Blog d'humeurs,
blog de textes personnels,
de recettes de cuisine ou de coups de gueule,
blog d'interrogations, de questions,
sur l'actualité ou la vie en général...
On pourrait le qualifier de "fourre-tout",
je préfère le penser... à mon image :
complexe, éclectique, et forcément fait d'un peu de tout.

lundi 9 septembre 2013

Mars et Vénus ont des enfants

Martiens et Vénusiennes sont complémentaires. Différents, mais complémentaires. Différents, donc complémentaires, plutôt. C'est très important, le "donc". Parce que si deux Martiens se retrouvent ensemble, eh bien c'est très simple, ils ne peuvent pas avoir de bébés. Mais si deux Vénusiennes sont seules, ben elles ne peuvent pas en avoir non plus. C'est quand même marrant, de voir que pour se reproduire, il a fallu absolument qu'il y ait un Martien et une Vénusienne, sous peine de voir les deux populations de Martiens et de Vénusiennes s'éteindre ! Condamnés à s'entendre... C'est terrible, non ? Mais nous allons voir que des solutions existent !

Notre petite famille-témoin vient une fois de plus d'en faire l'expérience. Un petit BB4 est venu agrandir la famille il y a maintenant 3 mois, pour le plus grand bonheur des autres enfants et des parents aussi, bien entendu.
Alors on peut se demander si les rôles du Martien et de la Vénusienne sont interchangeables auprès du bébé... non ? Pourquoi ne le seraient-ils pas ?
Ben... parce que tout a été prévu, naturellement, pour que ce soit Vénus qui prenne soin du bébé durant les premiers mois. Tout comme c'est elle qui l'a porté pendant les 9 mois de la gestation. J'en connais qui sont jaloux et qui aimeraient bien, eux aussi, parce que sinon c'est injuste, porter le bébé. Pourquoi pas les Martiens ? Pourquoi il n'y en a que pour les Vénusiennes ?
Là, il faut voir au niveau anatomique.
Les Vénusiennes disposent de tout l'attirail pour porter le bébé durant la gestation et pour le nourrir après la naissance. Un utérus pour permettre au bébé de grandir et de se développer avant la naissance, des seins pour le nourrir après la naissance.
Le Martien, lui, il n'a rien de tout ça. Donc il ne peut pas porter un bébé autrement que dans ses bras (ce qui n'est déjà pas si mal et peut soulager Vénus quand elle a d'autres choses dans les bras, comme un autre de ses enfants, par exemple).
Le Martien, de son côté, a une force physique autrement plus importante que Vénus. Ce qui a de sacrés avantages quand même (pour lui, mais aussi pour Vénus qui, du coup, peut se reposer sur son homme pour, par exemple, déplacer des meubles, des charges lourdes, ou encore effectuer des travaux d'entretien dans leur nid commun...).
De son côté, Vénus a une résistance au mal et à la douleur bien plus importante que Mars. C'est d'ailleurs indispensable à la survie des deux. Si Mars est capable d'endurer des efforts physiques plus importants (courir plus vite, plus loin, porter des charges plus lourdes, par exemple), il est aussi plus rapidement terrassé par la fièvre ou les maladies diverses, il supporte moins la douleur. J'ai ainsi pu observer, par exemple, Vénus allant au travail avec 39° de fièvre, alors qu'avec la même chose, Mars, lui, ne pouvait plus bouger de son lit. Et c'était donc Vénus qui lui apportait son repas (quand il pouvait avaler quelque chose), allait chercher les médicaments, etc.

J'ai mieux compris pourquoi quand j'ai vu Vénus mettre au monde son quatrième enfant. Pour ce bébé, elle avait anticipé en se préparant psychologiquement à la gestion de la douleur de l'accouchement. Eh bien vous ne me croirez peut-être pas, mais Mars m'a dit après qu'il avait beaucoup admiré sa femme. Sans aucune aide autre que ses encouragements à lui et ceux de la sage-femme, Vénus a supporté les douleurs de l'enfantement avec beaucoup de courage et de maîtrise d'elle-même. Elle a mis au monde sa petite fille de manière naturelle, sans analgésie... En fait, je ne suis pas loin de penser que si ce sont les femmes qui accouchent, c'est tout simplement parce que les hommes ne pourraient pas le faire, dans le sens où ils ne pourraient pas supporter une telle douleur pendant aussi longtemps. Parce qu'il faut du courage pour accepter ces douleurs de l'enfantement. Si ce "travail" était confié aux hommes, nul doute qu'il y a belle lurette qu'ils auraient renoncé à avoir des enfants et que l'espèce se serait éteinte.

Donc, ce sont les femmes qui accouchent. Mais les femmes sans leurs hommes ne peuvent pas non plus avoir d'enfants. Il est illusoire de penser qu'elles peuvent "faire un bébé toutes seules" comme l'a pourtant si bien chanté un certain Martien. Et même, c'est bien Mars qui décide (sans trop le savoir toutefois) si le bébé qui naîtra sera une petite Vénusienne ou un petit Martien. C'est d'ailleurs étonnant que ce soit justement Mars, et non pas Vénus, qui en décide (à son corps défendant d'ailleurs). Ce qui tendrait à prouver, soit dit en passant, que Mars et Vénus sont bien plus proches génétiquement parlant qu'on pourrait le supposer. De là à imaginer une histoire commune avant leurs colonisations respectives des planètes Mars et Vénus...

Des esprits intelligents ont décidé que ce serait quand même bien que les Martiens puissent prendre en charge son bébé dès la naissance, en lieu et place d'une mère absente (certaines ne survivent pas à la naissance de leur enfant, par exemple, et c'était très fréquent il y a encore un peu plus d'un demi-siècle). Pour permettre au papa de s'occuper de son bébé, on a depuis longtemps inventé le biberon. Il a l'avantage de permettre au bébé de se nourrir en dehors du sein de sa mère. Et de permettre, du coup, qu'une autre personne que la mère (et pas uniquement le père) puisse s'occuper de l'enfant. On a donc inventé les mères adoptives, les gouvernantes, les baby-sitters... et les pères ont pu eux aussi apprendre à connaître leurs bébés quand ils en avaient envie. Quelle liberté pour les mamans ! (et les papas, qui du coup, sont passés du statut de géniteurs au statut de père nourricier, ce qui peut être considéré comme un progrès, mais il y aurait un livre entier à écrire sur la notion de "progrès"...).

Encore plus fort, encore plus beau, au 20e siècle, on a aussi inventé les "mères porteuses". En gros, ce sont des Vénusiennes qui remplacent les Vénusiennes qui veulent des enfants mais qui ne peuvent pas en avoir parce qu'elles sont stériles, ou malades, ou pour toute autre raison plus ou moins avouable, et à qui des couples donnent de l'argent pour jouer le rôle de la Vénusienne-future maman. Son rôle d'ailleurs s'arrêtera le jour de la naissance. Elle remettra l'enfant au couple qui l'a payée pour le faire et tout le monde repartira, content. La Vénusienne-maman d'avoir un bébé qu'elle n'aurait pas pu avoir sans aide extérieure, et la Vénusienne-ventre parce qu'elle aura tout plein d'argent pour la dédommager des neuf mois qu'elle aura consacrés à la grossesse et à la naissance du bébé.
Encore plus fort que les mères-porteuses, les utérus artificiels. Là, il s'agit de se passer complètement du corps de la maman durant les neuf mois que dure normalement la gestation. Comme ça, plus de problème : pas de risque de maladie in utero qui serait causée par un manquement de la mère par exemple (dépendance foetale à l'alcool ou à la nicotine, risques liés à la naissance elle-même, fausse-couche...). Terminées aussi, les déformations du corps de la mère, ce ventre qui grossit, grossit... et qui se dégonfle à la naissance du bébé, laissant de vilaines marques telles les vergetures et autres peau flasque ou kilos impossibles à perdre (et donc, terminées les excuses des Vénusiennes pour expliquer leur prise de poids. Il leur faudra trouver autre chose, maintenant !). Et en plus, puisque, déjà, on sélectionnera l'oeuf qui donnera le bébé plus tard, on prendra garde à en sélectionner un qui soit exempt de maladies, de handicaps, et, tant qu'à faire, qui soit conforme aux souhaits des futurs parents : sexe, couleur des yeux et des cheveux, QI, taille, caractère... oui, c'est formidable, l'époque dans laquelle nous vivons. Mars et Vénus vont pouvoir avoir sans douleur et sans effort l'enfant de leurs rêves ! C'est pas beau, la vie ?

La famille-témoin que j'observe est donc une famille de dinosaures... Eux, ils font tout à l'ancienne ! Mais pourquoi s'embêtent-ils donc de la sorte ?

mardi 23 juillet 2013

Aux origines de Mars et de Vénus

C'est bien connu, les hommes viennent de Mars (ce sont donc des Martiens, faut-il le préciser ?) et les femmes de Vénus (donc, ce sont des... ? Vénusiennes ! Bravo !). Il y a l'original, les spin-offs et les produits dérivés. Mais au-delà de la série de livres à succès de John Gray, il s'agit là d'une réalité tangible et vérifiable : Martiens et Vénusiennes ont, un jour, décidé d'envahir et de peupler la Terre (j'en connais qui vont devoir remettre en cause la théorie de l'évolution suite à la lecture de ce brillant billet à valeur hautement scientifique). Ils y ont tellement bien réussi qu'il ne subsiste des Terriens originels que des spécimens simiesques, les autres ayant disparu face à la stratégie colonisatrice conjointe des Martiens et Vénusiennes. S'il fallait une preuve de la différence fondamentale qu'il y a entre les habitants natifs de la Terre et les colonisateurs d'origine extra-terrestre que nous sommes, il suffirait de réfléchir à la question : Pourquoi les êtres humains sont-ils les seuls êtres vivants sur cette planète qui ont atteint ce degré de réflexion et de conscience, au point d'être capables de faire le bien et le mal ? Au point d'avoir conscience du bien et du mal, et d'être capable de tuer pour le plaisir, et non pas uniquement pour survivre ou se nourrir ?

Les colonisateurs ont perdu la mémoire, depuis le temps qu'ils sont là, et sont désormais persuadés n'être qu'un seul et même peuple. Ils cherchent depuis des lustres à comprendre leur évolution sur cette Terre si joliment surnommée "Planète Bleue". Ils ont d'ailleurs bien compris qu'il y avait un "couac" dans la théorie de l'évolution, puisqu'il manque un spécimen entre les grands singes et ce que tous appellent aujourd'hui "les hommes". Il a même un nom, ce spécimen : le "chaînon manquant". Si on regarde les choses sous l'angle de l'invasion conjointe Martiens-Vénusiennes, pourtant, tout devient très simple : ce fameux "chaînon manquant" ne peut être que l'espèce humanoïde qui peuplait la Terre avant l'invasion et qui a été supplantée par les Martiens et Vénusiennes, au point de disparaître totalement de la surface de la Terre. Ce qui est étonnant, c'est que ce phénomène est parfaitement connu des scientifiques : lors de l'introduction d'une espèce originaire d'une autre région du globe dans un environnement similaire dont elle est naturellement absente, l'espèce importée supplante souvent les espèces locales, au point de les détruire et de prendre leur place. Il n'y a qu'à voir, pour s'en convaincre, la prolifération des lapins en Australie, des tortues de Californie ou des grenouilles américaines en Europe... C'est même valable pour les insectes ou algues ! Il est donc étonnant de voir que les "êtres humains" ont compris ce phénomène pour des espèces végétales ou animales et oublié que c'est exactement le même processus qui a présidé au peuplement de la Terre.

Pourquoi nous intéressons-nous ici à cette question, me direz-vous ? Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus ? Et alors ? Cela n'a effectivement que très peu d'importance aujourd'hui, puisque, finalement, nous sommes tous des Terriens du fait de notre lieu de naissance (une sorte de "droit du sol" totalement assumé au point de devenir inconscient chez la plupart des êtres humains). Seulement, au même titre que l'auteur a "découvert" (ou plutôt "redécouvert") la double origine extra-terrestre des actuels habitants de la Terre, certains esprits s'ingénient aujourd'hui à troubler les chercheurs en insinuant que Martiens et Vénusiennes seraient originaires d'une seule et même planète (qu'ils n'ont pas encore clairement identifiée d'ailleurs).
Observateur de la "nature" humaine depuis plusieurs années maintenant, nous ne pouvions pas laisser ces personnes remettre en cause la théorie de la double invasion martiano-vénusienne sans réagir. Il est temps de sortir de notre réserve et de tenter de rétablir quelques vérités scientifiques.
Dans les prochains temps, quelques articles vont donc être postés ici, afin de faire connaître en toute modestie ces observations.

Auparavant, présentons les sujets de notre étude. Depuis maintenant douze ans, nous observons un couple mixte, composé d'un Martien âgé de 41 années terrestres en 2013 et d'une Vénusienne de 38 ans, toujours en années terrestres. Par croisement, ils ont donné naissance à trois nouvelles petites Vénusiennes, âgées aujourd'hui de 11, 6 ans et 1 mois et d'un petit Martien de 8 ans.
Il est d'ailleurs étonnant de constater que, malgré les croisements et le fait que tous sont nés sur la Terre, de parents nés également sur la Terre (mais toujours issus d'un couple mixte composé d'un Martien et d'une Vénusienne), Vénusiennes et Martiens gardent certaines de leurs caractéristiques propres. Ce phénomène de persistance tend à lui seul à prouver que les individus sont bien originaires de deux planètes différentes et que leurs caractères originels propres restent acquis même si, aujourd'hui, tous naissent sur Terre et "mélangent" allègrement leurs caractères génétiques.

Ce sont donc quelques-uns de ces traits de caractère originels que nous nous proposons d'explorer au fil des billets publiés ici.

"Mariage" Gay : suite (mais pas encore fin...)

 Trouvé dans Valeurs Actuelles, article daté du 19 juillet 2013 :

Taubira embarrasse le Quai d’Orsay
La loi Taubira risque d’obliger la France à renégocier 16 traités bilatéraux. Ce texte modifie en effet le sens des mots “mariage”, “époux”, “conjoint” et “parent” présents dans plusieurs accords bilatéraux. Considérant que ces changements reviennent à « tromper » les États cosignataires de ces traités, l’Agence européenne des adoptés (une association loi de 1901) demande donc au gouvernement soit de préciser le sens de ces mots au Journal officiel, soit de renégocier ces accords.

J'en reste pantoise... Enfin non, plutôt, je jubile. Tout en étant sidérée. Bref, je ne sais pas trop que penser. Que nous avions raison ? Qu'"ils" se sont bien fichus de nous ?  Qu'"ils" savaient dès le début qu'on en arriverait là ? Que c'était évident, inévitable ?
En tout cas, quand les "anti-mariage gay" ont dit que cette loi changeait le sens des mots, en particulier celui du mariage, mais pas uniquement, les "pro", y compris le gouvernement, nous ont dit que "non, bien sûr que non, ça ne fait que donner des droits supplémentaires à quelques-uns, sans rien enlever aux autres." 

Ben... si. Vous voyez bien que nous avions raison !

samedi 15 juin 2013

Atterrissage réussi !

Je le disais sur mon autre blog en réponse au commentaire d'Asphodèle dans le dernier précédent : notre "petite" famille s'est agrandie il y a quelques jours d'une petite Louise-Marie. Elle est née le 4 juin, pesait à ce moment-là 3,280 kg, pour 49 cm. Je rassure tout de suite les lecteurs assidus de ce blog : elle va très bien, mange bien (c'était pas gagné au départ, quand on voyait le nombre d'heures passées à dormir !), reprend peu à peu du poil de la bête (elle a perdu beaucoup de poids à la naissance, et a eu un peu de mal à remonter la pente, mais cette fois-ci, ça semble aller dans le bon sens !) et est de plus en plus éveillée.

De mon côté, je suis très heureuse, bien sûr, l'accouchement s'est très bien passé, j'ai été admirablement soutenue par mon mari (je ne sais pas ce que j'aurais fait sans lui, en fait, ce jour-là) et je me remets plus vite que ce que j'avais imaginé au moment de la naissance. La fatigue est là, alimentée par les nuits courtes et surtout entrecoupées par les tétées. Mais c'est pour la bonne cause !

Allez... une petite photo de la 8e merveille du monde ?


(J'ai l'impression qu'elle venait de découvrir, ce jour-là, qu'elle avait une main... Dieu seul sait ce qu'elle fera avec plus tard. Quant à l'autre, je vous rassure tout de suite : elle est simplement "planquée" dans la manche du pyjama. Promis, on l'a "livrée" finie, avec tout ce qu'il faut. Rien ne manque !)

mardi 14 mai 2013

De l'objectivité des sources... ou pas !

J'ai une fois de plus été interpellée sur Facebook cet après-midi. Il va falloir que je prenne une décision : soit j'arrête d'y poster des articles de presse, histoire d'avoir moins de questions ou de remarques de ce type, soit j'accepte et j'alimente ce blog avec les billets que m'inspirent ces commentaires plus ou moins agréables... Pour l'instant, j'ai choisi de répondre ici, histoire de ne pas encombrer inutilement mon profil avec des commentaires à rallonge.

Donc aujourd'hui, la question était en rapport avec un article sur les dégradations engendrées par une manifestation LGBT à Crest, fief de M. Mariton, député anti-mariage pour tous. Et mon cousin me faisait remarquer - à juste titre d'ailleurs, mais on verra que le problème n'est absolument pas là - que Nouvelles de France est un organe de presse orienté à droite. Soit.

Ben oui, et pourquoi pas ?
En quoi est-ce un problème ? En quoi un article paru dans une publication de droite serait-il plus sujet à caution qu'un article paru dans Libération, Le Monde ou Le Nouvel Obs ? Ces trois publications sont-elles plus objectives que Nouvelles de France, le Figaro ou Valeurs Actuelles ?
Je me pose de plus en plus de questions au regard de mes sources et des réactions qu'elles suscitent auprès de mes contacts Facebookiens. Si ces sources sont réputées "de gauche", alors elles semblent avoir l'adhésion de certains de mes contacts, si elles sont dites "de droite" ou, pire, d'obédience catholique, alors elles deviennent pour eux mensongères, sujettes à caution, et forcément outrancières, homophobes et réactionnaires (et d'autres choses aussi, mais je crois que le fond de ma pensée est assez clair comme ça).

Donc, je me pose plusieurs questions quand même.
A-t-on encore le droit de s'informer et de lire des publications qui ne sont pas d'accord avec le pouvoir officiel ? Y aurait-il un politiquement correct en matière d'accès à l'information ? Cette information venant de gauche serait-elle plus fiable, plus intéressante, plus "lisible" et surtout moins sulfureuse que l'information émanant de la droite ?
Dans le même temps, il y a quand même un problème, pour moi, d'objectivité de ces médias de gauche : même si je sais parfaitement qu'ils ne traitent pas toutes les informations, faute de temps ou de place, il est quand même étonnant de voir que systématiquement, ce sont les mêmes sujets qui sont occultés dans ces publications, ou, pire, édulcorés voire déformés. Je me souviens par exemple des photos publiées dans Le Monde, montrant les manifestants dans l'avenue de la Grande Armée le 23 mars dernier. Ces photos ont été par la suite analysées par un photographe aidé de plusieurs laboratoires spécialisés dans l'analyse de ce type de documents, qui sont tous arrivés à la conclusion que les photos avaient toutes été dégradées, retouchées, voire présentaient des parties "gommées", comme pour effacer un certain nombre d'éléments (par exemple, des groupes entiers de manifestants...).
On sait bien que, de tout temps, dans une guerre, l'accès à l'information, voire la manipulation de cette information, fait partie des stratégies que les belligérants mettent en place. Cela fait partie des règles du jeu. On peut quand même se demander pour quelle(s) raison(s) des médias réputés "sérieux" comme Le Monde s'autorisent à publier des photos trafiquées sans prendre le moindre recul... Les journalistes font-ils encore leur travail d'investigation ? Ont-ils ou se sont-ils donné pour mission de relayer la parole du pouvoir en place, quitte à masquer pour cela une partie des faits ?

Pour avoir travaillé pendant presque 15 ans dans un centre de documentation où l'information était quasiment exclusivement orientée à gauche, je me rends compte maintenant à quel point ma conscience et mon jugement ont été façonnés par ces sources documentaires, et combien il manque à ma réflexion un apport contraire ou au moins complémentaire.
Il en résulte, je pense, une sorte de "retour de balancier", qui me fait préférer, pour l'instant, m'informer aux sources auxquelles je n'ai jamais eu accès auparavant. Je les découvre, en adopte certaines et en retire d'autres, trop "sulfureuses" pour moi ou moins intéressantes à mon goût. 
Je suis parfaitement informée du caractère subjectif de ces publications, mais ce que je n'admets pas, c'est que l'on m'en fasse le reproche : en général, ceux qui me le disent sont eux-mêmes de grands lecteurs de publications de gauche et ne sont donc pas plus objectifs que moi. Un peu d'honnêteté intellectuelle ne ferait pas de mal à tout le monde pour pouvoir faire avancer le débat un tant soit peu. Que chacun reconnaisse déjà qu'il s'abreuve à des sources orientées, et l'on pourra commencer à discuter sérieusement.

dimanche 28 avril 2013

Sérénité

Il y a des moments où on est bien. Pas de questions, pas de préoccupations. Le calme, le silence, la sérénité. Des moments rares, certes, mais que j'arrive à apprécier de temps en temps.
Aujourd'hui, c'était un de ces jours où une heure de temps m'a été donnée, où j'ai pu profiter de ces moments si rares mais si apaisants.
Jean-Luc et les enfants sont partis à la piscine un peu après 14 heures. Et je me suis retrouvée seule, dans ma grande maison, devant le poêle avec une bonne flambée à l'intérieur.

Le feu, maîtrisé, a cela de beau qu'il est tranquille, calme et apaisant, anesthésiant, presque. Et qu'il procure une douce chaleur qui fait du bien au corps et à l'âme parfois si bousculée, si chamboulée.


lundi 8 avril 2013

De l'honnêteté intellectuelle... ou pas !

J'ai enfin trouvé le temps de regarder jusqu'au bout une vidéo sur laquelle j'étais déjà tombée il y a quelques jours, un peu par hasard. Et c'est drôlement intéressant.

Cette vidéo a été tournée dans le cadre d'une chaîne de télévision norvégienne, pour tenter de comprendre un paradoxe qui veut que, malgré le fait que la Norvège est un pays très égalitaire, les hommes et les femmes y font des choix très différents, notamment en matière de choix de métiers. Par exemple, le journaliste se rend dans une entreprise où seuls 10% des ingénieurs sont des femmes, alors même que rien n'empêche les femmes, et surtout aucune discrimination quelconque, d'exercer ces métiers. De même, il se rend dans un hôpital où la quasi-totalité des infirmiers sont des infirmières, et aux dires de ces dernières, il n'y a plus d'hommes, et s'il y en a eu, ils ne sont pas restés très longtemps.
Toute la question est donc de savoir quelle peut bien être la cause de ces choix très genrés, pour employer une expression bien à la mode, alors même que tout est fait, dans ce pays, pour favoriser l'égalité entre hommes et femmes, et notamment en matière d'études et d'emploi.

Loin de se cantonner à de simples constatations sur le terrain, le journaliste va chercher des informations auprès des décideurs politiques, mais aussi des chercheurs de son pays. Et comme ça ne suffit pas, qu'il n'a pas d'explication valable, il va plus loin, jusqu'aux Etats-Unis et en Angleterre, où il rencontre d'autres chercheurs qui lui fournissent, eux, des explications fondées sur des recherches scientifiques et des expérimentations, des observations notamment sur de très jeunes enfants (voire des nouveaux-nés).

Les conclusions sont assez édifiantes, de la part de ces chercheurs, qui n'hésitent pas à parler d'influence génétique, mais aussi de la part de la culture dans les choix des hommes et des femmes. En gros, pour les chercheurs américains et anglais, ainsi que pour l'un des chercheurs norvégiens, la part du biologique est évidente dans la différenciation des centres d'intérêts entre hommes et femmes, même si on ne peut pas exclure une part de culture et d'influence sociale (dans la manière d'élever les enfants, par exemple).
Pour les autres chercheurs norvégiens, en revanche, la part du biologique ne peut être invoquée, tout étant lié à la manière d'élever les enfants, forcément sexuée, selon eux, et donc porteuse, dès la naissance, de différenciation et d'inégalité induite, acquise au fil du temps.


J'ai été sidérée par un fait simple et flagrant : les chercheurs "pro-gender" ne semblent pas avoir basé leurs recherches sur autre chose que la certitude que tout était lié au culturel et à l'éducatif. Quand le journaliste les interroge, à la fin, sur les bases de leurs théories, les réponses sont floues, partielles, ou faites uniquement de présupposés : "Je pars du principe que c'est lié à l'éducation et je m'en tiens là tant que l'on ne m'aura pas prouvé le contraire". Ce pourrait être en gros le credo de ce chercheur sur la théorie du genre... Ce qui est assez marrant finalement, puisque cela oriente toutes ses recherches dans un seul sens et fait fi des principes de base de la recherche scientifique qui veut que l'on parte d'une hypothèse, que cette hypothèse soit confrontée et que les résultats soient interprétés pour valider ou invalider l'hypothèse. Là, on a l'impression que la démarche est à l'inverse de la démarche scientifique consacrée, et qu'il faut absolument faire rentrer les faits dans le postulat de départ, au lieu de faire des expérimentations pour vérifier si le postulat est juste ou erroné... De la même manière, une autre chercheuse explique très sérieusement qu'elle part d'un corpus théorique, et que, d'après elle, le but des sciences humaines devrait être de prouver que le biologique n'a rien à voir dans les comportements des êtres humains... Comme si le but de la recherche était d'exclure la biologie plutôt que de vérifier si la théorie en question est valide ou non.

Je ne suis pas scientifique, mais les démarches utilisées par les "pro-gender" dans ce reportage me sidèrent et me semblent relever purement et simplement du déni. Sur quoi, exactement, se basent leurs convictions, à part sur les théories fumeuses en vogue actuellement, et à l'origine de toutes ces politiques ahurissantes que l'on voit fleurir dans nos pays ?
Ce qui est marrant, c'est que le titre de la vidéo, "La théorie du genre expulsée de Norvège", ainsi que les conclusions des recherches du journaliste semblent dire que, finalement, la théorie du genre, dans les pays où elle a été mise en application très tôt, pourrait être une erreur et conduire non pas à l'égalité entre les sexes mais bien plutôt à une inégalité flagrante entre les hommes et les femmes, conduisant les uns et les autres à écouter leurs envies et leurs désirs plutôt qu'à se conformer à un modèle particulier. En gros, il est question là de la liberté de choix, et cette liberté conduit les hommes et les femmes, dans les pays où le choix est réellement libre, à privilégier les métiers où, naturellement, ils sont plus à l'aise... 

Il y aurait donc une sorte de malhonnêteté intellectuelle flagrante de la part des partisans de la théorie du genre qui, malgré des preuves scientifiques sérieuses montrant qu'il y a bien une différence biologique, génétique, entre les hommes et les femmes (et pas uniquement au niveau des organes génitaux), continuent à prétendre que le biologique n'a rien à voir là-dedans.
Il serait temps, à mon avis, que nos décideurs en France regardent, là encore, ce qui se passe à l'étranger. Et notamment dans les pays où la théorie du genre a été appliquée depuis déjà longtemps, histoire de voir où ils en sont. Ce serait logique, puisque c'est justement sur cet argument ("ça se fait ailleurs, notre pays doit progresser") que l'on veut nous imposer la théorie du genre dans les écoles et le mariage pour tous, au nom d'une égalité qui n'en est pas une réellement. Et on n'irait pas jusqu'au bout de la logique ?
C'est d'ailleurs quelque chose qui m'a souvent frappée en France : on s'inspire beaucoup de nos voisins et de leurs expériences, mais bizarrement, quand les Etats-Unis retirent du marché un médicament ou un composant potentiellement dangereux, études scientifiques à l'appui, il faut plus de 10 ans à la France pour faire la même chose, avec les dégâts que l'on sait (Bisphénol A, Médiator, j'en passe et des meilleures). Quand donc cesserons-nous de jouer aux autistes et accepterons-nous de voir la réalité en face, en-dehors des enjeux financiers de laboratoires pharmaceutiques, d'industriels ou de je ne sais quel lobby ou théoriciens fumeux ? Quelle perte de temps et d'énergie !