Blog d'humeurs,
blog de textes personnels,
de recettes de cuisine ou de coups de gueule,
blog d'interrogations, de questions,
sur l'actualité ou la vie en général...
On pourrait le qualifier de "fourre-tout",
je préfère le penser... à mon image :
complexe, éclectique, et forcément fait d'un peu de tout.

vendredi 17 janvier 2014

Guerre de l'info.com

Facebook et Internet sont une inépuisable source de réflexions et de questionnements pour moi. Dernier exemple en date pas plus tard que ce matin : un de mes "amis" sur Facebook me dit à propos de l'article que j'ai mis sur mon profil hier :
" Il faut arrêter d'écrire n'importe quoi et de croire n'importe quoi et n'importe qui , à bon entendeur !!!!!"
 Damned, c'était donc ça. J'écris n'importe quoi, je crois n'importe quoi et n'importe qui. Donc je suis mythomane, naïve et crédule. Soit.

Sauf que.

1- Internet m'a appris un certain nombre de choses, entre autres, justement, ne pas croire n'importe qui et n'importe quoi. Ca, c'était il y a un peu plus de dix ans, quand je débutais dans mon métier de documentaliste, du temps où Internet, c'était une connexion avec un modem 56K qui occupait la ligne téléphonique à lui tout seul, et où charger une page prenait 10 ans au moins. À ce moment-là, on a vu fleurir sur nos boites mails des tas de hoax (et du coup Hoaxbuster est devenu mon meilleur ami). Des messages larmoyants dans lesquels on apprenait qu'un enfant atteint d'un cancer avait besoin de 3 milliards de clics parce que MSN dans sa grande mansuétude donnerait 1 cent pour chaque clic pour payer son traitement. Au mieux, l'enfant n'avait jamais existé, au pire (et la situation est véridique, malheureusement), l'enfant en question existait bien, mais le temps que le mail fasse trois fois le tour de la webosphère, il avait eu le temps de mourir de sa leucémie et tant les parents que l'hôpital en avaient marre de recevoir des appels pour savoir où il fallait donner son sang pour sauver l'enfant en danger. C'est glauque, sinistre et cynique, mais c'est la réalité. Donc je ne crois pas n'importe quoi. J'ai assez donné.

2- Cela fait un petit moment quand même que je suis documentaliste. Et dans mon métier, les sources, on connaît. Donc je suis allée vérifier quand même si ce rapport existait bien. Et la réponse est oui. Il est même ici. Et ce document est une traduction française du rapport original que j'ai aussi retrouvé. Donc le rapport en question n'est pas à mettre en doute. Ce qui veut dire que l'information est véridique. Si doute il peut y avoir, ce serait sur la traduction elle-même. Sauf que la traduction en Français émane de Santé Sexuelle, l'équivalent suisse de notre Planning familial. Si Santé sexuelle fonctionne comme le Planning familial en France, il n'y a pas de souci à se faire quant à la traduction, puisque l'un des objectifs de ces instances est de promouvoir la contraception, voire l'avortement (en France en tout cas) auprès des jeunes. Autant dire que ce type de documents ne peut que les intéresser. Donc je ne dis pas n'importe quoi.

Mais tout cela m'a amenée à me poser une question : pourquoi y a-t-il tant de personnes tout à fait intelligentes qui ne croient pas à tout ça (comme si c'était, d'ailleurs, du domaine de la foi), alors même que les documents existent et qu'ils sont accessibles pour tout un chacun sur Internet ? Pourquoi y a-t-il tant de suspicion sur ce type d'informations, alors même que l'on partage tout et n'importe quoi sur Facebook ? Pourquoi ces sujets-là sont-il sujets à caution, alors que les mails cités en 1- étaient envoyés à tous les carnets d'adresse sans aucune remise en question, sans vérification préalable, sans aucune suspicion ?

Je me trouvai donc là devant une question, devant quelque chose d'assez incompréhensible pour moi. Une info facilement vérifiable peut être qualifiée de "n'importe quoi", alors qu'un mail douteux et hasardeux, démentiel dans son contenu, peut être transféré sans vérification ? Qu'est-ce à dire ?

Une petite idée a germé ce matin pendant que j'épluchais mon pourpier (oui, je sais, je pense à des choses bizarres quand je suis dans ma cuisine). Et si, tout cela, c'était de la manipulation ? De l'enfumage, de l'intox tellement énorme qu'on n'a même plus conscience de la réalité ?

J'explique.
Première étape : installer la suspicion dans les esprits. Faire circuler des mails absurdes (franchement, vous y avez cru, vous, à l'immense générosité de Bill Gates qui aurait donné 1 cent pour chaque clic et chaque envoi d'un mail ? Vraiment ?) et ensuite donner les moyens aux gens de se rendre compte que c'était de la c*******. Avec en plus la honte d'avoir pu croire et partager un truc aussi gros.

Deuxième étape : préparer les esprits à croire que nous sommes tous identiques. C'est-à-dire biaiser la réalité (je ne vais pas revenir ici en détails sur ce que j'ai déjà dit sur ce blog mais, en gros, on ne peut traiter de manière égale que des personnes dans des situations égales. Pour donner un exemple simple : un couple d'hommes et un couple de femmes sont des personnes dans des situations identiques. Mais ces deux couples ne sont pas du tout dans une situation identique à celle d'un couple hétérosexuel, composé d'un homme et d'une femme. La preuve : biologiquement, un couple hétérosexuel est potentiellement fécond, alors qu'un couple d'hommes ou un couple de femmes ne l'est pas. D'un point de vue juridique, il ne peut donc y avoir discrimination en traitant différemment deux types de couples différents, même si les deux sont des couples.
Sauf que quand j'ai dit ça sur Facebook, il y a un peu plus d'un an (en octobre 2012 je crois), je me suis fait traiter de tous les noms par mes contacts, parce que nombreux parmi eux sont ceux qui pensent qu'un couple hétéro et un couple homo, c'est pareil. Et non, ce n'est pas qu'une question de point de vue, il y a des vraies différences. Mais si la majorité des gens, aujourd'hui, pensent qu'un couple homo et un couple hétéro, c'est pareil, alors c'est que le travail d'enfumage a été mené à bien depuis fort longtemps, que les esprits ont été préparés depuis des lustres pour être maintenant fins prêts à accepter n'importe quoi, y compris des absurdités grotesques qui seraient risibles si elles n'étaient pas porteuses d'autant de risques pour tous. Fin de l'apparté, vous avez compris, je pense, mon propos).

Troisième étape : une fois que les esprits sont prêts à accepter n'importe quoi, faire avancer les choses sur tous les sujets, dans toutes les directions. Il n'y a plus de freins. Ca donne donc, sous couvert de lutte contre les IST, le Sida, les agressions sexuelles et autres, ce fameux rapport de l'OMS.

On pourrait discuter sur "pourquoi les enfants de 4 ans seraient-ils concernés par le SIDA et les IST autrement que parce qu'ils auraient contracté le SIDA in utero et des IST suite à un viol ?" et donc "Quel est donc l'intérêt de leur apprendre à se masturber ?" (je suis en train de chercher une réponse à la question, mais à part un cynique "leur faire mieux accepter le fait d'être violé", j'ai du mal à trouver des réponses satisfaisantes. Pardon pour mon esprit plus que tordu, j'ai honte d'avoir pu penser un truc pareil.)

Alors finalement, je me dis : oui, nous sommes en guerre. En guerre de l'information. Derrière tout ça, il y a la volonté, une fois de plus, de détruire moralement et mentalement, psychiquement, nos enfants. C'est clair, non ? (pour ceux qui ne suivent pas, souvenez-vous des dégâts que font l'inceste et les viols sur les jeunes enfants, ça vous paraîtra tout de suite plus clair).

Dans toute guerre, il y a deux armées qui combattent, et deux chefs de guerre. Et c'est là que les athées et une bonne partie des croyants vont me regarder avec des yeux de merlans frits en se demandant si j'ai fumé la moquette.
Alors avant d'expliquer, je tiens quand même à dire deux choses :
1- si j'ai raison, alors je préfère l'avoir dit plutôt que de n'avoir rien dit. Au moins, j'aurai ma conscience tranquille, même si au final, la bataille ne sera pas gagnée pour autant.
2- si j'ai tort, chouette, nos enfants seront tranquilles et je me serai grillée sur les réseaux sociaux. Alors petite précision : personnellement, je me fiche royalement de ma cote de popularité sur Facebook. La plupart de mes contacts, si je les connais dans la "vraie vie", je n'ai que peu de relations réelles avec eux. À cause de l'éloignement en particulier. Les gens que je vois tous les jours, je n'ai pas besoin de Facebook pour leur faire partager mes questionnements, mes interrogations et mes doutes. D'ailleurs, c'est plus simple "en vrai" parce qu'il y a moins de risque d'erreurs d'interprétation du discours, puisqu'en gros plus de 80% d'un discours passe par le non-verbal. Le problème de Facebook, c'est que le discours est uniquement en différé, par écran interposé. Donc on ne peut pas avoir la même finesse sur un réseau social que verbalement, sauf sur un blog où on peut, comme ici, laisser des billets d'une longueur indécente comme j'en ai l'habitude, pardon, chers lecteurs. Chouette.

Voilà pour les petites précisions.
Et l'explication qui est venue dans mon pauvre cerveau embrumé, me direz-vous ?
Elle est très simple.
Nous avons d'un côté les démons, Le Démon en chef et ses armées d'anges déchus qui ont choisi de le suivre et qui ne veulent qu'une chose : notre mort.
Nous avons de l'autre côté Dieu, son Fils et les armées d'anges non déchus qui ont choisi de rester fidèles à Dieu et qui ne veulent qu'une chose : nous donner la vie éternelle.

Alors que Dieu nous laisse libres de choisir, ne nous impose rien qui soit contraire à notre volonté, Satan et ses sbires usent et abusent de tous les subterfuges pour nous aliéner. L'un d'entre eux, c'est l'oubli. Il y a aussi la peur. La pornographie. Le spiritisme. La méditation et tous les "arts martiaux" qui en émanent. Les chakras. Les pseudo-thérapies énergétiques et tout. 
Mais le plus beau, le plus efficace des subterfuges de Satan, c'est de faire croire au monde qu'il n'existe pas. Que tout est psychologique. Que le Mal lui-même fait partie de nous, qu'il est en nous et qu'il n'y a rien à faire pour le contrer. Juste à le mettre en sommeil et espérer qu'on ne dérape pas grâce à nos valeurs et à notre éducation.
Et devinez quoi ? L'éducation, c'est justement ça que notre gouvernement est en train de saper en ce moment par la loi sur la refondation de l'école et celles qui vont suivre (ABCD de l'égalité, refonte des programmes scolaires, encore et toujours). Vincent Peillon l'a dit lui-même : la révolution Française n'est pas terminée, parce que la foi catholique n'a pas été éradiquée. Son but est de remplacer la foi catholique par la foi laïque. Et pour ce faire, il faut soustraire les enfants à l'influence (forcément néfaste) de leurs familles. Le rapport de l'OMS à l'origine de cette réflexion (déjà en germe avant, mais bon) ne dit rien d'autre et a déjà prévenu les personnes qui seront chargées de mettre en oeuvre ses recommandations : il va falloir lutter contre les parents réactionnaires qui vont s'opposer à cette éducation sexuelle de leurs enfants !

Plus j'avance, plus je "vois" l’œuvre de Satan, et plus je comprends ce qui est en jeu. Seulement, quand je le dis, ici ou ailleurs, on me regarde avec des yeux ronds en me disant, ou presque, que je devrais aller faire un tour à l'asile, où j'aurais sans doute plus ma place. Soit.

Alors je pose une question :

Je suis croyante. Ce n'est un secret pour personne qui lit ce blog, je pense. A ce titre, je crois en Dieu le Père, en son Fils, Jésus-Christ, et en l'Esprit-Saint. Jusque-là, je pense que beaucoup de croyants me suivent (quoique, je pense, l'Esprit-Saint doit déjà poser des soucis à bon nombre de personnes). Donc si la Trinité est vraie, c'est donc que l’Évangile est vrai, puisque le Christ n'a cessé de dire qu'Il était Fils de Dieu. S'il a dit vrai sur ça, il a aussi dit vrai à la Pentecôte, quand l'Esprit est venu sur les Apôtres. Et si l’Évangile est vrai, alors la Bible est vraie aussi. Donc la Genèse est vraie aussi. Donc le récit mettant en scène la femme et le serpent qui la tente est vrai aussi. Donc Satan existe. D'ailleurs, Satan, il s'est aussi attaqué à Jésus, dans le désert, quand il y a passé quarante jours. Et il a prouvé, à cette occasion, l'étendue de sa noirceur et de sa perversité.
Alors je sais bien que peu de personnes lisent ce blog. Je sais aussi que parmi le peu de lecteurs, encore moins croient en la même chose que moi. Mais bon, je le dis quand même. Parce que ce n'est pas seulement une question de croyance personnelle. C'est une question de survie. Satan attaque les hommes pour les soustraire à Dieu. Pour les entraîner avec lui dans les profondeurs des enfers, là où ne règnent que la souffrance et la mort. Nous, croyants, avons un devoir envers le monde : témoigner de notre foi, dire la Vérité. La Vérité, ce n'est peut-être pas ce qui est écrit au-dessus. Ce qui est écrit dans ce billet, ce n'est que le fruit de mes réflexions, de mes croyances, de ma foi, de mes observations. À ce titre, tout ici est sujet à caution. Et donc, finalement, rien, ici, n'a de sens ni de légitimité.
Sauf qu'à travers ce billet, je dis, finalement, que la Vérité, c'est ce qui est écrit dans la Bible. Que si ce que la Bible dit est vrai, alors Dieu existe et Satan aussi. Et que donc nous, les hommes, sommes en danger de mort.
Marie n'a rien dit d'autre à Bernadette, à Lourdes : Elle lui a demandé de prier pour la conversion des pécheurs. Convertissez-vous ! Il y va de votre vie !

jeudi 16 janvier 2014

Enseignement 3.0

Un enseignement d'un nouveau genre pourrait faire son entrée en maternelle dans les prochains temps. Et c'est l'OMS qui le dit. Et quand l'OMS dit quelque chose, c'est forcément sérieux, hein ?

Donc, dans cet article, j'ai appris ce matin que l'OMS promeut des choses comme la masturbation dès la maternelle, que dès 4 ans, on les informera sur les différentes formes de relations familiales et les différentes identités sexuelles.
Mûrs, ils pourront donc, à  6 ans, tout savoir sur l'éjaculation et les menstruations.
À 9 ans, ils seront donc fins prêts pour le Planning familial et les MST.
Et à 10, ce seront de vrais pervers ?

Donc, je me pose une fois de plus la question : quid de l'éducation nationale ?
Que se passe-t-il dans la tête de nos ministres pour en arriver à de telles aberrations ? Depuis quand l'école doit avoir comme première priorité l'éducation sexuelle au détriment des "apprentissages fondamentaux" que sont l'écriture, la lecture et le calcul ? Et, surtout, au détriment de la santé mentale et de la moralité des enfants ?

Je vous avoue que les bras m'en tombent. Je ne sais plus bien quelle attitude adopter. 

Continuer à faire confiance ? À confier mes enfants au corps enseignant en me disant qu'entre ce que dit le ministère comme âneries et l'application sur le terrain, il va y avoir une marge et que, peut-être, les enseignants seront moins débiles que ceux qui pondent ces programmes abscons et qu'ils vont faire de la résistance ?
 
Retirer mes enfants de l'école publique pour les mettre dans une école privée ? Outre le coût, il y a un problème de taille pour lequel je n'ai pas encore trouvé de solution : il n'y a pas d'établissement catholique (ni même d'une autre confession religieuse) à Sélestat ou dans les environs. Le seul dont j'ai entendu parler, c'est à Ribeauvillé. Un peu loin pour y emmener les enfants tous les jours.

Retirer purement et simplement mes enfants de l'école ? En gros, assurer moi-même l'école à la maison ? Ce serait la garantie pour moi de savoir ce qu'on leur fait "manger". Mais si je n'ai pas choisi le métier d'enseignant, c'est bien parce que je ne me sens pas capable d'assumer ce type de responsabilités. Alors il est vrai que, pour mes enfants, je suis capable de beaucoup de choses. Et je réfléchis sérieusement à la question tant j'ai l'impression de me trouver face à un mur. 

Reste l'espérance que ce genre de programme absurde ne passera pas. L'espérance aussi que si ça se met en place, ce soit vite fait remplacé par les élucubrations du prochain ministre (parce que non, M. Hollande, vous ne serez pas réélu en 2017, pas après ce que vous êtes en train de faire à la France et aux Français, ce n'est pas possible, ou alors ceux qui votent sont encore plus imbéciles que ce que je peux penser ?). Mais peut-on prendre un tel risque ?
 

mercredi 15 janvier 2014

Cherchez l'erreur

La vie nous réserve parfois de bonnes surprises.
Quand nous sommes arrivés à Ebersheim, il y a de cela un peu plus d'un an maintenant, toutes les personnes que nous connaissions à Sélestat et qui connaissaient aussi le village nous disaient que nous reviendrions rapidement dans notre ancienne paroisse, au moins pour la messe, parce que "Ebersheim, c'est bof et c'est mort".
Charmant.

Alors effectivement, quand nous sommes venus à la messe pour la première fois dans le village, nous avons eu quelques surprises. Mais pas que des mauvaises.
La première, c'était que nous y retrouvions des amis et (presque) voisins, avec leurs deux petites filles de 1 et 2 ans. Avec les nôtres (10, 8 et 6 ans), ça déménageait déjà un peu plus que ce que les paroissiens du villages avaient l'habitude de voir. Et puis, il y avait la sacristine. Une femme toute petite, mais ô combien importante. Très vite, nous nous sommes rendus compte que si on ne passait pas par elle, rien ne pouvait se faire ou presque (et qu'accessoirement, il valait mieux s'en faire une amie qu'une ennemie). Soit. Et puis il y avait l'absence du curé. Remplacé par un autre prêtre, assez âgé d'ailleurs et pas toujours le même dimanche après dimanche.

Dans le même temps, nos zouaves à nous ont voulu faire comme à Sélestat et servir. Dès le premier dimanche, donc, notre fille aînée s'est rendue à la sacristie où elle a demandé si elle pouvait revêtir une aube. La sacristine a tiqué, a refusé, arguant du fait qu'elle n'était pas au courant et qu'elle avait besoin de le savoir la veille pour préparer les aubes. Soit.
La fois suivante, nous avions prévu le coup et l'avions informée. Du coup, Noémi a pu servir, mais aussi Nathanaël un peu plus tard. Et c'est comme ça que nos enfants ont démarré leur intégration dans le village.
Ca s'est un peu gâté par la suite, mais c'est une autre histoire. Toujours est-il que, contrairement à ce qu'on nous avait dit, la paroisse était loin d'être "morte" et, surtout, nous y trouvions notre compte en matière de liturgie. OK, on pouvait faire encore mieux, mais la différence avec notre ancienne paroisse était telle que nous avons vu notre passé sous un angle nouveau, plus par contraste avec ce qui se faisait ailleurs qu'autre chose, soit dit en passant.

Le temps passant, nous avons fait notre petit "trou" ici, et au mois d'août, nous avons préparé le baptême de notre petite dernière dans cette même paroisse. Ça a été l'une des premières vraies rencontres avec notre curé, peu présent dans le village pour diverses raisons d'ailleurs. Mais nous avions déjà eu l'occasion d'apprécier ses homélies et souhaitions le rencontrer et le connaître davantage. La préparation du baptême, à la maison, a été l'occasion de poser des questions, de mieux comprendre le fonctionnement des deux communautés de paroisses, le pourquoi du comment des messes dans les huit paroisses concernées... et d'avoir enfin quelques repères quant au lieu et heures où nous pouvions entrer en contact avec lui (le curé).
Ce fut le baptême lui-même qui nous donna l'occasion de le voir un peu plus, mais malheureusement, son emploi du temps plus que serré ne lui a pas permis de rester autant qu'il l'aurait voulu. Alors nous avons remis cela à un dîner en septembre, dîner qui nous a permis de faire bien plus ample connaissance, dans une ambiance un peu plus détendue et propice aux échanges.

Depuis, les choses ont beaucoup "bougé", c'est le cas de le dire. Entre le mois d'août et le mois de décembre, énormément de changements plus ou moins visibles ont eu lieu : changement de l'heure de la messe pour permettre aux familles de venir, adoration du Saint-Sacrement à 20h30 un vendredi par mois, toujours pour permettre aux actifs d'y participer (parce que 17h45, c'est une heure impossible tant pour ceux qui travaillent que pour les familles !), changements dans les équipes de préparation au baptême, formation accrue pour les couples préparant au mariage, ou encore lancement d'une mission paroissiale d'évangélisation par des jeunes de Jeunesse Lumière au mois de juillet 2014, accueil d'une cinquantaine de jeunes à Ebersheim et d'un peu plus à Châtenois pour la rencontre de Taizé...
En quelques mois, les personnes investies dans la paroisse ont imperceptiblement changé. 

Dimanche dernier, nous étions à la messe à Châtenois, malgré une messe à Ebersheim (mais franchement, après une veillée d'adoration à Durrenbach dans le nord de l'Alsace et un retour vers minuit, aller à la messe à Ebersheim, fut-ce dans la rue d'à côté, à 9h30, c'était quand même vraiment dur !). Et lors de cette messe, nous avons eu la surprise de voir un jeune homme de notre ancienne paroisse.
Tiens ? Que fait-il là ? Que se passe-t-il ?

Petit retour en arrière.
Le 15 décembre, nous étions retournés dans notre première paroisse parce que les enfants avaient participé à un pèlerinage à Rome avec une cinquantaine d'autres personnes, et ce jour-là, tous les participants se retrouvaient pour la messe et le repas qui suivait (avec diaporamas, souvenirs...). C'était aussi une messe où les enfants préparant la première communion étaient conviés, ainsi que les Scouts de France qui, comme chaque année, apportaient la Lumière de Bethléem. Bref, de quoi faire de cette messe une grande fête !
Eh bien, j'ai été déçue. Vraiment déçue. L’Évangile du jour, c'était celui-ci :

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jean le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il lui envoya demander par ses disciples : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! »

Tandis que les envoyés de Jean se retiraient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ?... Alors, qu'êtes-vous donc allés voir ? un homme aux vêtements luxueux ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Qu'êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu'un prophète. C'est de lui qu'il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi.
Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. »
Là aussi, il y avait de quoi dire. Notamment par rapport à cette phrase : "Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres" (un jour, il faudra que je mette ici ce que j'ai vécu, ce sera sans doute bien plus clair pour les lecteurs). Toujours est-il que pour le croyant normalement constitué, même si ce n'est pas très fréquent, les guérisons existent. Encore faut-il y croire, se convertir et accepter de les voir. 
Pour ma part, j'ai vécu une guérison en novembre 2011. Et j'en ai fait part au curé. Ce même curé qui, le 15 décembre, a dit dans son homélie que les aveugles étaient toujours aveugles...

Je ne vais pas épiloguer : mes yeux se sont ouverts sur une forme de pauvreté dont je n'avais pas conscience. Du coup, avec mon mari, nous avons compris que notre place n'était plus du tout dans notre ancienne paroisse, mais bien dans la nouvelle.
Or, ce dimanche dernier, la présence de ce jeune homme nous a interpellé : que faisait-il ici ? Nous lui avons posé la question, et son tact m'a fait sourire... Il a fini par cracher le morceau : "Le curé est un peu trop moderne pour moi. J'ai entendu dire que le curé d'ici était bien, alors je suis venu voir".
Ah ça, c'est sûr que notre curé est moins "moderne" que celui que nous avions avant. Mais voilà : au moins, ici, nous avons de la nourriture. À quoi cela rime-t-il d'aller chercher à manger à un endroit où il n'y a rien ? Du coup, à notre grande surprise, nous voyons notre ancienne paroisse se dépeupler rapidement et de nouvelles têtes apparaître dans la nouvelle. Et tout cela pour un curé "moins moderne" ? Étonnant, non ?

La conclusion à laquelle nous arrivons, c'est "L'Esprit Saint souffle". Il apporte un renouveau dans une communauté de paroisses en difficulté, victime de plusieurs dizaines d'années de n'importe quoi au niveau pastoral. Et il a fallu l'arrivée du nouveau curé, il y a de cela un peu plus de deux ans, puis de nouveaux paroissiens, d'investissements divers de la part de personnes qui n'étaient jusque là que très moyennement concernés par la vie de la paroisse pour que la "donne" change.
Dieu nous emmène quelque part. Il a un projet pour cette paroisse. Il n'abandonne pas les brebis perdues. Il a donné à cette communauté de paroisse un "berger" capable de faire bouger les choses. Et ça marche, semble-t-il.
J'ai hâte de voir ce que vont donner concrètement les changements en cours. Hâte de voir ce que tout cela va apporter de neuf. L'espérance, c'est ça, pour moi, en ce moment : croire que Dieu ne nous abandonne pas, qu'Il répond à nos demande et nous donne ce dont nous avons besoin. Et c'est très enthousiasmant !

mardi 14 janvier 2014

Témoigner ?

« Il arrive souvent que (…) nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu’enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités (…) Il nous semble nécessaire de dire notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin. Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Église, même les événements contraires »

Bienheureux Jean XXIII, le 11 octobre 1962 

J'ai été interpellée ces derniers jours par ce texte (pourtant pas récent, hein !) parce qu'il fait écho à un questionnement que j'ai particulièrement en ce moment : ce que je dis ici, est-ce juste ? C'est-à-dire, ne suis-je pas, moi aussi, celle qui ne voit "que ruines et calamités", ce "prophète de malheur"dont parle le Bienheureux Pape Jean XXIII ? Ce qui est dit dans ce texte me semble tellement actuel, que ça a coupé court à tout ce que je voulais écrire sur ce blog, me demandant si je ne faisais pas ici plus de mal que de bien.
Et puis, aujourd'hui, j'ai eu un message d'un lecteur qui m'a littéralement chamboulée. Pour plusieurs raisons. La première, la plus évidente, c'est que je suis lue. Oui. Étonnant, ça ! Mes questions, mes élucubrations, mes craintes ou mes joies intéressent d'autres personnes que moi ? Ben ça, c'est fort alors !
Et puis, ce petit message m'a confortée dans quelque chose que je pressens depuis quelques temps déjà : je me dois de témoigner. Témoigner, je l'ai fait dans diverses occasions, en particulier lors de veillées d'adoration et de guérison il y a 3 ans maintenant, mais aussi l'an dernier. Mais ces témoignages restent très confidentiels, puisqu'ils n'ont pas franchi les portes des deux églises dans lesquels ils ont été donnés et, pire, ils ont trait à des problèmes très communs aujourd'hui contre lesquels les gens ne sont pas suffisamment informés. Alors ces témoignages, vous les lirez dans les prochaines semaines sur ce blog. Parce que je crois vraiment que mon rôle de baptisée, c'est aussi de témoigner de l'amour du Christ. Et donc de dire ce qu'Il fait pour moi et qu'Il peut faire pour n'importe qui lui demande son concours. Et ça tombe bien, d'ailleurs, parce que ces témoignages, eux, sont très positifs ! Ils n’annoncent pas des catastrophes ou la fin du monde, mais bien les merveilles de Dieu dans ma vie, aujourd'hui ! Impossible de taire une telle nouvelle, non ?
Rendez-vous donc les trois prochains mercredis sur ce blog. Si vous le voulez...

Edit de 9h28 : en ouvrant ma boîte mail ce matin, j'ai trouvé une lettre d'info que je parcours rapidement. Et ce matin, outre la mise en vente de la Harley Davidson du Pape, j'y ai trouvé ceci !

jeudi 9 janvier 2014

Prêtre, prophète et roi

En ce début d'année, je fais comme beaucoup : un bilan sur l'année passée. Et les perspectives pour l'année qui débute.
L'année dernière a été propice à un certain nombre de réflexions, d'approfondissements. Et j'ai eu du temps pour affiner certaines convictions. Le résultat, ça a été de belles rencontres, mais aussi de belles prises de têtes avec quelques-uns de mes "amis" sur Facebook. Certains m'ont agréablement surprise, d'autres déçue, mais finalement, je m'attendais un peu à ces réactions dans la mesure où les thèmes étaient très polémiques et je le savais.
Alors je me dis que beaucoup n'ont sans doute pas compris, et ne comprennent sans doute toujours pas pourquoi je m'acharne.
Après tout, la loi sur le mariage "pour tous" est passée. Elle est appliquée aussi, puisque des mariages ont été célébrés. Soit.
Pourquoi alors continuer ?
Parce qu'il n'y a pas que le mariage. Le mariage, ce n'est que l'un des premiers pas. Il y a encore l'avortement (c'est maintenant une réalité, il n'y a plus besoin d'être "en détresse" pour avorter, il suffit de ne pas avoir envie de poursuivre la grossesse). Et puis les lois sur la famille (congé parental, fiscalité, PMA et GPA) et sur l'euthanasie (parce que oui, c'est bien de ça qu'il s'agit !).

Alors oui, je continue de lutter et de m'opposer à ces lois et à ce gouvernement, même si a priori, ça ne sert à rien puisque les lois sont votées quand même. Je le fais pour être en paix avec moi-même. Je n'aimerais pas du tout me retrouver devant mon Juge, au jour de ma mort, et qu'il me demande des comptes sur le mode "Pourquoi n'as-tu rien fait ?" Alors comme je ne sais pas quoi faire d'autre, je parle, j'écris. Parce que sinon, je ne pourrai plus me regarder en face, un jour, quand mes enfants me reprocheront cette année 2013 et puis 2014 et les suivantes.

Mais encore ? En dehors de mon jugement, qu'est-ce qui me fait "courir" ?
Ma foi tout simplement.

Le jour de mon baptême, j'ai été élevée à la dignité d'Enfant de Dieu. Qu'on le veuille ou non, j'ai été faite "Prêtre, Prophète et Roi". Bon. Mais ça veut dire quoi, "Prêtre, Prophète et Roi" ? Et à quoi ça m'avance au quotidien ? Comment on peut être Prêtre sans avoir été ordonnée et, pire, en étant une femme ? Comment on peut être Prophète alors que l'Ancien Testament est écrit depuis longtemps ? Comment peut-on être Roi tout en étant une femme sans aucune ascendance noble, sans aucune relation directe ou indirecte avec une famille royale, même obscure ? À force d'y réfléchir, je me suis dit que je devais me planter quelque part dans la question. Parce qu'à quoi ça sert de baptiser les filles si seuls les garçons peuvent être "prêtres", car seuls des hommes peuvent être ordonnés ? Non, le "prêtre" selon le baptême, c'est forcément un peu plus universel que cette vocation particulière du sacerdoce... Dans le même genre, pourquoi s'enquiquiner à faire des "prophètes" si ceux-ci ne parlent que dans l'Ancien Testament ? Et puis, cela voudrait dire que la Parole de Dieu est figée et qu'elle est "passée" en quelque sorte. Or elle me "parle", à chaque fois que j'ouvre la Bible ou que je lis les textes du jour. Donc là aussi, il y a une erreur d'interprétation. Et puis, s'il n'y a que les Rois, les fils de roi ou les membres des familles royales qui peuvent être Enfants de Dieu, alors ça ne doit pas concerner beaucoup de monde, sauf à penser qu'on descend tous d'un roi ? Bref, Prêtre, Prophète et Roi, c'est sûrement autre chose que ce qu'en dit le langage courant (ou, d'une autre manière, la façon dont l’Église l'entend est sûrement moins réductrice que celle dont l'entend le monde).

Alors ?

Alors, j'ai eu un début de réponse quelques semaines avant Noël, lors de l'homélie de notre curé, à l'une des messes du dimanche.
Le prêtre, c'est celui qui pratique la charité. Donc qui aime l'autre. Et quel est le principal enseignement du Christ ? "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés". 
 Voilà. Prêtre, parce que je suis appelée à aimer mes frères. En commençant par mon mari, mes enfants, mes parents. Mais aussi les autres, mes frères en humanité, c'est-à-dire tout le monde. Et c'est là que ça se corse et que ça devient difficile. Parce que mes "frères en humanité", ça veut dire aussi mes ennemis, tous les hommes. Donc aussi ceux qui m'énervent, qui m'humilient, qui me font du mal ou qui me posent de sérieux problèmes dans leur manière de gouverner notre pays (par exemple, hein, quelqu'un comme François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem ou Vincent Peillon, Christiane Taubira). Voilà. Donc je vais devoir réfléchir à la question suivante : comment faire pour les aimer, eux ??? Ben ça, c'est pas gagné. Mais bon, je sais aussi que seule, je ne peux rien faire. Donc que la solution, finalement, elle est assez simple : demander à Jésus de me donner son regard, son amour, pour que je puisse voir mes frères, tous mes frères, avec son regard d'amour. Et apprendre à les aimer.

Pour le prophète, c'est en fait un peu plus simple. Si je reçois une bonne nouvelle, du genre "j'ai un travail !" ou "On a trouvé une maison" ou encore "je suis enceinte" (non, c'est juste un exemple, hein!), eh bien j'ai envie de la dire à tout le monde. Envie de partager, quoi. Et pas que sur Facebook d'ailleurs. Donc je partage. Et ce faisant, je témoigne. Donc le prophète que je suis devenue au jour de mon baptême a pour "mission" de témoigner. De quoi ? De sa foi. De l'amour du Christ pour lui et pour les hommes, des miracles qu'Il fait chaque jour ! Et ça, c'est plus ou moins facile à faire.

Et pour le roi, alors ? De quel Roi s'agit-il ? Certainement pas de celui qui a une couronne et qui règne sur les hommes. Mais du Christ, je pense. Parce que juste avant l'Avent, le dernier dimanche de l'année liturgique, il y a la fête du Christ Roi de l'Univers. Donc le Christ est Roi (d'ailleurs c'est pour ça qu'Hérode a fait massacrer tous les enfants de moins de deux ans, juste après la naissance de Jésus: il avait peur qu'un autre roi vienne lui prendre sa place !). Et à ce titre, il se fait serviteur. On le voit très bien le Jeudi Saint, quand on relit les textes : Le Christ a pris ce jour-là le vêtement de service et s'est agenouillé devant les apôtres pour leur laver les pieds. Donc, quand je deviens "roi" par mon baptême, je suis appelée à me mettre au service de mes frères et sœurs. De mon mari et de mes enfants, mais aussi des autres.

Voilà donc le programme. Voilà ce que j'ai compris il y a quelques temps, qui était en germe depuis longtemps dans ma tête. Parce qu'il ne faut pas croire : je comprends vite. Seulement, il faut m'expliquer longtemps. Très longtemps, même. C'est comme le coup de la Passion du Christ. Petite, j'étais frappée par le "double sens" qu'avait le mot "passion". Je connaissais la passion amoureuse (on en parle assez !). Je savais aussi qu'on peut être passionné par la musique, par le chant, par les papillons ou la collection des timbres, par la lecture... Mais la Passion du Christ, c'est autre chose, hein ! La Passion, dans les Évangiles c'est le récit des souffrances de Jésus sur la Croix et de sa mort ! Bon sang, cette Passion-là, elle est violente, elle est dure, elle est meurtrière !!
Et pourtant, elle s'appelle la "passion". Il doit donc y avoir un rapport avec l'amour, non ?
Ce rapport, j'ai fini par le trouver il y a quelques années. Et ça a éclairé beaucoup de choses en moi. Ca va vous paraître simple, comme ça, mais ça reste encore, paradoxalement, un mystère pour moi parce que c'est tellement énorme que ça me dépasse totalement et, surtout, que ça dépasse ma compréhension humaine si limitée : Si le Christ a accepté de souffrir tout ça, c'est simplement par amour pour nous, les hommes (et pour notre salut, dit le Symbole de Nicée). Ce que j'ai encore du mal à comprendre (mais ça va, il paraît que j'ai encore le temps de chercher et que jusqu'à ma mort, ce n'est pas trop tard ! ouf !), c'est pourquoi il a fallu que le Christ meure sur la croix pour sauver les hommes, les délivrer du mal, du péché et de la mort ? Comment, en mourant, le Christ peut-il vaincre la mort ?
Voilà, ça, c'est une des grandes questions que je me pose (parce que si ça paraît évident à certaines personnes, ça ne l'est pas du tout pour moi, vous l'aurez compris : je n'arrive même pas à imaginer un tel amour !). Il y en a plein d'autres, mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, parce que rien que celle-là, elle va m'occuper pendant encore des lustres, je le sens.

C'est dans le texte d'aujourd'hui : "Si quelqu'un dit "J'aime Dieu" alors qu'il a de la haine contre son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous avons reçu de lui : celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère." (1 Jean 4, 19)
Donc il y a du travail, comme je le disais plus haut, pour pouvoir enfin dire "J'aime Dieu". Heureusement, il y a quelque chose que j'ai compris depuis plusieurs années maintenant, c'est que, de son côté, Dieu m'aime infiniment. Et qu'il me sait imparfaite et en chemin. Il m'a envoyé son fils, à moi, pour me montrer le chemin qui mène à Lui. Je n'ai qu'à le suivre. Donc à aimer mes frères, puisque c'est là le plus grand des commandements. Le truc, c'est qu'aimer, c'est difficile. Et que seule, je ne peux pas y arriver, c'est au-dessus de mes forces humaines. Alors je compte sur Lui, le Christ, pour m'y aider. Chaque jour.

(NB : j'ai un peu l'impression d'être une demeurée. Vous m'excuserez donc d'écrire des choses aussi basiques pour un catholique de base. Faut croire que, de mon côté, j'ai tout à reprendre, comme si mon cerveau avait décidé de se mettre en mode "reboot"...)

lundi 6 janvier 2014

En cas d'urgence, composez le...

J'ai reçu il y a quelques semaines ce message que, ma foi, je trouve fort à propos et plutôt indispensable.

Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ? 

Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre mallette, à la ceinture ou dans la poche de notre veste ? 
Si nous y jetions un coup d’œil plusieurs fois par jour ?
Si nous retournions la chercher quand nous l’avons oubliée à la maison ou au bureau ?
Si nous l’utilisons pour envoyer des messages à nos amis ?
Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ?
Si nous l’emmenions en voyage, au cas où nous aurions besoin d’aide ou de secours ?
Si nous y mettions la main en cas d’urgence ?
Contrairement au téléphone portable, la Bible a toujours du réseau. 

Nous pouvons nous y connecter dans n’importe quel endroit.
Nous n’avons pas besoin de nous soucier du manque de crédit, parce que  Jésus a déjà payé la facture, et les crédits sont illimités.
Encore mieux : la communication n’est jamais coupée, et la batterie est chargé pour la vie entière.


Numéros d’urgence :

Si vous êtes triste, composez * Jean 14.
Si les gens parlent contre vous, composez * Psaume 27.
Si vous êtes énervé, composez * psaume 51.
Si vous êtes inquiet, composez * Matthieu 6, 25-34.
Si vous êtes en danger, composez * Psaume 91.
Si Dieu vous semble loin, composez * Psaume 63
Si votre foi a besoin d’être fortifiée, Composez * Hébreux 11.
Si vous êtes solitaire et apeuré, Composez * Psaume 22.
Si vous êtes dur et critique, composez * 1 Corinthiens 13.
Pour connaître le secret du bonheur, composez * Colossiens 3,12-17
Si vous vous sentez triste et seul, composez * Romains 8,31-39
Si vous désirez la paix et le repos, composez * Matthieu11,25-30
Si le monde vous semble plus grand que Dieu, composez * psaume 90.
Notez ces numéros dans votre agenda ! Ils seront peut-être importants pour vous à un moment de votre vie !!!!!
Il se peut qu’un de ces numéros d’urgence sauve une vie !!!!

Ah oui, et je ne veux pas oublier de vous souhaiter à tous, chers lecteurs,
une très belle et heureuse année 2014 !

mardi 10 décembre 2013

Merci François !

Bon sang, vont-ils se dire, mais de quel François peut-elle bien parler, là ???

De lui peut-être ?

Source


Ah oui, lui, je pourrais lui dire merci. Merci pour ce que vous êtes, Pape François ! Merci parce que vous osez dire ce qui est vrai. Parce que vous dites que le Diable agit en ce monde.

Mais non, ce n'était pas vraiment à lui que je pensais...

Lui, alors ?

Source

Bingo !
Et pourquoi le remercier, alors que tout ce qu'il fait depuis qu'il est au pouvoir m'horripile (je ne m'en suis jamais cachée ici, alors autant ne pas laisser de suspense : je n'ai pas du tout changé d'avis sur la question !) ???

Merci, Monsieur le Président, parce que depuis que vous êtes au pouvoir, j'ai appris à dire ce que je pense. Merci aussi, parce que maintenant, je sais pourquoi ce qui est important pour moi l'est réellement. Merci, parce que j'ai arrêté de voir les choses avec mes yeux trop "relativistes", pour lesquels tout se valait, dans la mesure où le respect et la tolérance étaient au rendez-vous.
J'ai avancé depuis. Un peu chaque jour, et je continue d'avancer.
Oui, parce que votre politique est un puits sans fond, un vrai tonneau des Danaïdes dans lequel j'ai la possibilité d'aller chercher d'innombrables sujets de réflexion, d'indignation souvent aussi. Votre politique me permet de m'interroger sur le monde, sur mes propres opinions, sur les valeurs que je défends et auxquels je tiens, sur celles que je veux transmettre à mes enfants. Lorsque vous avez été élu, j'ai eu un sentiment un peu étrange, à la fois déçue de vous voir arriver le premier, et en même temps presque contente de voir ce que vous alliez bien pouvoir faire une fois aux commandes. Je me disais que votre adversaire n'avait pas vraiment fait avancer les choses, alors que vous, peut-être, contre toute attente, vous pourriez faire ce petit pas.
Eh bien non ! C'est marrant, mais vous n'avez pas fait ce petit pas. Vous en avez fait de géants, bien plus grands que ce que je m'étais imaginé. Vous êtes allé bien plus loin que ce que je pensais. Et en un temps record, vous avez réussi ce que d'autres n'ont pas pu faire en 5 ans de mandat. Oui, vraiment, vous êtes très fort.

Là où vous êtes vraiment très, très fort, c'est que vous m'avez - et pas que moi, d'ailleurs - obligée à regarder les choses, les événements, la vie, avec une acuité dont je ne me sentais pas capable avant vous. Vous m'avez obligée à regarder ce pays et cette société dans laquelle nous vivons et à enfin affirmer ce en quoi je crois. 
Alors merci, parce que votre mandat me fait grandir.

Je ne suis pas sûre du tout qu'il fait grandir tout le monde, qu'il fait grandir notre pays. Je pense au contraire que votre mandat provoque la division, la haine, le racisme, qu'il réveille des sentiments honteux et misérables. Et ça, ce n'est pas du tout à votre honneur.
Mais j'ai remarqué, pour ma part, que votre mandat me fait du bien en ce sens qu'il m'oblige à me réveiller et à faire le tri, à prendre parti. 
Dans la Bible, quelque part, Jésus dit : "Qui n'est pas avec moi est contre moi".
Ben moi, j'ai choisi mon camp. Je suis avec Lui. Ne vous en déplaise.

Alors en fait, si je veux vraiment être honnête, ce n'est pas vous, François Hollande que je dois remercier. C'est Dieu. Si.

Merci, Seigneur, d'avoir permis l'arrivée au pouvoir de notre Président de la République actuel. Merci, parce que les dégâts qu'il fait dans notre pays obligent les gens à se positionner, à prendre parti et à réfléchir aux conséquences de ces politiques "égalitaristes", bien pensantes et politiquement correctes. Merci, parce que ma conscience se réveille à cause de lui et que, du coup, je me rapproche de Toi, je T'écoute davantage et j'essaie de Te suivre. Merci, parce que j'ai enfin compris ce que c'était qu'être tiède dans la foi. Merci, parce que, tiède, j'essaie de ne plus l'être (je ne veux pas être vomie par mon Bien-Aimé Jésus-Christ, ça non !!!). Merci, parce que l'état de mon pays est tel que je me rends compte maintenant que les hommes ne peuvent plus rien faire et qu'il n'y a plus que Toi, mon Père et mon Sauveur, qui peut aider ce pays par nos mains. En fait, je n'ai jamais autant avancé dans la foi que cette année. Alors, merci, Seigneur, de m'enseigner de la sorte, de me faire grandir dans la Foi ! Je te confie aussi nos dirigeants. Envoie ton Esprit Saint sur eux, ils en ont tellement besoin, même s'ils ne le savent pas !