Blog d'humeurs,
blog de textes personnels,
de recettes de cuisine ou de coups de gueule,
blog d'interrogations, de questions,
sur l'actualité ou la vie en général...
On pourrait le qualifier de "fourre-tout",
je préfère le penser... à mon image :
complexe, éclectique, et forcément fait d'un peu de tout.

samedi 11 avril 2015

Vous êtes dans le monde, mais vous n'êtes pas du monde...

J'ai de plus en plus souvent l'impression de vivre dans un monde "à part", ou plutôt de m'éloigner de plus en plus des "valeurs" de ce qu'on appelle "le monde", ou encore des "valeurs" du monde dans lequel je vis. J'ai tout plein d'exemples tirés de l'actualité pour dire le décalage entre cette vie que nous propose "le monde" et ce que je vis et ai envie de vivre au quotidien. Parfois, je me dis que je suis un peu un dinosaure, ou bien un alien... mais non, je suis bien née au 20e siècle (ce siècle que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître) et sur cette bonne vieille Planète Bleue.

Alors ?

Alors j'ai lu aujourd'hui (mais le sujet était déjà abordé hier sur un autre site, puisque la loi était votée ces jours-ci), cet article sur les salles de shoot. Qui me laisse sans voix. Surtout quand on sait que des initiatives existent qui permettent d'aider les toxicomanes à sortir de l'enfer de la drogue. Là, c'est carrément de la non-assistance à personne en danger (voire de l'incitation), mais c'est légal ! Youpi. Allez-y, vous allez pouvoir continuer à vous détruire, et en plus, ce sera avec la bénédiction du gouvernement...
Euh... je croyais que les effets des drogues étaient vraiment, vraiment problématiques pour la personne qui en consomme ? Je croyais que la drogue détruisait les neurones, altérait la perception de la réalité, brisait des familles entières... et, accessoirement, pouvait aller jusqu'à tuer le consommateur...? C'est faux, alors ? 
Ou bien peut-on se poser la question de la raison pour laquelle le gouvernement, au lieu d'encourager à la sortie de la drogue, encourage à y rester, mais "en sécurité" pour avoir moins de risques d'attraper l'hépatite C ou le Sida en échangeant les seringues usagées à la sauvage ? Et je croyais que justement, on pouvait se procurer des seringues propres en pharmacie si on était sous méthadone ?
En fait ben... la méthadone, ça ne change sans doute pas grand chose au problème, si on considère qu'on remplace une drogue par une autre... Bref, c'est un peu le serpent qui se mord la queue, mais ce que cette nouvelle loi a de terrifiant, c'est que, pour le coup, la drogue devient quasiment légale... C'est moi, ou bien il y a comme un léger problème, là ?

Deuxième exemple, toujours tiré de l'actualité d'aujourd'hui, la suppression du délai légal de réflexion quand on souhaite avorter. Alors tout est dans l'article, je ne vais pas le réécrire, ce serait ridicule. Pas plus que je ne me reposerai la question de la pertinence du délai de réflexion quand il s'agit d'acheter un tapis suite à un démarchage à domicile ou de signer un contrat de prêt quand on va prendre un crédit... Mais tout de même... S'est-on posé la question de ce que c'est qu'une IVG ? Quand on sait que le cœur d'un bébé (oui, j'emploie volontairement le terme "bébé" et non pas "embryon" ou "amas de cellules" !) bat au bout de quelques jours, comment peut-on dire que le bébé à naître n'est pas un être humain ? Que je sache, quelques semaines plus tard, sur l'échographie, on verra bien le visage d'un futur homme ou d'une future femme, pas celui d'une vache ou d'un oiseau... Il n'y a aucune confusion possible ! Selon le document mis en lien, le cœur bat à la 6e semaine, c'est-à-dire moins de 4 semaines après la fécondation. La semaine suivante, le cerveau commence son développement ainsi que tous les organes vitaux. Et on autorise, voire on incite fortement les femmes enceintes de nos pays soi-disant développés, à avorter jusqu'à 12 semaines, et en plus, on voudrait étendre ce prétendu droit à 14 semaines ? Mais... je ne sais pas, moi... sommes-nous devenus des barbares, pour tuer ainsi, avec le consentement non éclairé de la mère (puisque maintenant, il existe un délit d'entrave à l'IVG qui a été étendu à l'information) et sa complicité, plus de 200.000 enfants chaque année ? Vous savez comment ça s'appelle ? 
Un génocide. Tout simplement. Mais il est silencieux, celui-là. Et fort bien accepté par la société. C'est que nous ne sommes pas au Rwanda...

Dans le même ordre d'idées, je me rappelle une discussion récente avec une de mes connaissances (en vrai, pas en ligne !), à propos de la contraception. Et elle me disait qu'elle vivait tout à fait différemment les unions avec son mari quand elle voulait avoir un enfant que maintenant qu'elle en a deux et qu'elle et son mari n'envisagent pas d'en avoir d'autres... et que ces unions, dont elle se souvient parfaitement, étaient bien plus belles que les autres (non pas, je suppose, que les autres ne sont pas belles, mais que celles qu'ils avaient quand ils voulaient un bébé avaient quelque chose en plus)... Et elle me dit qu'il faut s'y résigner : on ne peut quand même pas avoir 15 enfants, ce n'est pas raisonnable !
Sur ce dernier point, je suis plutôt d'accord : il faut avoir une santé de fer pour pouvoir mettre au monde 15 enfants, sans parler du fait qu'après leur naissance, on en prend quand même pour quelques années à les élever, les nourrir, les habiller, les loger, les soigner... et tout le reste. 
Il n'empêche. Qu'est-ce qui fait que ces unions sont différentes ? Je pense que la réponse est simplement dans la question : elles sont différentes parce que l'accueil de la vie est possible. Pas forcément tout de suite, pas forcément demain, mais possible dans la mesure où si un enfant survenait dans les mois qui suivent, il serait désiré et accueilli dans la joie par le couple. Donc, ce qui rend ces unions si belles, c'est le lien automatique qui se crée entre l'union de l'homme et de la femme et la fécondité possible de cette union. Donc du lien entre l'union et la procréation.
Eh ! Ça me rappelle quelque chose, ça ! Ça me rappelle la position de l'Eglise catholique sur la contraception. L'Eglise dit en effet qu'il ne faut pas séparer l'union de la procréation. Tiens ! C'est marrant ! L'Eglise, donc, dit en quelque sorte : "En séparant l'union de l'homme et de la femme de la procréation, vous vous privez de la joie et de la communion de l'amour conjugal". Diantre ! L'Eglise est pour le plaisir sexuel !!! Si, si ! Et même qu'elle l'encourage !
Donc il y a un léger problème avec notre société qui promeut la contraception pour toutes. Parce qu'elle est contraire, cette contraception, au bonheur du couple, tout simplement.
Personnellement, je vis mieux les unions avec mon mari depuis que je n'ai plus de contraception (quelle que soit la contraception d'ailleurs). Et je peux vous dire que ça change tout dans le couple ! Alors pourquoi, au nom de la sacro-sainte pensée unique de notre société pro-contraception et pro-IVG (anti-vie, quoi), pourquoi me priverais-je de la joie de l'amour dans mon couple ? Je n'ai pas envie de vivre cette joie simplement quand je veux un bébé ! Parce que si c'est le cas, je peux dire adieu à mon couple et à mon épanouissement au sein de celui-ci, puisque nous avons déjà quatre enfants et pas vraiment l'intention d'en avoir un autre ! Cela veut-il dire qu'il faille attendre d'être ménopausée pour retrouver la joie de l'union conjugale ? Ben zut alors ! J'en ai encore pour 15 ans au moins... Non, heureusement, dans le monde dans lequel je vis, Dieu a créé la sexualité humaine, et Il l'a créée bonne pour le couple, pour son épanouissement. Et Il a en plus, dans sa grande sagesse, donné à l'homme et à la femme la grâce de pouvoir maîtriser leur fécondité par la régulation naturelle des naissances (méthode Billings en particulier, mais ce n'est pas la seule existante). Tout simplement parce que, si l'homme est fécond toute sa vie et tous les jours, la femme, elle, ne l'est que quelques jours par mois et ce pendant quelques années seulement. Apprendre à repérer ces jours, c'est la possibilité de contrôler la fertilité du couple. Et ça, même si c'est contraignant (on se pose plus de questions que de savoir si on a pris ou pas sa pilule...), c'est tout bénéfice pour le couple (et c'est 100% naturel en plus ! À l'heure du bio, c'est plutôt une bonne nouvelle !). Et en plus, ça fonctionne. Si. Au moins aussi bien que la pilule quand c'est bien compris et utilisé. Encore faut-il être formé.

Bref, ces trois exemples me conduisent à me poser de nouvelles questions (oui, vous savez maintenant que je n'arrête jamais !) et surtout, à faire de nouvelles constatations :
Le monde dans lequel je vis, dans lequel nous vivons tous, ne cherche pas à nous rendre libres. Loin de là. Les politiques mises en places nous cachent la vérité et, ce faisant, nous privent de notre liberté. Liberté de choix en particulier. Liberté de choisir la vie plutôt que la mort. Et ça, je trouve ça vraiment terrifiant. 

L'euthanasie nous cache la réalité de la mort et de la souffrance. 
L'avortement nous cache la beauté de la vie naissante, le miracle de ce mystère de la vie à naître, de cet être minuscule et dépendant qui attend tout de sa mère et de son père, en particulier, aujourd'hui, le droit de vivre.
La contraception nous cache la beauté de l'amour conjugal, de l'amour entre l'homme et la femme, amour gratuit, don total de soi à l'autre, don absolu de l'autre à soi. La contraception cache simplement la joie de l'abandon total dans les bras de l'être aimé, la joie aussi de la plénitude du don mutuel dans l'amour.
Les salles de shoot cachent la beauté de la vie réelle, condamnent les toxicomanes à la vie sous psychotrope sans aucun espoir d'en sortir. Et, encore plus sûrement, elles les condamnent à la mort.

Ce monde sent la mort.

Personnellement, je préfère la Vie ! Et vous savez quoi ? J'ai une excellente nouvelle !
La semaine dernière, nous avons fêté Pâques. Pâques, c'est la fête de la Résurrection du Christ. Pour ceux qui ne connaissent pas, cela signifie simplement que le Christ était mort (Il a été crucifié le Vendredi Saint), mais qu'Il a vaincu la mort et le mal. Il est sorti du tombeau et Il est Vivant pour l'éternité. Et la bonne nouvelle, c'est qu'Il veut nous faire participer à Sa Vie éternelle. Il veut nous sauver, nous aussi, de la mort et du péché.

Vous attendez quoi, vous, pour vivre ? Il suffit de Le suivre ! Il est le Chemin, la Vérité et la Vie ! Et ça fait au bas mot 2000 ans que ça dure ! Alléluia !

jeudi 19 mars 2015

Contraception, avortement, Méthode Billings

Il y a un peu moins d'une semaine, mon mari et moi sommes allés à Strasbourg pour une formation approfondie sur la méthode Billings. Alors d'abord, on avait tout faux depuis le début. Quand on fait une formation "approfondie", cela suppose qu'on a quelque part déjà été formé aux bases. Ce qui n'était pas notre cas.
Mais malgré tout, nous avons pu comprendre ce qui nous a été enseigné, parce que cette méthode est scientifique et reprend grosso modo le cours de biologie de première S (quand j'y étais en... 1991 ! Oui, je sais, ça date !).

Alors avant tout, il faut bien savoir de quoi on parle ici. La méthode Billings est bien connue en France et dans le monde pour être une méthode de régulation des naissances, qui plus est prônée par l'Eglise. Alors ça, déjà, c'était un bon point parce que depuis un certain nombre d'années, mon mari et moi cherchons à vivre en cohérence avec le message de l'Eglise sur le corps et la sexualité en particulier. Ce qui suppose qu'on n'est pas des "lapins", mais qu'on n'utilise pas non plus de méthode de contraception. Ce qui est quand même assez contradictoire dans les faits, vous l'avouerez. Comment, donc, résoudre la quadrature du cercle (en gros, comment faire en sorte que le couple se porte bien du point de vue intimité et que nous ne devenions pas parents de quinze enfants, sans pour autant avoir recours au préservatif, à la pilule, au stérilet ou à tout autre moyen de contraception/stérilisation) ? C'est là tout l'enjeu...

Alors dans un premier temps, il faut absolument savoir de quoi on parle quand on parle de contraception. Contrairement à ce que nous dit l'Etat et ce qu'il nous vante (pilule gratuite pour les jeunes filles, avortement libre et gratuit pour toutes, j'en passe et des meilleures), la contraception, ce n'est pas anodin. Ça comporte des risques, et pas des moindres. En allant sur le site de vulgarisation médicale Doctissimo, je suis tombée sur la Diane 35, l'une des pilules les plus connues. Au départ prescrite pour des questions d'acné, elle est largement utilisée dans un but contraceptif. Et la liste des effets secondaires indésirables est longue, très longue, et elle fait peur. Cela va de la baisse de la libido au cancer du sein, en passant par les AVC, embolies pulmonaires, troubles de l'humeur, prise de poids (ou perte de poids), infarctus du myocarde, hypertension artérielle et autres. Rien d'anodin, donc. Et les risques, bien sûr, sont amplifiés en cas d'obésité, ou encore de tabagisme... Tous ces effets secondaires, bien sûr, ne prennent pas en compte les risques de grossesse malgré la pilule, parce qu'il y en a quand même... Environ 1 à 2 cas pour 100 femmes qui utilisent la pilule. Soit un taux de 98 à 99%. C'est pas mal, mais n'enlève pas le risque. (En fait, le préservatif est bien pire de ce point de vue : le taux d'échec est de 14% selon les statistiques publiées en France et aux Etats-Unis !). C'est ça, la contraception. Qu'elle soit sous la forme d'une pilule à prendre 21 jours sur 28 ou d'un stérilet aux hormones, c'est la même chose...
Quant aux moyens radicaux que sont les méthodes de stérilisation (ligature des trompes en particulier), je ne suis pas certaine que créer un bouchon dans la trompe soit ce qu'il y a de mieux pour le corps de la femme. Quid du risque de kyste, de cancer... ? Non, vraiment, je ne vois pas l'intérêt...

Par ailleurs, il ne faut pas oublier comment fonctionnent la pilule et le stérilet hormonal. Pour être certains que ça marche, les contraceptifs hormonaux agissent à plusieurs niveaux. Au niveau de l'ovaire, d'abord, dont ils bloquent le fonctionnement normal en empêchant l'ovule d'arriver à maturité (soit dit en passant, je me demande dans quelle mesure on peut imputer les kystes ovariens à l'utilisation de la pilule ?). Mais comme les premières pilules, très dosées, provoquaient des déséquilibres hormonaux, on a réduit les taux... et l'efficacité du même coup. Donc, aujourd'hui, les contraceptifs hormonaux agissent aussi sur les trompes, les détériorant pour ralentir la progression de l’œuf, une fois fécondé, pour éviter qu'il n'arrive à temps dans l'utérus pour s'y nicher. concrètement, dans les trompes, il y a des cils qui aident le déplacement de l’œuf et ces cils sont détruits par l'action de la pilule. Enfin, pour être sûrs que l’œuf fécondé ne pourra pas se développer, les contraceptifs hormonaux (mais aussi et surtout le stérilet en cuivre) détruisent la muqueuse utérine et la rendent impropre à la nidation. 
En gros, en vrai, le stérilet et la pilule provoquent un certain nombre d'avortements très précoces dont on ne sait absolument rien !
Personnellement, maintenant que je sais que la pilule ou le stérilet sont susceptibles de me détruire de l'intérieur et que la ligature des trompe peut éventuellement provoquer un cancer, je préfère m'en passer !

Dans un second temps, il faut quand même dire quelques mots de la méthode et de la philosophie qui la sous-tend.
Alors tout d'abord, la méthode est scientifique. C'est-à-dire qu'elle est basée sur des faits scientifiques prouvés, que toute femme peut observer, donc connaître et reconnaître. À condition de faire l'effort de s'observer. M. et Mme Billings, médecins australiens, ont découvert dans les années 1960-1970 l'importance du rôle de la glaire cervicale (celle qui est sécrétée au niveau du col de l'utérus de la femme) dans la fécondité. En gros, pour faire simple, plus la glaire est épaisse, moins la femme est fertile. Plus la glaire est transparente, liquide, et plus la période de fécondité de la femme (le pic d'ovulation) est proche. C'est très simple : la glaire épaisse forme un bouchon empêchant les spermatozoïdes de dépasser le col de l'utérus. La glaire liquide sert de réservoir nourricier et d'escalator aux spermatozoïdes pour favoriser leur migration jusque vers les trompes et ainsi permettre à la fécondation d'avoir lieu dans les meilleures conditions.
Le corps est vraiment formidablement bien fait, non ?

Alors le petit plus de cette méthode, c'est qu'elle met fin à l'indifférence de l'homme dans la question de la gestion de la fécondité du couple. Parce que là, pour le coup, il est forcément mis à contribution et il doit jouer le jeu. Le dialogue dans le couple en est favorisé, parce qu'il n'est pas question de ne faire que ce qu'on veut en période féconde, pour peu qu'on ne veuille pas ou plus d'enfants, parce que, forcément, un jour au l'autre, un petit bout de chou viendrait agrandir la famille. L'homme devient donc partie prenante dans cette question de la fécondité de la femme (et donc du couple) et ne peut plus se retrancher derrière la traditionnelle excuse de la plaquette de pilule dont il n'a que faire tant qu'il peut assouvir ses besoins sexuels. Autre bénéfice non négligeable : quand le couple s'unit, avec cette méthode, les deux sont d'accord. C'est-à-dire qu'on est loin, très loin, même, du travers de la pilule qui rend la femme inconsciemment disponible pour répondre aux instincts sexuels de l'homme n'importe quand. Bien sûr, les hommes sont plutôt civilisés en général et ne violent pas leurs femmes tous les jours, mais quand même, la seule excuse valable que les femmes ont trouvé pour ne pas répondre à l'envie de sexe de leurs maris quand elles-mêmes n'en ont pas envie, c'est... la migraine ! Là, au moins, quand il y a union, il y a forcément dialogue au préalable. Et ça change tout dans la relation.

Alors, bien sûr, cette méthode suppose une abstinence totale pendant la période féconde si on ne veut pas avoir d'enfants. Cette continence est un apprentissage pour certains, mais peut être aussi une occasion pour le couple de développer d'autres façons de se manifester son amour qu'au travers de l'acte sexuel... ou d'apprendre à jouer aux cartes.

Pour ma part, vous l'aurez compris, je suis conquise, d'autant plus que cette méthode répond à 100% à notre désir, à mon mari et à moi, de vivre notre sexualité dans le respect de ce qu'en dit l'Eglise catholique. Et ce n'est pas rien !

samedi 21 février 2015

De la publicité pour... quelque chose d'illicite !!! Si, si !

Deux événements aujourd'hui me font réagir...

Il y a un tout petit peu plus de deux ans (le 2 février 2013), quelques temps avant le vote de la loi Taubira sur le mariage, je m'interrogeais sur le fait que l'Etat nous mentirait... sciemment. Et quelques mois avant, j'avais déjà écrit à mon député pour lui demander de ne pas donner sa voix à cette loi parce qu'elle finirait (entre autres) par justifier tout et n'importe quoi. Dans mon courrier, je demandais entre autres si la société devait entériner quelque chose par la loi au motif que ce quelque chose existait (ce qui était un des arguments des personnes favorables à la loi sur le mariage pour tous) : Il y a des couples homosexuels qui vivent ensemble, qui élèvent des enfants, il faut donc leur donner un cadre législatif sécurisant puisque ces "familles" existent. Et je demandais si parce que le crime existait, il devait être rendu légal ?
Sur le coup, certains de mes contacts Facebook m'ont juste dit que je délirais, que c'était du n'importe quoi comme argument, qu'il n'était pas question de cela mais de "familles" et de "couples" qui s'aiment. Oui. Sauf que.

Sauf qu'aujourd'hui, à peine deux ans après (parce que pour Gleeden, la pétition, je l'ai déjà signée il y a plusieurs mois), on est dans une situation totalement délirante où la société en vient à demander elle-même la légalisation de faits par ailleurs punis par la loi. Et trouve cela "bien" sans doute.

Premier cas : Gleeden. Aujourd'hui (ou ces jours-ci, je ne sais pas exactement quand aura lieu le procès), les Associations Familiales Catholiques ont attaqué Gleeden en justice à cause des publicités placardées sur les murs du métro et à l'arrière des bus (et aussi en ville, mais ces publicités ont été retirées dans plusieurs villes de la région parisienne à la demande des élus - et d'ailleurs, ce matin, 170 élus ont publié une tribune contre cette publicité). 
Quel est le problème ?
Gleeden est un site de rencontres dont l'objet est précisément de promouvoir l'adultère (en fait, vous n'avez pas pu passer à côté, c'est dans tous les médias ces jours-ci, par exemple ici). Or l'adultère, s'il n'est plus considéré comme un délit de nos jours, est quand même défendu par la loi, puisque le code civil (article 212) dit très clairement que les époux se doivent fidélité (et ça, c'est même pas l'Eglise qui le dit, mais le maire ou son adjoint au moment où il marie les époux). Donc on a un site de rencontres qui fait sa publicité sur le fait qu'un homme et une femme consentants (et par ailleurs mariés, mais pas ensemble) ne font rien de mal et peuvent très bien tromper leurs conjoints respectifs, et qu'en plus, Gleeden dans sa grande mansuétude va les y aider.
Chouette !

Deuxième cas : la sortie d'un livre ces jours-ci. Un livre co-écrit par Sarah Levine, Américaine mariée à un Français et la mère porteuse de son aîné, Oscar. Le couple a un second enfant, Viviane et un troisième est en route aux Etats-Unis via, une fois de plus, une GPA. Alors d'accord, Sarah Levine n'a pas eu de bol. Plusieurs FIV, toutes ratées, puis la découverte d'un cancer de l'endomètre et hop, terminé l'espoir de mettre elle-même au monde, un jour, un enfant.
Mais quand même. Il y a un truc qui me gêne là-dedans. Est-ce que la GPA n'est pas interdite en France ? Est-ce qu'il n'y a rien de choquant dans le fait qu'un livre témoignage fasse la promotion, en France, d'une pratique qui y est (pour l'instant, mais pour combien de temps encore), interdite ? Et que cette promotion se fasse à la télévision, à la radio, bref, sur les grands médias nationaux ? Parce que l'info, je l'ai entendue cet après-midi sur France Inter ! Et en faisant des recherches, j'ai découvert un reportage sur France 3 ! Donc ce n'est pas une obscure chaîne du satellite ou une petite radio dissidente qui en fait la pub ! Non, ce sont les grands médias ! (d'ailleurs, à la réflexion, ça ne m'étonne pas. On parle beaucoup de l'indépendance des médias... Comment un journal comme Le Monde peut-il être indépendant quand il doit sa survie à... Pierre Bergé, le même qui a déclaré au moment du débat sur la loi Taubira qu'il n'y avait aucune différence entre l'ouvrier qui loue ses bras à l'usine et la femme qui loue son ventre à un couple qui veut avoir un bébé ?)

Ce que je remarque, c'est que la circulaire Taubira, parue en janvier 2013 (et qui avait en partie motivé mon billet du 2 février 2013), a, comme prévu, ouvert la boîte de Pandore. C'est le coup du Cheval de Troie, ça ! On interdit "officiellement" la GPA, mais on dit aux parents "pas de problème, vos enfants n'ont pas à pâtir de vos manquements à la loi, ils pourront avoir la nationalité française, il suffit de la demander !" et dans le même temps, la Cour Européenne des Droits de l'Homme condamne la France pour une histoire de GPA mais la France, qui redit par ailleurs son opposition à la GPA, ne fait pas appel de cette décision. Donc en France, on est officiellement contre, mais on fait tout pour faire comprendre qu'en fait, on est pour.
Dites, vous nous prenez pour des imbéciles ou quoi ?

Quand je vous disais que bientôt, nous serions dans un pays sans foi ni loi... ben... zut. J'avais raison. Mince alors.

C'était mon "humeur" du jour. Je ne décolère pas, bien sûr. Mais il y a belle lurette que j'ai compris ce qu'on nous prépare dans ce monde. Un monde déshumanisé où les hommes et les femmes se doivent d'être identiques et où il est interdit de penser autrement que ce que dicte l'Etat. Oui. Une dictature de la pensée. Si on y réfléchit bien, c'est déjà le cas. 

Charlie Hebdo. Qui publie des caricatures et des dessins obscènes à l'encontre de toutes les religions (et ils n'ont pas été particulièrement tendres avec le Pape ! Au fait, vous avez vu des intégristes catholiques tirer sur les dessinateurs de Charlie Hebdo avant que les islamistes le fassent ? Ben pas moi.). 
Et un journal qui veut publier une parodie de Charlie Hebdo et qui se voit interdit de le faire par... Charlie Hebdo, au motif qu'il y a des choses dont on ne peut pas rire !!!! Si ! Véridique !


Heureusement que je suis catholique. Parce que, du coup, je suis remplie par l'Espérance chrétienne. Celle qui dit qu'à la fin, le Christ est vainqueur. Parce que sinon, dans ce pays, vu tout ce qui s'y passe, il y aurait de quoi se tirer une balle dans la tête. Mais non, parce qu'à la fin, le Christ est vainqueur.

Seigneur, reviens vite ! Ce monde est d'ores et déjà devenu fou...

dimanche 8 février 2015

Questions sur la contraception (le retour)

Ce billet fera sans doute grincer des dents. J'en suis totalement désolée. L'objectif de mon billet n'est pas du tout de culpabiliser, de jeter l'anathème ou de dire « oh les vilains !!! », mais de crier, devant un phénomène dont la plupart des gens semblent ne même pas avoir conscience : à quel point la vie humaine est devenue marchandise… à notre corps défendant d'ailleurs. Parce que je ne doute pas une seconde que les personnes qui ont recours à la contraception ou aux autres techniques dont il est question ici, ne le fassent pas pour de « bonnes raisons », en tout cas pour des raisons que la société juge bonnes et acceptables. Pardon par avance à tous ceux et toutes celles qui pourraient être choqués par ce qu'ils vont lire. Ne voyez ici aucun jugement envers des personnes (j'ai moi-même eu recours à la contraception, vous le savez si vous avez lu les divers billets de ce blog, je suis donc hyper mal placée pour émettre un jugement, et d'ailleurs, je n'en ai aucun droit). Il s'agit juste, ici, de dire autre chose que ce que les médias et la « société » nous dit et nous rabâche à longueur de temps...

J'ai terminé il y a quelques semaines le livre « Bonnes nouvelles sur le sexe et le mariage » de Christopher West, et ce livre m'interpelle fortement, y compris bien après la fin de ma lecture. J'y trouve énormément de réponses à mes questions et notamment sur le pourquoi de certaines choses.
Il y a quelques jours, je suis tombée sur un dessin de Martin Vidberg, en lien avec un article du Monde relatant la réaction d'une jeune femme danoise suite à la mise en ligne de photos d'elle, nue, sans son consentement, par son ex-petit ami. Elle répond sur Internet en faisant appel à une photographe et en postant des photos d'elle… nue… mais, cette fois, avec son consentement.

Ce « fait divers » somme toute, malheureusement, assez fréquent maintenant, me laisse quelque peu interloquée. Comment peut-on répondre à une sorte de viol par une exhibition ? Qu'est-ce qui ne va pas dans notre société pour qu'un homme en vienne à étaler sur la « toile » une partie de la vie privée, de l'intimité de la femme qu'il a aimée (on espère) pour se venger de l'avoir quitté ? Qu'est-ce qui ne va pas, pour qu'une femme publiquement « salie » de la sorte trouve normal et naturel de s'exposer nue, en réponse à l'injure subie ?

Mon mari, une fois de plus, dirait « C'est parce qu'il n'y a plus la foi ». Une fois de plus, je dirais que c'est un peu lapidaire mais, en l'occurrence, je suis maintenant persuadée qu'il a raison.

Ce fait divers me renvoie directement à ma lecture citée plus haut. Parce que de telles dérives, de tels comportements, semblent être directement le fruit de la culture de mort dans laquelle nous vivons depuis maintenant plusieurs décennies.
Le « monde » (la société, quoi, pas le quotidien) nous présente la pilule, la contraception, comme une avancée, un progrès pour la femme. Elle peut ainsi « choisir » d'avoir des enfants « quand elle veut » et « si elle veut ». Elle est donc libre… du moins en apparence. En apparence seulement, parce qu'en acceptant la pilule (et tous les autres moyens de contraception mis à notre disposition, tels l'implant, le préservatif, le stérilet, les spermicides, le diaphragme et autres), la femme a en quelque sorte accepté une nouvelle servitude, celle du sexe pour le sexe. Finalement, sous couvert de « libération sexuelle », pour « jouir sans entraves » (c'est-à-dire sans risque de se retrouver enceinte), les femmes sont devenues esclaves du désir sexuel des hommes… et du leur. Avec la contraception, les femmes n'ont plus d'excuses (sauf la « migraine ») pour ne pas accéder aux désirs des hommes et ne pas les satisfaire. Avec la contraception, si une femme ne veut pas « faire l'amour », c'est en gros soit parce qu'elle n'est pas amoureuse, soit parce qu'elle est malade (ou anormale, allez savoir!). Du coup, la seule entrave à la satisfaction constante du désir sexuel (de l'homme et/ou de la femme, à savoir la conception d'un enfant) a disparu. Et tout ça pourquoi ? Parce que la sexualité a été coupée de sa finalité première : la fécondité.

Cette jeune femme a parfaitement raison : son « ex » l'a exhibée, telle un objet, au vu et au su de tout le monde. Mais, s'il a eu tort, comment s'en étonner, au fond ? En déconnectant la sexualité de la fécondité, l'homme et la femme ont fait du sexe quelque chose de l'ordre de la bestialité, la satisfaction des « besoins » sexuels de la personne (comme on a besoin de manger, d'aller aux toilettes…). [petit aparté pour expliquer un peu : lorsque la sexualité est vécue dans l'objectif de la fécondité, ou avec la fécondité en arrière-plan, un respect de l'autre s'instaure forcément. Celui ou celle avec qui j'ai des rapport sexuels est le potentiel père ou la potentielle mère de mes potentiels enfants. Donc l'ouverture à la vie du couple « oblige » en quelque sorte le couple à considérer l'autre comme un être humain et non pas comme le moyen d'assouvir un instinct ou un besoin sexuel.] Et si le but de la sexualité est de satisfaire des besoins sexuels, alors il n'y a aucune raison de ne pas se servir de l'autre comme d'un objet sexuel. Au même titre, à la limite, qu'un sex-toy ou que la masturbation (d'ailleurs, les sex-toys et la masturbation, s'il s'agit de satisfaire des « besoins », c'est peut-être même mieux et plus sain : pas de risque de grossesse, de transmission de MST… et pas besoin de les respecter, surtout pour les sex-toys!). Alors, bien sûr, il y a des couples qui vivent leur sexualité de manière authentique, même avec la contraception. Mais pour ma part, je me demande s'ils ont conscience de ce qu'ils font ? Je ne le pense pas, sans quoi ils ne le feraient sans doute pas. On nous a tellement « vendu » la pilule (et les autres contraceptifs) comme un « droit » et une chose normale qu'il est maintenant fort difficile d'avoir une parole différente. Ne pas prendre la pilule, c'est quasiment de l'ordre du délire, même et surtout pour les médecins…
Ne parlons donc pas, alors, de l'avortement…

Aujourd'hui, attendre un enfant est un vrai paradoxe. Selon la situation des parents, l'enfant peut être attendu et ne jamais venir (stérilité), il peut être désiré et programmé (grâce en partie à la contraception qui permet de décider du « quand », sans aucune garantie que cela « fonctionne », peut-être aussi, justement, à cause de la pilule?), il est souvent non désiré, donc avorté (et en plus, pourquoi s'en priver puisque c'est maintenant un « droit » remboursé à 100 % par la sécurité sociale?) et, parfois, il arrive trop tôt et on fait tout pour ne pas le perdre, quitte à risquer des séquelles (prématurés), ou alors on lui fait subir un avortement et il naît… vivant ! On le laisse alors mourir dans la plus grande solitude et la pire indifférence, sous prétexte que ses parents n'ont aucun « projet parental » pour lui (avortements tardifs)… Il peut aussi être congelé (à l'état d'embryon, comme un bout de viande qu'on se garde pour plus tard), histoire d'être certain qu'on pourra un jour le faire naître…

Mais alors, une question se pose… Cet enfant est-il une personne ou un objet, qu'il soit désiré ou non ? Est-il un être humain ? A-t-il, aujourd'hui, plus d'importance que le chien, le chat ou la maison, s'il est synonyme de gêne financière, de trouble-fête, d'empêcheur de tourner en rond, ou s'il est tellement indispensable qu'il en devient un droit ?
Comment se fait-il que notre société en vienne à considérer la maternité comme un fardeau, un poids ? Et l'enfant comme une gêne ? La vie a-t-elle si peu de valeur que l'on peut désormais la jeter sans aucun état d'âme ?

Je me souviens de mes grossesses, plus ou moins éprouvantes, fatigantes, difficiles ou douloureuses. Difficile, parfois, de rester allongée, obligée de se reposer alors qu'on n'est pas malade, mais juste enceinte. Difficile, aussi, de se voir changer, d'avoir les nerfs à fleur de peau, d'avoir des sautes d'humeur ou les larmes aux yeux sans raison autre que l'augmentation du taux d'hormones de grossesse… mais quelle sensation merveilleuse, aussi, que de se savoir enceinte, de sentir cette plénitude de la vie naissance, cette joie profonde, sereine, pleine et entière, de se sentir devenir mère, avec la fragilité et les doutes qui accompagnent cette période si particulière de la vie de la femme.

Quand à l'éternelle question de savoir si un fœtus ou un embryon est un être humain… pour ma part, bien sûr, elle ne fait aucun doute ! Pourquoi un enfant né prématuré à 7 mois de grossesse aurait-il plus le statut d'être humain qu'un bébé avorté à 7 mois parce qu'une anomalie congénitale, génétique ou autre, a été décelée in utero ? Dans un cas, il y a prématurité et dans l'autre interruption thérapeutique de grossesse… qu'est-ce que cela change, sur le fond ? Le « projet parental » y était dans les deux cas, sinon la grossesse n'aurait pas été poursuivie. Alors qu'est-ce qui fait la différence, sinon le droit que l'on s'est octroyé de décider que le petit prématuré devait vivre et que l'autre devait mourir parce qu'il risquait d'être handicapé ? Parce qu'on s'est donné le droit de simplement l'éliminer ? Cela en dit long sur l'enfant, malheureusement, que l'on s'arroge le droit de tuer (n'ayons pas peur des mots!) parce qu'il n'est pas « conforme » au projet parental, sans doute. Là encore, l'enfant est donc un objet. Un « objet » que l'on désire avoir, que l'on cherche à obtenir, parfois à un prix exorbitant (GPA)1, parfois au prix de manipulations cellulaires (PMA2…), un « objet » que l'on « doit » avoir pour avoir réussi sa vie, au même titre que la maison, le boulot et le chien.

Cynique, moi ? Non. Juste triste et réaliste.

Je pense à tous ces enfants qui ne naîtront pas parce qu'ils n'étaient pas « désirés ». À tous ceux qui sont morts avant de naître parce qu'ils sont arrivés « au mauvais moment » ou « pas avec le bon père ». À tous ceux, aussi, qui portent le poids immense de devoir être conformes aux désirs de leurs parents parce qu'ils ont le « droit » d'avoir un enfant « quand ils veulent » et « s'ils le veulent ». « Comme ils le veulent », aussi ?

Comment s'étonner que les hommes et les femmes se fassent du mal, s'ils sont capables de considérer ce qu'il y a de plus précieux, de plus sacré, de plus fragile, la vie, comme une marchandise ?

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1Entre le moment où j'ai préparé ce billet et le moment où je l'ai posté, la CEDH a donné raison à un couple italien qui s'est vu retirer l'enfant qu'ils avaient acheté 45000€ en Russie, au motif que la GPA est illégale en Italie. L'enfant est resté 6 mois dans la famille de ses « acquérants » avant d'être confié à une famille d'accueil, où il vit depuis 18 mois. Au final, « l'intérêt supérieur de l'enfant » prévaut : il n'a pas été rendu à ses « acquérants » parce que, je crois, il a passé plus de temps dans sa famille d'accueil. Mais l'Italie a quand même été condamnée à verser 30000€ au couple comme dommages et intérêts. Il est sans doute maintenant impossible à un État (dont la France) d'interdire la GPA ou, au moins, la transcription à l'état civil de l'acte de naissance à l'étranger de l'enfant conçu dans le cadre d'une GPA… (voir ici

2Toujours dans la même veine, des recherches entreprises en Angleterre pour permettre de créer des bébés dépourvus d'un gêne malade via un changement de mitochondries (j'y comprends pas grand-chose d'un point de vue technique, cela va de soi, mais c'est super intéressant !). Les recherches semblent avoir abouti, puisque ces actes, si j'ai bien tout compris, viennent d'être autorisés… On n'est pas sortis. À quand le « bébé à la carte » ? Vive le « Meilleur des mondes » ! (voir ici)

jeudi 15 janvier 2015

Questions autour du baptême



L'année 2015 est entamée depuis quelques jours maintenant, et les fêtes semblent déjà très loin, au regard de l'actualité de la semaine dernière et de la plongée dans l'horreur que nous avons tous vécue, par l'intermédiaire des médias. J'ai longtemps hésité avant d'écrire un billet à ce sujet, mais je me rends compte avec le temps que d'autres le font bien mieux que moi et expriment de manière plus efficace et parlante pourquoi ils (et moi avec) ne « sont pas Charlie ».
Être Charlie ou ne pas être Charlie, c'est un peu comme si on me disait : « Si tu n'es pas avec moi, tu es contre moi » (ça, c'est une citation de l’Évangile...), ou bien encore « Si tu n'es pas Charlie, alors tu es d'accord avec les terroristes et tu es aussi une terroriste ». D'où mon dilemme : Je suis horrifiée par les attentats et les meurtres (et puis, Cabu, c'est toute mon enfance avec Récré A2, quand même!), mais pour autant, j'ai du mal à « être Charlie » parce que je ne me reconnais pas du tout dans un journal qui, sous couvert d'humour, se permet de choquer les croyants (et ce, quelle que soit la religion). Alors non, je ne suis pas Charlie, et pourtant, je compatis à la peine des familles des personnes tuées la semaine dernière. Parce qu'un dessin, à l'humour plus ou moins douteux et peut-être pas compris par tout le monde ne sera jamais un mobile, pour moi, pour tuer un homme, a fortiori pour faire régner la terreur de cette manière.
Mais l'objet de mon billet n'était pas celui-là. Malgré cette actualité douloureuse, difficile, je voulais quand même souhaiter à tous ceux et celles qui passent par ici une très belle et heureuse année 2015, en espérant qu'elle se déroulera sous de meilleures auspices que cette deuxième semaine. L'espérance, d'ailleurs, est une vertu chrétienne et ça me plaît bien, de commencer cette année avec l'espérance comme souhait !

Ceci dit, voici quel était le sujet de mes réflexions ces derniers jours, et plus particulièrement depuis ce matin :
L'an dernier, après avoir envoyé le journal de notre famille à ma grand-mère, je recevais une lettre de sa part où elle me présentait ses vœux et me disait son désaccord par rapport à ma manière de parler du baptême de notre fille, Louise-Marie.

Cette année, comme je le fais parfois, j'ai ajouté à notre journal annuel une petite rubrique « courrier des lecteurs » où je réponds justement à ma grand-mère, puisque je n'ai pas eu l'occasion de le faire par écrit au cours de l'année. Voici le texte :

« À la suite de notre édition précédente, une de nos plus fidèles lectrices a interpellé la rédaction sur un point précis concernant le baptême de Louise-Marie. En effet, nous y mentionnions le fait que, par le baptême, notre fille était « devenue enfant de Dieu » et notre lectrice nous écrivait qu’elle n’était pas tout à fait d’accord sur ce point dans la mesure où nous sommes tous créés par Dieu et donc tous ses enfants.

Je dois avouer que cette question m’a plongée dans des abîmes de réflexions. En effet, à quoi sert-il d’être baptisé si la dignité d’enfant de Dieu est conférée à tout le monde, dès lors qu’il est né ? Qu’apporte donc le baptême dans ce cas ?

Je me suis donc interrogée et j’en ai profité pour interroger un prêtre de nos amis qui m’a donné la réponse suivante : Nous sommes bien tous créés et voulus par Dieu, mais le baptême fait de nous des enfants de Dieu dans la mesure où il nous configure au Christ, faisant de Lui notre frère.

D’après ce que j’ai pu comprendre, le baptême relevant d’un choix personnel (ou fait par les parents si l’enfant est baptisé très jeune), il s’agit bien de quelque chose de différent du fait d’être « créés par Dieu ». Un « enfant de Dieu » est donc plus qu’une « créature de Dieu », il est connu et aimé de Lui dès sa conception, certes, mais le baptême est en quelque sorte une réponse à cet amour originel, réponse donnée par les parents lors du baptême de leur enfant (sorte d’adhésion et d’acceptation de cet amour) ou par le baptisé lui-même s’il l’est à un âge où il peut comprendre.

Bien entendu, tous ces débats n’ont de sens que pour ceux qui y croient… »

Alors bien sûr, je n'ai pas été complète dans ma réponse. Bien sûr, entre le moment où j'ai interrogé ce prêtre et le moment où j'ai écrit la réponse dans notre journal, il s'est passé plusieurs mois et je ne doute pas que je n'ai pas tout compris de la réponse du prêtre en question. D'ailleurs, je ne comprends décidément pas grand-chose et ce n'est que petit à petit que certains aspects de ma foi s'éclairent dans mon esprit… sans doute sous l'influence du Saint-Esprit d'ailleurs.
Toujours est-il que j'ai envoyé mon journal cette année encore, avec cette réponse dans le courrier des lecteurs à la page 2. Et ce matin, j'ai reçu une lettre d'une de mes tantes à propos de ce fameux « courrier des lecteurs ». Je me permets de citer quelques passages de sa lettre :

« Baptême : voir p.266 « Catéchisme de l’Église Catholique »
Le Baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu.

Tout d'abord, c'est un DON de Dieu et, comme pour tous les sacrements, c'est Dieu qui propose… et chacun est libre de l'accepter ou non.
Mais quelle grâce ! Quel engagement ! Quelle illumination ! Quelle purification !
J'ai l'impression que, par le baptême, on prend conscience d'être « Enfant de Dieu » (Rien que ça!!) et on entre dans la famille des chrétiens, etc...
Mais, bien sûr, tout être humain est Enfant de Dieu ! C'est une évidence : car les Chinois, les Africains et autres, qui n'ont jamais entendu parler de Dieu, ne seraient pas ses enfants ? C'est absurde. »

Rhââ. Oui, bien sûr. Dieu a créé tous les êtres humains, il les aime tous et donc il ne peut en exclure certains du Salut (parce que c'est quand même de cela qu'il s'agit) sous prétexte qu'ils sont nés dans un pays et une culture où on ne connaît pas Dieu… alors même que je viens de lire dans la Bible que Dieu veut sauver tous les hommes, toutes les âmes ! Donc y'a un truc qui ne va pas ou bien quelque chose que je n'ai pas compris.

Comme je sais bien que je ne comprends pas grand-chose à toutes ces questions théologiques, je suis revenue, comme me le conseillait ma tante, au Catéchisme de l’Église Catholique. J'y ai trouvé des tas de choses (bien sûr, normal, me direz-vous) fort intéressantes. Et en particulier sur le baptême. Effectivement, à la page 266, je trouve l'article 1 sur le Sacrement du Baptême (chapitre sur les 7 sacrements de l’Église), et voici ce qui est dit en introduction :
« Par le baptême, nous sommes libérés du péché et régénérés comme fils de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l’Église et faits participants à sa mission » (n°1213)
Bon, pour l'instant, ça ne contredit en rien ce que je disais, à savoir que le baptême fait de nous des Enfants de Dieu. Donc, si c'est le baptême qui fait de nous des enfants de Dieu, cela veut dire que ceux qui ne sont pas baptisés ne sont pas Enfants de Dieu. C'est logique, il me semble.

D'ailleurs, c'est confirmé au numéro 1243 (toujours du CEC, page 271) : « Le nouveau baptisé est maintenant enfant de Dieu dans le Fils Unique. Il peut dire la prière des enfants de Dieu : le Notre Père. » Donc, si je sais bien lire, c'est bien par le baptême qu'on devient Enfant de Dieu. Pas autrement. Et il est alors parfaitement logique que ce ne soit qu'à partir de ce moment-là que nous puissions dire la prière du Notre Père, puisqu'en étant devenu enfant de Dieu, nous Le reconnaissons comme notre Père et Créateur…

Ce point étant éclairci, il y a quand même des difficultés, soulevées très justement par ma tante et ma grand-mère dans leurs deux lettres : quid de ceux qui n'ont pas entendu parler de Dieu ?

(Pendant que je réfléchissais à tout cela, je me suis dit qu'il était quand même parfaitement logique que le fait de recevoir le baptême soit un choix de la part du futur baptisé (ou de ses parents s'il s'agit d'un enfant en bas-âge). Même si le baptême, comme tous les sacrements, est effectivement un don de Dieu, Dieu ne nous le donne pas sans nous en avoir au préalable demandé la permission, si je puis dire. Parce que sinon, nous ne serions tout simplement pas libres. Dieu s'imposerait à l'homme et il n'y aurait plus aucune liberté pour l'homme de Le suivre ou de ne pas Le suivre. D'ailleurs, c'est exactement pour cette raison que certains, il y a quelques années, ont demandé à être « débaptisés », c'est-à-dire à voir leurs noms rayés des registres de baptêmes. Je suppose que cela ne change strictement rien pour Dieu, mais pour ces personnes qui ont décidé de renier Dieu, cela change sans doute beaucoup de choses, sinon elles n'en auraient pas fait la demande auprès des autorités religieuses de leurs diocèses respectifs.) Fin de la parenthèse.

En poursuivant ma lecture, je tombe sur un paragraphe intitulé « La nécessité du Baptême » (n° 1257 à 1261), qui dit : « Le Seigneur Lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut. Aussi a-t-Il commandé à ses disciples d'annoncer l’Évangile et de baptiser toutes les nations. »
Donc le baptême « sert » bien à quelque chose. Il est « nécessaire pour le salut », c'est-à-dire, si je comprends bien, que seuls les baptisés seront sauvés. Rien que ça !

Le numéro 1257 précise toutefois : « Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l’Évangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement. L’Église ne connaît pas d'autre moyen que le Baptême pour assurer l'entrée dans la béatitude éternelle : c'est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu'elle a reçue du Seigneur de faire « renaître de l'eau et de l'Esprit » tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême mais Il n'est pas Lui-même lié à ses sacrements »

Quand on parle de « béatitude éternelle », il faut comprendre, je suppose, la Vie éternelle, c'est-à-dire la joie de la résurrection d'entre les morts. C'est donc encore une fois très clair : ceux auxquels l’Évangile est annoncé et qui ont la possibilité de demander le sacrement du baptême ne seront sauvés que s'ils demandent effectivement le baptême. On est donc bien là dans la liberté de l'homme : la Vie éternelle est proposée à tous, ceux qui l'acceptent sont baptisés, ceux qui la refusent ne le sont pas, c'est tout. Pour le coup, c'est plutôt simple.

Du coup, le reste est parfaitement logique lui aussi. Les numéros 1258, 1259, 1260 et 1261 déclinent différents cas :
- « ceux qui subissent la mort en raison de leur foi, sans avoir reçu le Baptême, sont baptisés par leur mort pour et avec le Christ » (c'est le Baptême du sang, qui « porte les fruits du baptême » (la rédemption) « sans être sacrement »).
- ceux qui se préparent au baptême mais qui meurent avant de l'avoir reçu : « leur désir explicite de le recevoir [...] leur assure le salut qu'ils n'ont pas pu recevoir par le sacrement »
- celui qui, « ignorant l’Évangile du Christ et son Église, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connaît, peut être sauvé », c'est-à-dire que, même si quelqu'un n'est pas baptisé (il est né dans un endroit ou une famille où Dieu est inconnu et n'a jamais pu demander le baptême), s'il vit selon la volonté de Dieu, selon sa conscience, alors il peut lui aussi être sauvé. C'est une belle espérance !
- enfin, les enfants morts sans baptême sont « confiés par l’Église à la miséricorde de Dieu ». C'est-à-dire que l’Église croit que Dieu sauve, qu'il y a « un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême ».

Après avoir posé encore une fois la question à un prêtre (un autre, c'est bien d'avoir plusieurs avis), la réponse très rapide qu'il ma donnée est la suivante : Nous sommes tous et toutes créés par Dieu à sa ressemblance, à son image, et nous sommes donc, de fait, enfants de Dieu. Mais le baptême instaure entre le baptisé et Dieu une relation filiale : Dieu devient Père du baptisé, le baptisé devient Fils de Dieu, tout comme le Christ est le Fils de Dieu. [en me relisant, je me rends compte de ce qui fait confusion pour moi : c'est le terme « enfant de Dieu » et « Fils de Dieu ». Il faut prendre ici le mot « enfant » comme « engendré » ou « créé par ». Il y a une notion de parenté, disons « biologique » qui n'entraîne pas forcément une relation. Mais si on est « Fils de Dieu », par le baptême, alors il y a plus qu'une relation « biologique », il y a une relation filiale qui est créée, dans le sens amoureux du terme : Dieu aime ses enfants, et Il les aime tellement qu'il est prêt à se sacrifier pour eux…].
D'ailleurs, dans le rituel du baptême lui-même, le baptisé entre par trois fois dans l'eau du baptême. Ce geste symbolise la mort du baptisé et sa renaissance à une vie nouvelle : celle de Fils ou de Fille de Dieu. C'est quelque chose de vertigineux, quand on y pense un tout petit instant : par le baptême, le baptisé meurt et ressuscite, en quelque sorte, tout comme le Christ. Il partage donc avec Jésus sa mort et sa résurrection et renaît à une vie nouvelle, une vie pendant laquelle il va s'efforcer de se conformer à la loi de Dieu et à son plus grand commandement : « Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés ». (Le baptême change donc tout, radicalement, dans la vie du baptisé !) Et pour cela, il a l'aide de plusieurs autres sacrements : le sacrement du pardon, qui guérit l'âme du mal que la personne a pu faire à d'autres, ou encore le sacrement de l'eucharistie, qui unit le Christ à l'homme dans ce don de sa personne pour nous sauver (ça, c'est encore quelque chose que je n'ai pas bien compris, il va falloir que je regarde au chapitre trois de cette partie sur les 7 sacrements…).

Le baptême est une grande grâce. Par cette vie nouvelle, tous les péchés sont pardonnés, comme si le baptisé était lavé de toute souillure. C'est vraiment un être entièrement neuf qui sort du baptistère, et c'est symbolisé par le vêtement blanc que l'on remet au baptisé. La grâce du baptême, c'est aussi devenir capable de croire en Dieu, d'agir et de vivre par les dons de l'Esprit Saint, ou encore grandir dans le bien par les vertus morales (n°1266).

En fait, en lisant cette partie du Catéchisme de l’Église Catholique, je prends un peu mieux conscience du don immense qui m'a été fait le jour de mon baptême et je me rends compte aussi, une fois de plus, que seule, je ne suis rien. Tout m'est donné par Dieu, au moment du baptême et des sacrements qui ont suivi (première communion, première confession, confirmation) et à chaque fois que je communie, que je me confesse, à chaque fois, Dieu me redonne encore et encore, inlassablement, son amour. C'est pour cette raison que la messe du dimanche est indispensable (en fait, plus j'avance, plus je me dis que ce n'est pas seulement le dimanche qu'elle est indispensable, mais tous les jours… si c'est possible!). Dieu m'aime. Il m'aime tellement qu'Il a donné son fils pour me sauver, pour me délivrer du mal ! (c'est vertigineux, une fois encore...) Et chaque jour, à la messe, Il se donne à moi. Chaque jour, Il m'attend, tel un ami qui m'invite à sa table pour le repas de fête auquel je suis invitée. Si je viens, je partage sa joie à table. Si je ne viens pas, Il ne m'en voudra pas parce qu'Il m'aime et qu'Il peut comprendre, mais je me prive de Sa nourriture, de Sa vie en moi. Finalement, je me punis moi-même en ne venant pas à Sa table prendre le pain de vie… C'est dommage, hein ! Depuis que j'ai compris ça, la messe du dimanche n'est plus une contrainte mais une joie, tout comme j'éprouve une grande joie à partager un repas avec des amis ou à passer du temps avec eux, simplement.

De la même manière, la prière devient aussi un moment où je peux être avec Jésus et avec mon Père. C'est LE moyen qu'Il m'a donné pour passer du temps avec lui, tout comme, fiancée, je passais du temps avec Jean-Luc en allant au restaurant ou en discutant avec lui sur mon canapé, dans mon appartement.
En définitive, ce que je vis dans ma journée, avec la prière, la messe (quand je peux) c'est simplement une relation d'amour. Du coup, les choses sont renversées. Ce n'est pas Dieu qui n'est pas là quand il nous arrive une crasse ou quand il y a des souffrances qui semblent n'avoir aucun sens. Ce n'est pas Dieu qui ne fait rien quand les hommes se font la guerre en son nom… C'est l'homme qui oublie que Dieu est là et qui ne lui fait aucune place dans sa vie. Les guerres, le terrorisme… ne sont pas voulus par Dieu. Ils sont le résultat de la liberté de l'homme, utilisée à des fins meurtrières, contre d'autres hommes.


Voilà. Par mon baptême, je suis devenue Fille de Dieu. Je suis aimée de Lui, comme toutes les personnes qu'Il a créées. Je suis moi-même créée à Sa ressemblance, et Il me donne la liberté de me tourner vers Lui ou de me détourner de Lui si je le souhaite. Je n'ai aucun doute là-dessus : si je décide de Le suivre, Il en sera heureux. Si je décide de ne plus Le suivre, Il en sera malheureux mais Il me laissera libre de partir. Parce qu'Il m'aime tellement qu'Il est capable de souffrir pour moi. De mourir, même, pour moi. Un tel amour, moi, ça a plutôt tendance à me faire fondre… et à me précipiter dans Ses bras !

samedi 13 septembre 2014

De l'actualité la plus abjecte (et la plus drôle aussi !) à la Volonté divine (oui, je sais, c'est un peu le grand écart...)

Je suis assez sidérée en ce moment par ce que je vois passer aux informations. Heureusement que je n'ai pas la télévision, parce que je crois que ce serait bien pire...

Bref, il y a quelques événements qui m'ont marquée ces jours derniers, et j'ai beau vouloir lâcher sur l'actualité, il y a des fois où il faut vraiment, vraiment que je l'ouvre sous peine de ressembler à une cocote-minute.

Donc, premier événement : la sortie du livre de Valérie. Alors ça, c'est plutôt un non-événement, en fait, mais qui me laisse pantoise quant au succès de librairie que ça devient. Valérie Trierweiler sort un bouquin et moins d'une semaine plus tard, elle concurrence les Guillaume Musso et autres auteurs de fiction à gros tirage ! Ce qui me fait me poser une question : ce qu'elle a écrit serait-il une pure fiction ? Parce que, pour le coup, ça expliquerait beaucoup de choses !
Malheureusement, je pense qu'en plus, ça ne l'est pas. Ce qui veut dire qu'un nombre non négligeable de nos concitoyens, tout en déplorant le manque de sérieux de notre président et en souhaitant massivement qu'il quitte le pouvoir avant la fin de son mandat, sont prêts à dépenser 20€ pour se repaître des déboires de sa défunte vie de couple. Je ne sais pas trop que penser de tout cela, si ce n'est que c'est assez révoltant. Et que ça explique bien des choses. Parce que je ne peux pas penser à ce livre sans revoir la photo de François Hollande sur son scooter, lorsqu'il allait voir Julie Gayet dans son appartement de la rue d'à côté. Ce que ça dit de l'image du président de notre pays, et donc de la fonction présidentielle, ça fait un peu peur quand même. Finalement, ces jours derniers, qu'a-t-on retenu de l'action de notre président de la République ? Pour ma part, pas grand-chose, si ce n'est qu'il est "choqué" par ce qu'a écrit son ex-compagne à propos des pauvres. Qu'il soit sincère ou pas, qu'il fasse partie de la "gauche caviar" ou qu'il soit réellement concerné par le sort des plus pauvres de notre pays, ce n'est pas le vrai problème, finalement. Parce qu'il y en a eu, et il y aura toujours, des gens pour mettre en doute l'engagement d'une personne. Mais le vrai problème, à mon avis, c'est que notre président fait tellement peu pour aider réellement les Français que la seule chose qui fait parler de lui, ce sont les déboires de sa vie conjugale et les morceaux choisis qui ne doivent pas manquer d'être croustillants (ceci expliquant sans doute le succès de librairie) de sa relation avec Valérie. Comment dire ??? C'est juste affligeant, quoi. Si encore il y avait quelque chose à dire sur la politique, si encore il faisait quelque chose qui ait une réelle portée sur la vie des gens, mais même pas. Enfin, si, je suis injuste. Il paupérise la population, ça, c'est une réalité. Les impôts sont de plus en plus élevés, on parle d'augmentation du taux de la TVA, les salaires français sont les plus ponctionnés d'Europe... Sans que tout soit exclusivement de sa faute, pour un président qui "aime les pauvres" selon ses dires, c'est quand même assez dérangeant... 
Alors oui, aujourd'hui, il est parti en Irak assurer le nouveau gouvernement de son soutien. Il aura attendu combien de temps, pour faire quelque chose ? Si j'ai bonne mémoire, les Chrétiens de Mossoul ont été obligés de quitter leurs maisons et leur ville il y a 3 mois déjà. Même les plus hautes instances internationales parlent de "Crime contre l'humanité", mais en France, le président ne fait et ne dit rien avant 3 mois ? Ou alors j'ai loupé beaucoup de choses dans l'actualité ?

Deuxième événement : la "phobie administrative" de notre ex-ministre.
Alors ça, franchement, ça m'a fait hurler de rire au sens propre du terme. C'est gigantesque, un truc pareil ! Bien plus qu'énorme !!! Phobie administrative. Fallait la trouver, celle-là ! C'est exceptionnel, venant de quelqu'un qui navigue depuis quand même pas mal de temps dans les hautes sphères administratives justement ! Non, lui, c'est un vrai, un beau, un magnifique champion du monde !!! Et du coup, il y a maintenant un formulaire pour faire une déclaration de "phobie administrative" en ligne ! Ça, c'est bien. Parce que c'est vrai, hein, pourquoi lui, il aurait une excuse pour ne pas payer ses impôts (et son kiné, et son loyer) et pas nous ??? Comme ça, au moins, ses neuf jours au gouvernement auront quand même servi (un tout petit peu) à quelque chose !
Sérieusement, c'est quand même délirant, cette histoire. Un homme qui fait partie de ceux qui demandent des comptes à Jérôme Cahuzac et qui n'est pas plus "propre" que celui qu'il accuse... C'est moi ou on vit dans un pays où les hommes politiques sont tous pires les uns que les autres ? Parce qu'à ce rythme-là, il n'y a même plus besoin d'opposition au gouvernement : ils sont tellement forts qu'ils se sabordent tous seuls... Blague à part, ça fait quand même peur. Je n'ai pas osé regarder les titres de la presse étrangère, mais j'imagine que notre beau pays doit être l'objet d'une franche rigolade. Comment, après ça, être digne sur la scène internationale ? Comment s'étonner que l'Allemagne et l'UE ne nous prennent pas au sérieux sur les questions internationales et européennes, budgétaires et autres, si nos représentants sont infoutus de payer leurs propres impôts, dans leur propre pays ? Comment se dire un interlocuteur sérieux au niveau européen ou international quand on n'est même pas capable d'être crédible dans le pays qu'on administre ? Cette histoire de phobie administrative, c'est vraiment, vraiment drôle (j'ai guetté tous les jours depuis le début de la semaine les articles de presse pour savoir ce qu'il avait encore omis de payer, c'est dire ! je n'ai que rarement été aussi assidue à la lecture de la presse sur Internet, moi !) mais, franchement, qu'est-ce que ça dit de notre gouvernement ? Quelle image donnons-nous de nos dirigeants, et comment demander aux citoyens lambdas de payer leurs impôts et leurs factures après ça ?
En fait, même si on prend le cas de ce cher ex-ministre pour ce qu'il est, à savoir rien de plus que l'ego surdimensionné d'un homme qui se croît tout simplement au-dessus des lois depuis qu'il a été élu, cette histoire en dit long sur l'état de la vie politique en France. Nicolas Sarkozy avait déjà bien entamé l'image présidentielle en faisant son jogging sous l’œil des caméras et en ayant un style présidentiel à la fois bling-bling et tapageur, mais au moins, il avait une présence à l'extérieur qui en imposait. François Hollande a juste terminé de saborder l'image de la fonction présidentielle en France en multipliant les bourdes et en confondant gravement la vie publique et la vie privée. Et une image, tout le monde le sait, ça se défait très vite. Mais pour la reconstruire, ça prend des années, le plus souvent. On n'est pas rendu, comme on dit en Bretagne !

Enfin, bien plus grave sûrement, bien moins anecdotique et drôle, la relaxe des Femen. Alors là, ça me laisse un peu pantoise, non pas parce que je m'attendais à autre chose, mais parce que le fond du problème semble être qu'elles ont été accusées de dégradation de biens (les cloches ont été abimées durant l'exhibition des neuf femen) au lieu d'avoir un chef d'accusation adapté. Non, le problème n'était pas que les cloches aient été abimées, ça, ce n'était qu'un dégât collatéral. Le fond du problème, c'est l'incitation à la haine envers les chrétiens, envers l'église catholique. Il ne faut pas oublier que cet événement a eu lieu juste après l'annonce de la démission du Pape Benoît XVI et que l'une de ces femmes portait sur elle l'inscription en noir "Pope Game over". C'est on ne peut plus clair. Là où il y a un vrai problème, c'est qu'au lieu de leur faire un procès pour incitation à la haine, on leur a fait un procès pour dégradation de biens, ce qui est bien moins grave (pardon pour l'intitulé, je ne suis pas juriste, loin de là). Donc s'il n'est pas possible de prouver que les dégradations sur les cloches sont le fait des activistes, ce qui est plus que probable étant donné que les cloches en question ont quelque 850 ans et que, même nouvellement restaurées, il reste inévitablement une vraie usure du temps, il va de soi que ces femmes n'ont pas pu être condamnées. Alors je me pose une question : J'ai lu dans je ne sais plus quel article que c'était le parquet de Paris qui avait qualifié les faits. Pourquoi ne s'être attaché qu'à l'aspect matériel des choses au lieu de regarder l'ensemble de l'événement ? Pourquoi ne pas prendre en compte le fait que c'est une vraie profanation et une manifestation hostile envers l’Église qui a eu lieu ce jour-là ? Parce que les Femen ne se sont pas attaquées aux cloches, mais réellement à l’Église catholique ! Pourquoi, sinon parce que, dans notre pays, les Chrétiens n'ont plus vraiment droit de cité, même si la liberté de culte existe toujours officiellement ? Quand je me remémore ce qui s'est passé en cette fin d'année 2013 et le début de l'année 2014, où il y a eu la profanation de la Madeleine juste avant Noël et celle de Notre-Dame de Paris, quand je me souviens que Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur (et donc aussi Ministre des Cultes !) n'a rien dit, n'a pas immédiatement condamné ces actes alors même que quand il y a profanation d'un cimetière juif ou une attaque envers les musulmans de France le même ministère des Cultes réagit au quart de tour, je me pose quand même des questions : serions-nous, nous, chrétiens, et catholiques en particulier, des sous-citoyens qui comptent pour rien et qui n'ont aucun droit d'être défendus quand ils sont attaqués ? Qu'est-ce que ça dit aussi du ministère de la Justice ? Si c'est bien le parquet de Paris qui a qualifié les faits, pourquoi, alors que l'incitation à la haine est punie par la loi, n'a-t-il pas ajouté ce chef d'accusation à celui de dégradation de biens ? Y aurait-il impunité pour ceux qui luttent contre l’Église catholique ? Je ne connais, bien sûr, pas tous les tenants et aboutissants de cette affaire. De l'extérieur, c'est-à-dire du point de vue de la citoyenne catholique de base que je suis, c'est en tout cas ce qui me vient comme questions. Il y a eu l'histoire du mur des cons, quand même. Et il y a eu les auditions des responsables religieux pour la loi sur le mariage pour tous au Parlement, dont on sait avec quel mépris ils ont été "écoutés", en particulier Monseigneur Vingt-Trois... De sorte que, même si tous ces faits n'ont rien à voir entre eux, je me pose quand même la question de la partialité de nos dirigeants politiques et de notre justice sur les questions religieuses, et en particulier catholique.

Il y a, dans tout ceci, certaines choses qui me font penser que le retour du Christ est proche. Certes, il est annoncé depuis deux mille ans. Alors on pourrait être tenté de se dire que bon, depuis le temps qu'il doit revenir, il attendra sans doute encore une bonne centaine d'années et que donc on n'est pas prêts de le voir. Eh bien je n'en suis pas si certaine que ça. Parce que quand je vois ce qui se passe (destruction des familles, fragilisation de l’Église catholique, culture de mort à tous les stades de la vie par l'avortement, l'euthanasie des personnes âgées et, maintenant, des enfants, génocide des plus fragiles par l'avortement thérapeutique de la grande majorité des enfants trisomiques, destruction de l'éducation parentale par l'obligation de scolariser les enfants très jeunes dans des établissements où on prône l'indifférenciation entre filles et garçons, et donc destruction de l'identité même des plus jeunes enfants sur du long terme, baisse du taux de natalité, instauration d'un état islamique dans de plus en plus de pays, police de la charia en Allemagne...), je me dis que Satan se déchaîne vraiment en ce moment. Et s'il se déchaîne, c'est peut-être tout simplement pour perdre le plus d'âmes possibles. Je me demande pour ma part si le diable ne veut pas, tout simplement, gagner le maximum d'êtres à sa "cause" et qu'il le fait vite, en ce moment, par tous les moyens à sa disposition, parce qu'il sait que le Christ va revenir très vite maintenant et que toute âme perdue pour le ciel sera gagnée pour lui... Quand on y réfléchit, c'est vraiment une évidence, en fait. Combien y a-t-il de croyants aujourd'hui en France ? De personnes qui font l'effort de se rendre à la messe dominicale très régulièrement ? De personnes qui se confessent, qui communient, qui prient chez elles, avec leurs conjoints et leurs enfants ? Combien, parmi les prêtres, sont-ils à voir et à croire que Satan est à l’œuvre en ce monde ? Combien sont-ils à croire que le Christ fait encore des miracles, qu'Il guérit vraiment, qu'Il est réellement le Médecin dont nous avons besoin ? Pour ma part, j'avais témoigné de ma guérison et j'étais allée me présenter à mon curé quelques temps après pour lui annoncer la bonne nouvelle. Je ne suis pas du tout convaincue qu'il m'ait crue... Mais, comme Bernadette, je n'étais pas chargée de le lui faire croire, juste de le lui dire. Mais si même certains prêtres ne croient pas aux miracles et aux guérisons, comment peuvent-ils annoncer la Bonne Nouvelle de la vie et de l'avènement du Christ ? Comment peuvent-ils parler de l'Amour infini du Père s'ils ne pensent pas qu'Il est le Dieu de l'impossible, et qu'Il peut donc tout nous donner, y compris, et surtout, ce que notre esprit limité ne peut même pas imaginer ? Je ne jette pas la pierre à ce prêtre. J'espère qu'il aura été touché par quelqu'un d'autre, par un autre témoignage (peut-être que le mien n'était pas assez parlant ? Peut-être qu'il n'a pas voulu cautionner un événement qui n'a pas été "reconnu" officiellement par l’Église ?) ou qu'il entendra la Bonne Nouvelle autrement. Après tout, mon cas n'est ni unique, ni essentiel. Ce qui est essentiel, c'est l’Évangile. Si l’Évangile me permet de mieux vivre, alors je ne peux que m'en réjouir ! Mais si mon témoignage ne parle pas à certains, tant pis, puisque l'essentiel n'est pas là. Mais en tout cas, ce que je vois, c'est qu'apparemment, l’Église est en chute libre partout dans nos sociétés occidentales. Partout, chez nous, on vit sans Dieu, on n'a plus besoin de Lui, on ne fait plus appel à Lui, on ne compte que sur ses propres forces... sans comprendre que Dieu peut tout et qu'il est bien plus simple et rapide de Lui faire confiance et de Lui demander son aide !

Il y a quelque chose que j'ai fait il y a quelques mois, en constatant que ma volonté m'emmenait directement dans le mur, et ce très régulièrement. À chaque fois que je voulais quelque chose, à chaque fois que je faisais quelque chose de mon propre chef, ce que je mettais en place était voué à l'échec à plus ou moins long terme. Du coup, j'ai tout simplement décidé d'abdiquer. Abdiquer, oui, ma volonté, au profit de celle de Dieu. Ne plus décider seule. Essayer de me mettre à Son écoute pour faire Sa volonté. Ce n'est pas toujours facile et il y a souvent des "loupés". Mais en tout cas, depuis, je me sens mieux, ce que je fais arrive plus souvent à son terme et "marche" mieux. C'est valable pour l'instant surtout dans les petites choses du quotidien. J'offre souvent le repassage (j'en avais déjà parlé dans un autre billet, du repassage !), la préparation des repas, les soins à apporter aux enfants, le temps passé avec eux, ma fatigue, mon rhume, mes découragements, mes espoirs déçus... En tout cas, tout ce que j'ai offert est un poids en moins pour ma journée qui, du coup, est plus simple à vivre. Alors je ne sais pas du tout comment ça "marche", ni même si on peut appeler ça "marcher", mais en tout cas, ma vie est bien plus simple comme ça. Considérer que tout vient de Dieu, que je peux et dois tout attendre de Lui, c'est avancer en humilité (tout ce que je réussis, du coup, n'est pas à porter à mon crédit mais à celui de Dieu) et se laisser combler par la Providence. Parce que, du coup, ce qui est marrant, c'est que Dieu pourvoit à tout ! Des dettes à rembourser, un frigo qu'on peine à remplir, une maison à vendre, des vêtements à trouver pour les enfants... tout arrive par la Providence, parfois avec des chemins détournés, mais enfin, la vérité est là. Donc je n'ai plus de raisons de m'en faire pour des raisons financières, puisque nous avons tout ce dont nous avons besoin, au moment où nous en avons besoin ! C'est pas beau, ça ? 
Donc je n'ai qu'un conseil : essayez de considérer l’Église et Dieu autrement que comme une liste d'interdits et une morale qui ne vous plaît pas. Parce que, ça aussi, il faudra qu'on en reparle. La "morale" de l’Église rend libre ! Lisez les Écritures et vous y verrez l'Amour du Père pour ses enfants, vous y verrez aussi le don radical du Christ pour nous sauver. C'est pour cette raison que je n'ai pas peur malgré tout ce que je décrivais ci-dessus : même si Satan et ses sbires se déchainent pour nous perdre, nous ne craignons rien. Parce que, sur la Croix, le Christ a déjà vaincu la mort ! Il est mort pour nous sauver du péché, Il est ressuscité et Il a promis de nous préparer une place au Ciel. Encore faut-il qu'au jour de Son retour, nous soyons prêts à Le voir, à Le reconnaître pour notre Dieu, Père, Fils et Esprit.

mardi 5 août 2014

Egalité hommes-femmes, mixité, abcd ???

Je viens de "tomber" sur deux articles à propos de la loi sur l'égalité hommes-femmes et l'une des "mesures-phares", la réforme du congé parental. Et je suis atterrée. Ni plus, ni moins.

Alors il y a un truc marrant, et j'ai vraiment hâte de voir ça. Comment madame Vallaud-Belkacem entend-elle convaincre les filles d'embrasser la carrière de marin-pêcheur, par exemple ? L'article le dit lui-même :
Mais lorsqu’on considère que sur les 87 familles de métiers, seulement 12% sont mixtes dans notre pays, on ne peut que saluer l’effort. Aujourd’hui, 3% des marins pêcheurs sont des femmes. Et pour motiver les petites filles à avoir envie de se lever à 3 heures du matin pour enfiler imper et bottes de pluie, filer sur un bateau dans la nuit noire et épingler des rascasses, la mixité professionnelle sera encouragée à l’école dès le plus jeune âge, afin de rendre attractifs et accessibles des métiers qui aujourd’hui rebuteraient n’importe quelle adolescente.
Je sens que ça va être coton pour les adultes. Vous imaginez ça ? Imaginez une mère de famille marin-pêcheur, elle vient d'avoir un bébé, qui ne fera ses nuits que dans quelques mois, et est obligée de reprendre son travail parce que c'est ce travail qui fait vivre la famille (pauvrement, à cause des dettes contractées pour acheter le bateau dont elle a besoin pour pêcher, mais les fait vivre quand même). C'est un métier difficile, physique, dangereux, et où il faut être bien réveillé, même à trois heures du matin, si on veut être sûr de ne pas louper les balises en mer et sortir, puis rentrer, sereinement, au port. Blague à part, je pense sincèrement que si seulement 3% des marins pêcheurs sont des femmes, c'est tout simplement parce que ça n'intéresse pas beaucoup de femmes de faire ce métier. Qui plus est, de nombreux marins pêcheurs (hommes et femmes confondus d'ailleurs) vivent très mal de leur métier et se posent régulièrement la question de s'arrêter... Donc, oui, seulement 3% des marins pêcheurs sont des femmes, mais est-ce réellement un problème ? Le métier de marin pêcheur est un métier dur, exigeant, et que l'on promeuve ou non la mixité professionnelle ne changera rien du tout à la dureté de ce métier... et au fait que de toute façon, la ressource se fait rare et que la concurrence avec les pêcheurs espagnols est de plus en plus rude, soit dit en passant. Mais moi, je dis ça, je ne dis rien, hein...

En fait, ce qui me turlupine beaucoup dans ces deux lois, ou plutôt dans ces lois sur l'égalité entre hommes et femmes, c'est que justement, elles sont basées sur des faits erronés. Ou plutôt sur la confusion de termes. Un homme et une femme, biologiquement, sont différents et complémentaires. Personnellement, je n'y ai jamais vu un obstacle mais bien une chance. Quand mon mari a la force physique pour déplacer une porte en bois massif, j'ai la capacité de brancher correctement le lecteur DVD (bon d'accord, ça, bon nombre d'hommes savent le faire et mon mari en ferait sûrement partie s'il prenait le temps d'apprendre, mais comme ce n'est pas son truc, ben c'est moi qui le fait, tout simplement). Quand il a l'endurance nécessaire pour poncer les planchers, j'ai la patience nécessaire pour supporter les cris des enfants en vacances et trouver des solutions pour qu'ils ne se tapent pas dessus à longueur de journée. Ce ne sont que quelques exemples, mais de mon côté, je ne me sens absolument pas atteinte dans ma dignité ou dans mes droits du fait que je ne peux pas porter des portes en bois massif ou poncer un plancher une matinée durant. Au contraire. J'admire que mon mari puisse le faire, mais je ne l'envie pas, parce que j'estime que nous n'avons pas besoin de faire tous les deux la même chose, mais de faire tous les deux des choses différentes pour que tout puisse être fait (des travaux à la cuisine, en passant par le soin aux enfants, le paiement des factures ou le repassage, par exemple). Or, dans le discours ambiant, on a vraiment l'impression que si une femme ne peut pas faire quelque chose comme un homme, alors elle vaut moins que l'homme. Et que donc, il faut que les femmes puissent faire les mêmes choses que les hommes parce que sinon, elles sont discriminées ou je ne sais quoi. On confond donc plusieurs choses, là. Égalité ne veut plus rien dire aujourd'hui. Parce qu'on confond cette notion avec celle d'équité, qui est (de mémoire), le fait de traiter les individus de la manière la plus juste et impartiale. Donc si on prend le cas d'un homme et d'une femme qui ont un bébé, quelle doit être la durée du congé maternité et du congé paternité ? La même durée parce que ce sont les parents du même bébé ? Faut-il tenir compte du fait que c'est (jusqu'à présent) la mère qui accouche et non pas le père ? Donc est-ce équitable de donner un congé de plusieurs semaines à la mère et seulement 11 jours au père ? Bien sûr que c'est juste ! Cela va de soi, me direz-vous. Parce qu'en faisant de la sorte, on ne pénalise pas la mère qui a vécu les 9 mois de la grossesse puis l'accouchement dans son corps, ce qui n'est pas le cas du père, qui n'a vécu cette grossesse que de l'extérieur (même s'il a été aux petits soins pour sa femme, ce n'est pas lui qui a eu les maux de dos, les nausées et autres joyeusetés de la grossesse dues au bouleversement hormonal). Donc on peut regarder cette question de la durée du congé maternité/paternité sous l'angle de l'équité (réparer une différence en accordant des droits et des avantages à l'un des deux) ou sous l'angle de l'égalité (sur le mode "c'est pas juste, moi aussi je voudrais être en congé maternité mais je suis un homme, je suis donc discriminé !"). L'un est intelligent car il pallie une différence fondamentale entre les deux personnes et l'autre est particulièrement débile parce que la situation de l'homme et celle de la femme, dans le cas d'une naissance, ne sont pas du tout comparables en termes d'impacts sur la santé.

En fait, je crois bien qu'on veut mettre la notion d'égalité à toutes les sauces et que, du coup, on en vient à confondre égalité et identité (c'est-à-dire même, identique, pareil). Et du coup, le glissement est assez rapide et simple à faire : égaux en droits, l'homme et la femme sont donc "pareils", identiques. Et hop. Et c'est faux. Totalement faux. Un homme et une femme, je le redis ici, ce n'est pas pareil. Un homme et une femme sont complémentaires, tout simplement. Différents, mais riches de leurs différences. Que mon mari soit plus fort que moi physiquement n'enlève rien à ma dignité. Et qu'il travaille dans les vignes ne m'empêche aucunement de m'épanouir dans mon métier de documentaliste ! Je n'ai pas du tout envie de prendre sa place (j'en serais bien incapable !), tout comme lui ne verrait aucun intérêt dans mon métier... Je viens de me relire et je me dis que, franchement, on est tombés bien bas dans ce pays pour qu'il soit devenu nécessaire de rappeler des évidences pareilles. Mais qu'est-ce qui se passe ? Comment se fait-il qu'une femme en arrive à ne rien faire face au massacre programmé de son bébé d'un mois par le père, par crainte de voir le père s'en aller si elle le dénonce ? Mais enfin, si cet homme est capable de battre son bébé parce qu'il pleure, alors que n'est-il capable de faire à sa femme si elle la le malheur de lui dire "non" pour une chose ou une autre ? Elle va aussi rester sagement près de lui quand il la battra, juste par peur qu'il s'en aille ? Mais ça ne va pas ???
Et puis, il y a autre chose. Si on est "différents" aujourd'hui, alors on est inégaux. Donc discriminés. Eh oui. C'est le second glissement sémantique qu'on peut observer de nos jours. C'est pour ça que le lobby LGBT a fait très fort. En quelques années, il a réussi à faire accréditer l'idée que s'il y avait différence (d'orientation sexuelle dans ce cas, mais c'est vrai pour beaucoup d'autres choses) et qu'il n'y a pas les "mêmes droits" pour tous, alors il y a discrimination... Et le fait de dire quelque chose qui ne va pas dans le même sens équivaut à discriminer les personnes différentes (et devient donc un délit). Youpi !

Sur l'expérimentation ABCD de l'égalité, maintenant. Oui, l'expérimentation est terminée. Mais non, nous ne sommes pas "sauvés" pour autant (ou plutôt nos enfants ne sont pas sauvés). Parce que maintenant, les outils ayant été testés, c'est sur toute la France qu'ils vont être mis en place (dixit Mme Vallaud-Belkacem herself). Alors oui, ma cousine directrice d'école primaire va encore me dire que je me fais du mouron pour rien, qu'aucun enseignant sain d'esprit n'ira apprendre aux enfants la masturbation. Soit. Heureusement d'ailleurs. Parce que ça voudrait dire que les enseignants sont complètement dingues eux aussi. Mais ma cousine directrice d'école n'a pour le coup pas répondu à ma question : que fera-t-elle lorsque Benoît Hamon, son ministre de tutelle, lui imposera un certain nombre de choses qui heurteront sa moralité ? Est-ce qu'elle suivra les directives de son ministre "parce que j'obéis à la loi" ou bien saura-t-elle discerner ce qu'il convient de faire et ce qu'il faut jeter aux orties pour le bien des enfants dont elle a la charge 24 heures par semaine ?

En fait, en écrivant, je me rends compte que la question qui me préoccupe, ce n'est pas tant d'apprendre aux enfants qu'ils sont égaux en droits (parce que ça, je l'ai moi-même appris à l'école, hein. D'ailleurs, il me semble que l'égalité filles-garçons, ça fait partie des enseignements obligatoires à l'école depuis 1989. Donc j'ai dû en entendre parler, étant donné que j'ai passé mon bac en 1993). Non, les filles et les garçons sont égaux en droits, ça, il n'y a pas de doute, on le sait depuis longtemps, d'ailleurs, quand ça a été rendu obligatoire, c'était la même année que le bicentenaire de la Révolution Française, qui a sacré notre pays "Patrie des Droits de l'Homme" et qui a inscrit dans le marbre la devise républicaine "Liberté, Égalité, Fraternité", même si pour l'égalité hommes-femmes au niveau du droit de vote, par exemple, il a fallu attendre un certain nombre d'années pour que ça soit au point. Mais alors pourquoi cette histoire d'égalité filles-garçons me fait-elle bondir ? 
Peut-être justement parce qu'elle n'a pas lieu d'être ? Peut-être parce que ça devrait être tellement évident et ancré dans les cervelles que ça ne devrait pas avoir besoin d'un plan national d'enseignement ? 
Oui. Sauf si, derrière ce vocable "éducation à l'égalité filles-garçons", il y a autre chose qu'une simple question d'égalité des droits. Sauf si, derrière, le mot "égalité" souffre lui aussi de la même confusion que dans notre société, où il veut dire, finalement, "identique", "pareil", "même", et où, justement, la différence fondamentale entre la fille et le garçon est niée.

Alors ma cousine directrice d'école primaire me dit qu'il ne s'agit que d'apprendre aux filles qu'elles peuvent faire les mêmes métiers que les garçons, et inversement, qu'il n'y a pas de honte pour un garçon de vouloir être maîtresse ou danseur étoile. Ben oui. On en est là. Sauf que quand même, Najat Vallaud-Belkacem, elle a par ailleurs "pondu" la réforme du congé parental qui réduit de 6 mois le congé parental si le père ne prend pas ces fameux six mois. Sous prétexte que les femmes sont trop éloignées du marché du travail si elles restent à la maison pendant trois ans. Et que donc, sous-entendu, deux ans et demi, ça va tout changer pour elles ? C'est oublier, encore et toujours, que si ce sont les femmes qui prennent le congé parental, il y a pour une bonne part celles qui le font parce qu'elles gagnent moins bien leur vie que leur mari et d'autre part celles qui le font parce que ça leur plaît de s'occuper de leurs enfants. Et parfois, les deux raisons se cumulent joyeusement. Le jour où tout le monde (je dis bien tout le monde, de l'ouvrier au PDG, hommes ou femmes) gagneront la même chose chaque mois, alors la question du choix de congé parental ne se posera plus, parce que le père et la mère pourront prendre indifféremment ce congé sans aucune conséquence sur le budget familial (parce que, mais ça a peut-être échappé à la ministre, même durant le congé parental, les banques continuent à réclamer les traites du prêt pour la maison, l'électricité reste à payer tous les mois, de même que le gaz ou le loyer pour ceux qui sont locataires de leur logement). Alors il faudrait peut-être voir les choses de manière réaliste : cette réforme va nécessairement accoucher d'une souris (sauf pour le budget de la CAF, bien entendu) : peu, très peu d'hommes peuvent se permettre de quitter leur travail pendant six mois. Sauf, bien entendu, si ce congé était rémunéré non pas 380€ (le reste étant soumis à conditions) mais à la hauteur du salaire perdu ou, au moins, un prix décent. Là, peut-être que les pères partageraient davantage ce congé parental avec leur femme. Mais bon, l'objectif de cette réforme, là, même s'il est caché, est clair : il s'agit d'économiser, ni plus ni moins. Parce que le "plan" prévoit 25% des hommes en congé parental pour au moins six mois, pas plus, ce qui veut dire que 75% des congés parentaux seront réduits, ça va faire faire de sérieuses économies à la CAF, ça, Madame la Ministre ! Bien joué ! J'ai donc plutôt l'impression que le gros, gros enjeu, c'est de virer les femmes de chez elles et de les obliger à aller au taf plutôt que de s'occuper des enfants.

Plusieurs raisons à cela :
1- Une femme au travail, ça renforce l'idée que les femmes et les hommes sont "pareils" et donc interchangeables. 
2- Que deviennent les enfants pendant ce temps-là ? Ils sont confiés aux crèches et aux assistantes maternelles. Et comme il n'y a pas assez de places en crèche ni chez les assistantes maternelles, eh bien l'éducation nationale a la solution : accueillir les enfants dès deux ans ! Youpi ! En plus, là, c'est gratuit !
3- Confiés aux crèches et aux écoles dès deux ans, les enfants seront éduqués dans l'idée qu'une fille et un garçon c'est la même chose. Et donc qu'ils sont interchangeables. Plus de différences entre eux ! Ou comment formater les enfants à l'idéologie délirante du PS et des lobbys LGBT.
4- Ah oui, il y a un bénéfice économique évident : comme les femmes seront obligées d'aller travailler, il n'y aura plus personne pour s'occuper des tâches ménagères. Du coup, les couples seront dans l'obligation d'embaucher femmes de ménages, lingères et autres domestiques. Ça va créer de l'emploi et donc réduire le chômage en France ! Re-Youpi ! (ah en fait non, ça, c'est juste pour les quelques personnes qui auront un super niveau de vie et donc les moyens d'embaucher, parce que pour les autres (et pour les femmes seules en particulier), la galère continuera au quotidien).
5- Une fois les femmes et les hommes devenus "identiques" (et non pas égaux puisqu'ils le sont déjà), eh bien les femmes n'auront plus besoin des hommes. Parce que l'un des objectifs du lobby LGBT, c'est quand même d'aller jusqu'au bout de la loi sur le Mariage pour tous : accorder la PMA aux couples de femmes, et la GPA aux couples d'hommes. On va donc droit vers une société où les femmes seront maîtresses à bord ! Dictature des femmes ? Rhôô !!! Amélie, c'est pas bien, ça ! Non, ce n'est pas bien de penser de telles choses ! Comme si le but des féministes était l'éradication des hommes ! Ben non, on sait bien que les féministes aiment les hommes, qu'elles les apprécient à leur juste valeur ! [et en me relisant, je me rends compte que je vais droit vers l'amalgame féministe/LGBT. Tiens, ces deux "courants" auraient-ils des intérêts convergents ? Pourtant, ce n'est pas vraiment la même chose, si ? Je dis ça, je dis rien, moi.]

C'est marrant, parce que justement, le dernier discours féministe que j'ai entendu, c'était un appel à la "grève de l'utérus" (franchement, j'ai bien rigolé. Parce que du coup, si les féministes n'ont plus d'enfants, si elles arrêtent de se reproduire et donc de transmettre leurs idées, eh bien ça va sacrément simplifier les choses dans une ou deux générations). Mais paradoxalement, ces mêmes femmes (féministes, lesbiennes et autres) sont les premières à demander l'ouverture de la PMA aux couples de femmes (à leur crédit, certaines associations lesbiennes sont opposées à la prostitution et à la GPA au motif que leur corps n'est pas à vendre. Ouf, il y en a donc quelques-unes qui gardent un certain respect d'elles-mêmes, ça fait plaisir) . Et puis, il y a derrière, aussi, la question des utérus artificiels. Le grand rêve des féministes, je suppose : affranchir la femme de la grossesse. Lui permettre d'être mère sans avoir à accoucher. Comme par l'adoption, finalement, sauf que ce serait quand même son matériel génétique à elle. Les hommes deviendraient donc simples pourvoyeurs de gênes.

(là, je vois bien une société gouvernée entièrement par les femmes, type Amazones, où les hommes sont mis au secret et sélectionnés pour leur patrimoine génétique. Utilisés afin de féconder les ovules des femmes. Et les embryons sélectionnés en fonction de leur patrimoine génétique. Des filles pour assurer la pérennité de la société, quelques garçons pour assurer le renouvellement des générations, mais pas trop pour qu'ils ne puissent pas se rebeller contre la dictature féminine. Mais bien sûr, je suis aussi écrivain, et ça, ça pourrait être une nouvelle idée de roman).

Allez, je sens que je pars dans un véritable délire et que je ne vais pas me faire des amis encore une fois. Je vais donc arrêter là, d'autant plus qu'il est bon, parfois, de revenir aux réalités : mes enfants ont faim et il est temps que je m'occupe de leur préparer le déjeuner...