres, c'est donc que l'enfant y est un objet, un droit... pas un être humain. Il est un enjeu, une condition, une marchandise, qui fait l'objet de tractations, de contrats, d'accords... que ce soit, comme ici, par FIV ou, comme dans d'autres pays, par GPA. L'enfant n'est pas ou plus considéré comme un don (d'ailleurs, comment pourrait-il être considéré comme un don quand on sait par quelles épreuves passent les couples qui ont recours aux FIV et aux PMA ? Il est plutôt le résultat d'un combat gagné par les parents contre l'adversité ou la nature qui a "condamné" les parents à l'infertilité et les a obligés à avoir recours à la FIV ou à la PMA...). L'enfant n'est donc pas un don, mais un dû. Un véritable objet, une marchandise certes très précieuse (la plupart du temps, les couples qui ont recours à ces techniques pour avoir un ou des enfants aiment infiniment leurs enfants, tout comme les couples qui les ont naturellement d'ailleurs), mais une marchandise quand même... et ça fait toute la différence avec les enfants nés de manière parfaitement naturelle.

Finalement, je me dis que tout cela serait facilement évitable si on changeait de perspective. Et si, au lieu de considérer que l'embryon n'est pas une personne (au sens juridique du terme), on commençait à le voir comme un enfant en devenir, un être humain à part entière ? Parce que, finalement, c'est très hypocrite, tout ça. L'enfant n'a aucun droit, la mère peut, au nom de son droit à disposer de son corps (et du coup du corps du bébé qui est dans son ventre), mettre fin à son existence ("purée, faut quand même pas pousser ! c'est mon corps et j'en fais ce que je veux !" J'ai envie de dire : "fallait pas avoir des relations sexuelles si tu ne voulais pas de bébé. Une méthode hyper-efficace contre les grossesses non désirées existe, elle est fiable à 100%, et c'est l'abstinence !). J'avoue en avoir un peu marre de l'argument "c'est mon corps et j'en fais ce que je veux". Oui, c'est ton corps, mais tu es aussi responsable de tes actes. Donc si tu es enceinte (là, en plus, la responsabilité est partagée avec le futur père, ça va de soi), ben faut pas venir pleurer sur la contraception qui ne marche pas ou le préservatif qui a craqué... quand on se connaît bien, on sait quand on peut et quand on ne peut pas avoir de rapports sexuels. C'est juste plus contraignant que la pilule, c'est vrai... Bon, je ne vais pas continuer sur ce chapitre, parce que ça va hurler dans les chaumières, je le sens.*
Toujours est-il que je me dis qu'un peu plus de sens des responsabilités, un peu plus de respect de l'autre, et surtout une autre perspective (le bébé est un être humain dès sa conception), on éviterait pas mal d'ennuis, et surtout on assumerait mieux ses actes.

Je me suis éloignée du sujet, pardon pour cette honteuse digression.
Donc, que vont devenir les petits bébés congelés ? Ah non, pardon. Ce ne sont pas des "bébés", mais des "enfants à naître"... Tiens, c'est marrant, la fin de l'article ! On passe d'embryons à "enfants à naître" ! Je ne peux pas m'empêcher de citer :
"Une femme a le droit de mener une grossesse à son terme même si l'homme est contre. Est-ce qu'un homme qui veut assumer toutes les responsabilités parentales n'aurait pas le droit également de mener ses embryons à terme même si la femme est contre?", interroge-t-il. "Ces questions, contrairement à l'avortement, n'ont rien à voir avec les droits d'une personne sur son propre corps mais avec le droit d'un parent de protéger la vie de son enfant à naître"
C'est beau, non ? Ce qui est génial, ici, c'est qu'on passe de considérations diverses sur des embryons (privés de droits et d'existence juridique) à des "enfants" qui, eux, sont sujets de droits, puisqu'il y a, dans notre beau pays et même un peu partout dans le monde, une Charte Internationale des Droits de l'Enfant ! On déplace donc le problème sur le plan émotionnel avec la responsabilité du père... En passant, il y en a au moins un qui a tout compris de l'imbroglio juridique dans lequel les lois sur l'avortement, la FIV et les droits des femmes à disposer de leurs corps nous ont mis : il y a discriminations, messieurs !!! Oui, vous êtes pris en otages par ces femmes qui, elles, peuvent vous faire un enfant dans le dos quand elles le veulent. Ce sont elles qui ont le pouvoir puisque ce sont elles qui ont un utérus. C'est injuste, mais c'est un fait qui ne pourra pas être changé dans l'immédiat. Mais vous, vous comptez faire comment pour faire valoir vos droits de "parent de protéger la vie de votre enfant à naître" ? Si la mère biologique des bébés ne veut plus d'enfant avec vous, vous allez faire quoi pour faire naître cet enfant ? Demander à votre nouvelle copine de porter les embryons de votre ex au motif que ce sont vos enfants ? Parce que, justement, pour que cet embryon devienne un jour un enfant, il lui faut un utérus pour se développer... Et donc la nouvelle copine du papa des embryons va se retrouver être la mère porteuse d'enfants qui ne sont pas d'elle et qu'en plus, elle devra élever ? 

Oh, non, je sais. Mais c'est encore pire alors ça me fait frissonner. Non, votre nouvelle copine, elle, voudra des enfants avec vous, c'est presque certain. Mais elle voudra qu'ils soient aussi d'elle. Du coup, pour vos embryons congelés, il faudra soit que vous louiez un autre ventre (c'est la GPA ! Youpi !), soit, pire, que vous fassiez appel à une technologie qui, il y a dix ans, nous était promise pour 2050. Elle n'existe pas encore, mais étant donné les progrès de la médecine et leur rapidité, il y a bon espoir que ce soit pour plus tôt que ça. Les utérus artificiels. Si, si.

On n'est pas dans la m.... !

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* Alors on va me dire "oui, mais qu'est-ce que tu fais de celles qui avortent suite à un viol ou un inceste ?"
Euh... oui, effectivement, là, on ne peut pas dire que la femme est responsable de cette grossesse. Seulement, je me pose une autre question : le viol, en soi, est déjà un traumatisme grave, voire gravissime pour la femme. Alors oui, c'est une abomination pour celle qui a vécu un viol ou des relations incestueuses non consenties. Mais l'avortement lui-même est aussi un traumatisme. Donc pour la femme qui a subi ce viol, on lui rajoute un second traumatisme ? Pourquoi serait-ce normal ? L'avortement, ça efface le viol ? J'ai la grâce de n'avoir jamais eu à subir cela. Mais je me dis que quand on est cambriolé, on ne met pas ensuite le feu à la maison pour "effacer" le cambriolage et les traces laissées par les cambrioleurs. On fait le ménage, on ajoute des alarmes et des serrures sécurisées, on porte plainte, on rachète ce qui a été volé, bref, on s'adapte et on reconstruit comme on peut. Et petit à petit, le temps fait le reste. Pourquoi infliger à la femme traumatisée par un viol un second traumatisme avec l'avortement ?
Et puis, il ne faut rien exagérer quand même : la plupart des femmes qui avortent (plus de 220.000 par an en France) n'ont pas été victimes de viols ou d'inceste. Mais de problèmes de pilule ou, plus simplement, de "ce n'est pas le moment" ou "ce n'est pas la bonne personne". C'est bien moins dramatique mais, je crois, plus proche de la réalité. Seulement on veut continuer à justifier l'avortement "pour les cas extrêmes" parce que c'est mieux pour la conscience et la moralité de ceux qui demandent la possibilité d'y avoir recours, alors même que la loi, récemment, a été changée pour supprimer la notion de "détresse" et permettre à toute femme qui le souhaite d'avorter. Donc on fait de l'avortement quelque chose de "bien" (au sens de légal, sachant que je commence à douter sérieusement du fait que toutes nos lois sont établies dans le but de viser le bien général), un moyen comme un autre d'éviter une grossesse, en niant totalement le droit du bébé à naître un jour, son droit le plus strict à vivre.

vendredi 13 septembre 2013

Enfance massacrée

Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment. Suis-je particulièrement sensible à cette question ? Peut-être à cause de la naissance récente de ma fille Louise-Marie ? Je l'ignore. Mais il est des choses qui me rendent malade, au point de devoir le dire, le crier, pour que le monde sache (même si, je ne me fais pas d'illusions, ce n'est pas par ce petit blog confidentiel que "le monde" apprendra ce qui se passe).
Bref, il y a des choses qui me rendent malade, donc. Et un certain nombre, qui plus est.

La première, c'est cette histoire d'enfants adoptés vendus ou échangés sur Internet, via Facebook ou Yahoo. C'est , sur Facebook et Le Monde que j'en ai entendu parler pas plus tard qu'hier.
Donc, aujourd'hui, un enfant s'échange ou se "transmet", se donne à un autre couple (ou, pire, se vend ?). Et pour quelle raison ? Mais simplement parce que les parents adoptifs en ont marre des caprices de l'enfant qu'ils ont adopté quelques temps auparavant. Ou bien parce qu'ils partent en vacances, peut-être ? Comme les chiens qu'on abandonne au bord de l'autoroute ou les "vieux" qu'on met en maison de retraite pour la durée des vacances ?
Quand je vous disais, ici même, que le droit "à" l'enfant revenait à chosifier l'enfant, à en faire un bien de consommation... Et vous savez quoi ? Eh bien, pour protéger les chiens, il y a la SPA. Et cette SPA s'insurge, à juste titre, des abandons saisonniers des chiens et des chats. Alors je me pose la question : les services sociaux américains s'insurgent-ils, eux aussi, de ces échanges ou ventes d'enfants par Internet ? Je le suppose, au vu de l'article. Mais jusqu'à quand ?

Cela m'amène à un autre questionnement : la recherche sur l'embryon humain. J'ai appris mardi soir, lors d'une des veillées devant la mairie de Sélestat, que l'embryon humain est moins bien protégé que l'animal et l'embryon animal en particulier. La recherche sur les animaux est tellement encadrée qu'il est extrêmement difficile, en France, d'utiliser des animaux, surtout si ce sont des femelles porteuses de petits à naître, pour des recherches. Eh bien en France, désormais, la recherche sur les embryons humains est autorisée ! Comme ça, sans plus d'égard pour les "petits à naître" que sont ces embryons ! Et pourquoi ? Simplement parce que ces embryons ne sont plus "porteurs d'un projet parental". Donc, puisque les potentiels parents s'en fichent, alors on a le droit de les détruire, ces embryons ? Outre le fait que ces embryons, s'ils ne sont pas encore considérés comme des êtres humains par le droit, sont malgré tout des promesses d'êtres humains, je me demande quand même pour quelle obscure raison l'homme en arrive à protéger davantage les embryons animaux que ceux de sa propre race (oh ! pardon ! "race" est maintenant un gros mot... zut. Sauf que dans ce contexte, je ne sais pas trop par quoi le remplacer, tiens...). 
Alors on va me dire encore que "M'enfin, Amélie, tu es donc opposée à la recherche ? Le progrès se fait par la recherche, et la recherche a besoin des embryons humains pour trouver des remèdes contre certaines maladies !" etc., etc. Je connais le discours.
Non, je ne suis pas opposée à la recherche. Des cellules-souches, on en a besoin pour pas mal de projets de recherche, j'en suis bien consciente. Seulement, je sais aussi que des cellules-souches, on peut en trouver ailleurs que dans les embryons. Notamment dans le sang de cordon ombilical. Si. C'est-à-dire que, chaque jour, des milliers de cellules-souches sont jetées à la poubelle avec le sang du cordon et les autres déchets consécutifs aux naissances.
Alors je me pose la question : pourquoi la collecte de ce sang de cordon n'est-elle pas organisée à grande échelle, puisque l'on a tellement besoin de ces cellules-souches pour faire avancer la science et trouver des remèdes à certaines maladies ou malformations, que sais-je encore ?
Pourquoi faut-il absolument que ces cellules-souches proviennent absolument des embryons "surnuméraires" qui ne font plus l'objet d'un "projet parental" ? Pourquoi faut-il absolument détruire la vie au prétexte que l'on veut en sauver ?

En allant sur le site de l'INSERM pour faire une petite recherche, j'apprends que les cellules-souches adultes et celles issues du cordon ombilical sont déjà trop différenciées et que la variété des cellules obtenues par cet intermédiaire est trop restreinte. Soit.
Il reste donc les cellules IPS (voir l'article), pour lesquelles le chercheur japonais Shinya Yamanaka a obtenu le prix Nobel de médecine 2012. Ces cellules peuvent se différencier et se multiplier indéfiniment, donc peuvent devenir ce qu'on veut. Il est possible, à partir de cellules de la peau d'un adulte, par exemple, d'obtenir des cellules musculaires, ou bien des cellules de l'os, des cellules sexuelles... Et c'est bien là que se situe le problème. Si on peut reprogrammer une cellule de peau pour en faire un spermatozoïde, ou un ovule, qu'est-ce qui va empêcher, demain, deux hommes de concevoir un enfant 100% issu du couple, génétiquement parlant ? Qu'est-ce qui va empêcher un homme de reprogrammer ses cellules de peau en ovules et de les faire féconder par le sperme de son compagnon, puis de l'implanter dans l'utérus d'une femme payée pour ça (GPA) ou, pire, d'utiliser un "utérus artificiel" pour avoir un bébé ?
Un enfant 100% artificiel. Le rêve de l'humanité ? Je crois qu'il y a tant à dire sur ce sujet, tellement les questions que cela soulève sont énormes, que cela fera l'objet d'un prochain billet !
Bref, on n'est pas sortis...

Autre question posée en ce moment : la pédophilie, le mariage "pour tous"... Lu hier via Facebook toujours : Une petite fille de 8 ans mariée à un homme de 40 ans, au Yemen, meurt durant sa nuit de noces... Alors oui, c'est au Yemen. Mais au Yemen, le mariage n'est autorisé pour les filles qu'à partir de... 17 ans ! Comment une si jeune fille a-t-elle pu être mariée alors ? Si ce n'est parce que les hommes de ce monde font fi des lois ? Oui, nous sommes en France... Mais depuis l'adoption du mariage pour tous, certains réclament l'ouverture du droit au mariage pour les pédophiles ! Si ! Alors... l'avenir nous dira ce qu'il en est. En tout cas, cette petite n'est pas la seule à subir ces horreurs. Elle en est morte...

Et puis, encore et toujours, l'avortement. Je reviens sur ce sujet, une fois de plus, parce que l'avortement participe de cette violence faite à l'enfance, de ce massacre. 200.000 avortements par an en France. Un vrai génocide silencieux. Et pourquoi ? Parce que "ce n'est pas le moment" ? Parce que "l'enfant est peut-être porteur de la Trisomie 21" ? Parce que... Parce que quoi ? Parce que les adultes sont égoïstes, tout simplement. Parce qu'ils ne veulent pas voir leurs petites vies bien tranquilles, bien confortables, chamboulées par l'arrivée d'un bébé. Parce que c'est quand même bien plus important de maintenir son niveau de vie ("C'est la crise, ma bonne dame !") que de préserver la vie. Parce que prendre la pilule, c'est trop contraignant. Parce que, quand même, il ne faudrait pas qu'on ne puisse plus s'envoyer en l'air avec qui on veut, quand on veut, et que les conséquences de cette inconséquence ne soient plus prises en charge par la société, via la Sécurité Sociale, quand même ! Non mais !
Je suis caricaturale ? Brutale ? Oui. J'en ai marre du politiquement correct. J'en ai marre de marcher sur des œufs à chaque fois que je prends la parole ou que j'exprime mon opinion. Marre aussi d'avoir peur du qu'en-dira-t-on ? Marre en tout cas de voir l'égoïsme pur et dur roi, alors même que le principe de base de la vie en société, c'est bien de faire attention à l'autre... sans quoi la vie en société est tout simplement impossible...
Et parce que je crois vraiment que beaucoup se réfugient derrière des arguments qui leur donnent bonne conscience, sans voir que la réalité, c'est que la vie est massacrée.
Finalement, qu'est-ce que nous voulons, avec toutes ces lois qui tuent nos enfants, qui les empêchent de naître, qui les déstructurent, les démolissent ou les empêchent de se construire correctement ? Ça me fait penser à un suicide collectif dont on n'aurait même pas conscience.
Les enfants sont des êtres sans défense, sans aucune protection autre que celle des adultes. Si les adultes qui sont censés les protéger ne le font pas, qui va le faire ? Et qu'est-ce que ça veut dire, pour notre avenir, notre société ?
Le monde dans lequel nous vivons m'inquiète. Pas pour moi. Mon éducation est faite, bien ou mal, mais elle est faite. Ma conscience continue de se forger petit à petit, je distingue de mieux en mieux certaines choses visibles uniquement par ceux qui veulent bien les regarder en face. Non. Cela m'inquiète pour mes enfants. Et pour leurs enfants après eux. Dans quelle société vont-ils grandir ? Mon mari et moi aurons-nous assez de force et de patience pour leur montrer la différence entre le Bien et le Mal ? Serons-nous assez convaincants pour que nos enfants fassent leurs les principes de vie qui nous habitent et que nous croyons justes ? Pourront-ils encore les transmettre à leurs propres enfants ?
L'altruisme et l'amour auront-ils simplement encore un sens ?

Petite info de dernière minute, qui date d'aujourd'hui :
À propos de l'IVG, j'en parlais déjà ici. Et NVB va vite. Et elle n'est pas seule dans son délire. D'après cette information, il semble que la ministre des droits des femmes avance vite dans sa volonté de promouvoir l'avortement. Cela va même plus loin, puisqu'il existe un "délit d'entrave" qui concerne l'entrave à la pratique de l'IVG entre autres. Une sénatrice PS propose de l'étendre à l'information. Ce qui voudrait dire que toute information expliquant les méfaits de l'IVG, ou encore précisant qu'il existe d'autres solutions que l'IVG, deviendrait donc condamnable... L'IVG est un droit, certes. Depuis maintenant 38 ans. Que l'on soit d'accord ou pas, l'information sur l'IVG et ses conséquences est une nécessité. Demain, est-ce qu'il sera interdit à un médecin d'informer sa patiente des risques éventuels qu'elle court ? Est-ce qu'il sera encore possible pour un médecin ou un site internet de dire que l'avortement, ce n'est pas sans conséquences pour la femme, pour la jeune fille, et que certaines ne s'en remettent jamais ? Que certaines femmes passent le reste de leur vie à penser à cet enfant qui n'est pas né, et qui ne naîtra jamais ?

Finalement, je me dis que NVB est pour l'information, à partir du moment où cette information va dans le même sens qu'elle. NVB est pour la liberté d'expression, à partir du moment où les idées exprimées sont conformes à ses propres idées.
Pour moi, il s'agit ni plus ni moins d'une atteinte à la liberté de conscience. Il s'agit ici de terrorisme intellectuel. Quoi de mieux, en effet, pour promouvoir une idée que de rendre illégales les idées contraires ?
Je vous laisse sur ces quelques réflexions : mon bébé à moi me réclame ! :)

vendredi 5 avril 2013

Services sociaux et politiquement correct

La question de l'adoption par des personnes homosexuelles pose d'autres questions plus larges relatives à la liberté d'expression, par exemple. Sur la question de l'homosexualité, on est maintenant en droit de se demander jusqu'à quand, par exemple, on aura le droit d'exprimer une opinion contraire au politiquement correct. Un article relatant des faits graves d'abus sexuels sur mineur de la part d'un père et de son compagnon homosexuel sont à la base du billet d'aujourd'hui. L'affaire s'est passée en Angleterre et le père et son compagnon n'ont pas été inquiétés pendant plusieurs années par les services sociaux pour des raisons absurdes : il ne fallait pas prêter le flanc au risque d'être qualifiés d'"homophobes". Donc malgré plusieurs signalements de la part de la mère et de l'enfant lui-même, malgré 7 tentatives de suicides, la consommation de drogues, etc., l'enfant a systématiquement été remis à son père où il a continué à subir des viols de la part de son père et du compagnon de celui-ci.

La discussion qui a suivi sur FB avec mes collègues porte sur le "tu fais un amalgame entre adoption homosexuelle et viols par les parents", ce qui est totalement faux, mais parfaitement inacceptable effectivement (sur ce point, elles ont totalement raison, mais on ne peut pas me prêter cette intention dans la mesure où je l'avais bien précisé dans le commentaire accompagnant l'article : il s'agit d'un cas isolé, et il n'est pas question de jeter l'opprobre sur tous les couples homosexuels ou de les accuser a priori d'être maltraitants ou violeurs d'enfants...).

D'ailleurs, statistiquement, il y a bien plus de parents hétéros maltraitants que de parents homos maltraitants, puisqu'il y a aussi bien plus de parents hétéros que de parents homos... Le problème n'est pas là (encore qu'on pourrait se poser la question autrement : sur la totalité des parents homosexuels, quelle est la proportion de parents maltraitants, et cette proportion est-elle plus ou moins élevée que pour les parents hétérosexuels ? Mais je ne m'y hasarderai pas : je manque de données chiffrées fiables !).
Le problème soulevé par cet article et que je relevais justement, ce n'est pas celui de l'adoption (complexe dans tous les cas, quoique dans celui-ci, il ne s'agit pas d'un enfant sans parents adopté par d'autres, mais d'un enfant adopté par le conjoint de son père homosexuel, alors qu'il a encore sa mère, si j'ai bien compris, c'est-à-dire exactement la possibilité que demandent les couples homosexuels qui revendiquent le mariage en France), mais celui du silence coupable des services sociaux. Il est bien précisé que si les services sociaux n'ont rien dit, c'est parce que s'attaquer à un couple homosexuel et l'accuser de pédophilie, de violences sexuelles sur mineur, cela revient à être potentiellement homophobe, et ce n'est pas "politiquement correct".

Donc la question que je me pose, c'est où nous mène cette histoire de "politiquement correct". Si un enfant vit au sein d'une famille d'accueil ou adoptive hétérosexuelle, en cas de mauvais traitements, la plupart du temps, les signalements aboutissent à la mise en examen des adultes responsables (on se souvient, comme contre-exemple frappant d'ailleurs, de l'affaire d'Outreau, où les services sociaux n'ont là non plus pas fait grand-chose pour sortir les enfants de là, mais l'affaire était carrément complexe, puisqu'à la suite des auditions des enfants, je me souviens qu'il y avait suspicion de mensonges de la part des enfants eux-mêmes, alors ça a dû être un sacré sac de nœuds quand même... Il n'empêche que dans ces cas-là, on en parle à la télé, alors que dans la plupart des cas où les services sociaux font bien leur travail, rien ne filtre dans la presse. Et pourtant, des cas d'abus, il y en a, ce serait parfaitement naïf de penser que tout va bien dans le meilleur des mondes de l'adoption et des familles d'accueil). Il n'en demeure pas moins vrai que finalement, les parents et autres adultes impliqués se sont retrouvés devant la justice.
Dans ce cas-là aussi, les deux hommes incriminés ont purgé une peine de trente mois de prison. Seulement, la situation a duré 7 ans, pendant lesquels la mère et l'enfant n'ont pas cessé d'alerter les services sociaux... sans aucun résultat avant qu'un éducateur se saisisse du dossier et mette un terme aux horreurs subies par le jeune homme. Ça laisse rêveur quand même.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Pour moi, cela veut dire simplement qu'un enfant vivant dans une famille hétérosexuelle a plus de chances d'être protégé qu'un enfant vivant dans une famille homosexuelle, et ce non pas parce qu'il a moins de chances d'être maltraité, mais parce que les services sociaux sont plus enclins à agir que si les adultes en cause sont homosexuels. La cause : le risque d'accusation d'homophobie... C'est quand même dingue, non ? Pour donner plus de "droits" aux homosexuels (mariage, adoption, filiation), au motif qu'ils ne doivent pas subir de discrimination du fait de leur orientation sexuelle, on en arrive à nier les droits des enfants quant à leur protection et leur intégrité corporelle et mentale ? Une fois de plus, cette loi sur le mariage et la parentalité homosexuelle crée donc une inégalité latente à l'encontre des enfants eux-mêmes, alors qu'ils sont censés être protégés... Je ne sais pas, mais moi, je trouve cela particulièrement choquant. C'est exactement comme si on signait un chèque en blanc en disant aux couples homosexuels : "ne vous en faites pas, en cas de pépins, de dérives, vous êtes protégés : il ne peut y avoir de discrimination envers vous du fait de votre orientation sexuelle". Donc tout est permis, sans conséquences. Paradoxalement, les adultes hétérosexuels sont donc plus suspects que les homosexuels d'être des parents maltraitants ou violeurs, alors même que les homosexuels mettent en avant le fait qu'il n'y a pas de raison qu'eux-mêmes soient de moins bons parents que les hétérosexuels...

Ça donne à réfléchir, non ?

jeudi 4 avril 2013

Y'a des jours, comme ça...

...où je me donnerais bien des baffes.
Aujourd'hui, ou plutôt hier, vue l'heure à laquelle j'écris, je me suis bien pris la tête sur Facebook avec quelques-uns de mes contacts au sujet d'un article trouvé sur le web, relatant une adoption calamiteuse par un couple homosexuel.
Pour ma part, je m'étais attachée non pas à la situation elle-même (viols sur mineurs par ascendants à répétition et pendant des années) mais à l'absence de réaction des services sociaux à cause de l'homosexualité des adultes incriminés. Avec la question derrière : "un enfant est-il protégé en cas de crime ou de délit commis par un ou des homosexuels ou bien la peur d'être traité d'homophobe est-elle tellement grande qu'elle empêche tout signalement par les services sociaux ?"

Je ne comprenais pas bien l'acharnement de mes contacts à ne pas comprendre mon propos. Par trois fois, j'ai du réexpliquer ce que je voulais faire passer comme message (à savoir le risque de délit d'hétérosexisme, comme au Canada), et à chaque fois, les arguments en face me renvoyaient à un possible amalgame que j'étais supposée avoir fait entre la question du mariage homosexuel et celle des abus sexuels pour mineurs.

Jusqu'à ce que je prenne un peu le temps de me replonger non pas sur l'article à la base de mon commentaire et de la discussion, mais sur l'auteur de l'article en question. Et que je fasse quelques recherches. L'auteur se présentait comme catholique, défendant la vie. Comme moi, quoi. Sauf qu'en creusant un peu (merci Wikipédia...), j'ai appris que les publications pour lesquelles travaille cette femme sont quelque peu traditionnalistes, quelque peu proches du FN... et qu'elle est vice-présidente d'une association réputée proche du FN également. D'où le côté sulfureux de son article que je n'avais même pas vu parce que je me suis focalisée sur la simple question suivante : "Les services sociaux auraient-ils réagi plus vite si les adultes incriminés avaient été hétérosexuels ?"

Alors sur le fond, ça ne change rien : je reste persuadée que cette loi sur le "mariage pour tous" ne va pas régler les problèmes de discrimination, d'inégalités entre hommes et femmes ou d'homophobie, de manque d'enfants adoptables, etc. Je reste persuadée aussi que ce n'est pas une question d'égalité des droits, comme on veut nous le faire croire, et que cette loi est mauvaise pour la société. Cependant, sans même m'en rendre compte, finalement, je constate que je me suis laissé entraîner dans un discours tendancieux, outrancier, sans vérifier plus avant les tenants et les aboutissants. Mea culpa, donc, parce que je comprends maintenant pourquoi mes interlocuteurs ont pu être choqués par le lien que je proposais et par le fait que je semblais le défendre...
Je me rassure en me disant que j'étais de bonne foi et que je ne faisais que défendre mon point de vue, qui n'était somme toute que partiellement illustré par cet article. Cependant, je me dis aussi que contrairement à ce que j'ai affirmé ce matin, le fait de rendre visible cet article fait de moi une caution à son propos, alors même que j'affirmais ne pas être responsable de ce qui y est écrit. Et c'est bien là le problème : 
L'article a été écrit par quelqu'un qui, dans le titre au moins, fais sciemment l'amalgame entre "adoption par des homosexuels" et "abus sexuels". En mettant le lien sur Facebook, je n'ai rien fait d'autre que cautionner cet amalgame, ce que je regrette vraiment, parce que telle n'était pas du tout mon intention. Je ne souhaite pas revenir là-dessus sur Facebook, je pense que j'ai déjà fait assez de dégâts comme ça, d'où mon billet de ce soir pour tenter de rattraper l'erreur ici. En tout cas, j'espère à l'avenir retenir la leçon : toujours vérifier, et encore vérifier ses sources... (et là, j'enrage vraiment parce que théoriquement, c'est quand même un peu mon boulot. On dirait bien que je me suis fait avoir comme une bleue, là...).