Blog d'humeurs,
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sur l'actualité ou la vie en général...
On pourrait le qualifier de "fourre-tout",
je préfère le penser... à mon image :
complexe, éclectique, et forcément fait d'un peu de tout.

lundi 8 avril 2019

Pôle Emploi vs Education Nationale : Le match !

J'ai mis un peu de temps, mais j'avoue que maintenant, je m'amuse bien ! C'est que je suis actuellement au cœur d'un imbroglio que même Pôle Emploi a du mal à débrouiller... Il faut dire à leur décharge que la situation est loin d'être simple... comme vous allez pouvoir le constater dans les lignes qui vont suivre. Accrochez vos ceintures, c'est parti !

Tout a commencé en juin 2016, quand j'ai mis fin avec l'accord de mon employeur à mon contrat de travail. Comme il s'agissait d'une rupture conventionnelle, je pouvais sans aucun problème m'inscrire à Pôle Emploi qui, ô merveille ! devait me verser des allocations chômage.
Oui, mais voilà, comme j'avais travaillé 18 ans au même endroit, la "prime" de départ était assez élevée... occasionnant six mois de carence. Qu'à cela ne tienne : j'attendrais donc novembre pour percevoir mes premières allocations chômage.

Oui, mais voilà (encore !) : en juillet, une de mes amies m'a embauchée pour de menus travaux de couture et j'ai pu bénéficier d'une petite rémunération durant quatre mois (août à novembre). Et mieux : en août, notre curé est passé me voir à la maison pour me proposer un travail. Il avait besoin d'une intervenante de religion au plus tard deux semaines après, à compter du 1er septembre, donc. Je n'avais pas l'impression de correspondre au profil, mais il a su me convaincre. J'ai donc dit oui, et la galère a commencé.

Parce que voilà : la particularité de ce "contrat" de travail... ben c'est qu'il n'y en a pas, malgré son nom. En tout cas, il n'y en a pas de formel, et le statut est assez bizarre.
Tout d'abord, mon employeur direct, c'est le Service Diocésain de l'Enseignement et de la Catéchèse, qui dépend directement de l'Evêché de Strasbourg (de l'Eglise, donc). D'ailleurs, pour devenir IDR, il faut une recommandation du curé de la paroisse dont on dépend, qui est chargé de s'assurer que toutes les heures de religion dans les écoles publiques des différentes paroisses qu'il a en charge seront assurées à la rentrée. J'ai donc un responsable direct, qui est le curé, un employeur direct qui est le SDEC et une chargée de suivi, employée du SDEC elle aussi, qui est mon interlocuteur avec le service qui m'emploie.
Mais le SDEC n'est pas chargé de ma rémunération. Eh non. Concordat oblige, c'est l'Education Nationale qui me paye, et c'est là que les choses commencent à devenir drôle.
Parce que mon "contrat" n'en est pas un. J'ai le statut de "contractuelle de l'Education Nationale", mais je n'ai pas de contrat de travail. J'ai juste un "arrêté" qui me donne l'autorisation de rentrer dans les écoles, que ce soit celle(s) où je suis officiellement en poste, ou que ce soit d'autres écoles où je suis amenée à remplacer des collègues qui auraient un empêchement (ce qui arrive quand même plusieurs fois dans l'année).

Petit rappel sur la façon dont les choses fonctionnent, pour ceux qui l'ignorent, chez Pôle Emploi. Que le demandeur d'emploi soit indemnisable ou non, il est tenu, pour pouvoir maintenir ses droits, de déclarer mensuellement sa situation. Pour le mois de septembre 2016, par exemple, même si  je n'étais pas indemnisable, puisque la carence courait encore, je devais déclarer à la fois les heures faites au niveau de mon emploi de couturière, et les heures effectuées en tant qu'IDR. Je devais aussi déclarer le salaire brut perçu.
Pour le premier contrat, pas de problème, puisque je disposais du bulletin de salaire correspondant. Mais quand j'ai essayé d'ajouter le second contrat pour la déclaration, j'ai été bien embêtée : je n'avais aucun élément me permettant de ne serait-ce qu'évaluer mon salaire brut : pas de fiche de paye, pas de salaire horaire brut (je n'avais qu'une estimation du salaire horaire net...). J'ai donc fait mes déclarations comme je pouvais, en me disant que j'aurais toutes les informations sur ma première fiche de paye. Mais je savais aussi qu'elle mettrait du temps à venir... Et vous allez voir pourquoi.

La première année, c'était encore relativement simple : nous avions l'obligation de déclarer, chaque trimestre, les heures effectuées selon l'emploi du temps communiqué au SDEC, pour chaque mois et dans chaque école. Ce document papier était signé par les directeurs des écoles et envoyé par nos soins à l'Education Nationale qui se basait dessus pour effectuer le paiement des heures. Evidemment, cela avait un léger inconvénient : les heures déclarées en décembre (pour les mois de septembre, octobre et novembre) n'étaient payées, au mieux, qu'en janvier... et on recevait la fiche de paye en février.
Vous comprenez tout de suite le problème que ça peut poser pour Pôle Emploi qui se retrouve avec une fiche de paye ne correspondant en rien aux déclarations mensuelles que tout demandeur d'emploi est tenu d'effectuer !

Avant même d'être indemnisable, la situation était donc déjà quelque peu complexe.
Et ça ne s'est pas arrangé. Parce que, bien sûr, Pôle Emploi a commencé à me demander des justificatifs et des explications. Sur le mode : "Vous n'avez pas envoyé de justificatif" ou encore "Notification de trop perçu" quand ils ont pu me donner mes indemnisations sur la base de mes déclarations (donc en novembre). Ce que je n'avais pas bien compris, c'est que, si la première fois ils versent les allocations sur la base d'estimations, en attendant le ou les bulletins de salaires correspondant aux déclarations et aux salaires réellement perçus, les fois suivantes, il "gèlent" les versements en attendant les éléments permettant de justifier les salaires perçus et de calculer le montant des allocations dues. Pour mémoire, quand on est au chômage, on a normalement droit à des allocations chômage. Si on ne travaille pas du tout pendant la période où on est indemnisable, les allocations sont versées en totalité à partir du moment où le demandeur d'emploi déclare 0 heures travaillées dans le mois. Pas de travail, pas de salaire, donc la totalité des allocations sont versées. Mais c'est un peu différent quand on travaille, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Là, le bulletin de salaire transmis sert à calculer le montant des allocations versées, puisque ce salaire est déduit des allocations dues, moins 30% du salaire (histoire que ça vaille un peu le coup de travailler quand même). En contrepartie, la période d'indemnisation est prolongée d'autant de jours que de jours travaillés durant la période d'indemnisation. Si on doit être indemnisé pendant deux ans et qu'on travaille deux mois durant ces deux ans, on sera indemnisé pendant deux ans et deux mois. Et ce, dans la limite de cinq ans. Faut pas pousser non plus...

Je me suis donc très vite retrouvée confrontée à plusieurs problèmes simultanément :
- la préparation des cours que je découvrais totalement, et ce pour trois niveaux sur cinq possibles (la première année, j'avais des CP, des CE2 et des CM2).
- les cours eux-mêmes (même si ce n'est que trois heures par semaine, ça prend quand même du temps)
- l'envoi des bulletins de salaires de l'Education Nationale au fur et à mesure qu'ils arrivaient, mais qui ne correspondaient à rien, puisque n'y figurent ni le salaire horaire, ni le nombre d'heures effectuées, ni la période de travail correspondante au salaire versé. La seule mention qui s'y trouve, outre le montant brut, le net et les cotisations, c'est "Rappel des années antérieures". Avec ça, on est bien avancé... parce que ça peut correspondre à n'importe quoi d'antérieur à la date indiquée sur la fiche de paye, y compris plusieurs années auparavant.
- des notifications de trop perçu chez Pôle Emploi parce que je ne donnais pas de justificatifs en temps et en heure (voir point précédent).
- le non-versement des allocations suivantes, faute de justificatifs pour les précédentes, d'autant plus que, comme mon compte faisait apparaître des trop-perçus, Pôle Emploi se remboursait sur les allocations à verser.
- l'obligation de rembourser les allocations que Pôle Emploi considérait comme non dues (quand elles n'étaient pas directement prélevées sur celles qui devaient être versées).
- mon incompétence crasse à utiliser leur site internet, du moins au début, ce qui fait que je n'ai pas eu les courriers qu'ils m'avaient envoyés depuis le mois de novembre 2016 avant... mai 2017 ! Si !

Bref. J'ai donc commencé par appeler l'inspection d'académie pour savoir comment résoudre ce problème de fiche de paye. Evidemment, pour ceux qui connaissent un peu l'Education Nationale, vous savez très bien dans quel labyrinthe administratif je venais de mettre le pied. J'ai donc appelé une première personne, qui m'a envoyée vers une seconde, qui n'était pas compétente pour régler mon dossier, qui m'a envoyée vers une troisième, qui était en vacances... C'était un peu "Les 12 Travaux d'Astérix", si vous voyez ce que je veux dire.

Au bout de plusieurs essais infructueux et prise dans le quotidien, j'ai finalement laissé tomber, en me disant qu'un jour ou l'autre, je trouverais bien une solution. Oui, mais voilà : je n'ai pas trouvé...

En 2018, ma situation s'est encore complexifiée parce que j'ai eu une demande pour un nouvel emploi, en tant qu'assistante maternelle, pour garder trois enfants un jour par semaine. Le souci, c'est que pour prétendre à cet emploi, il faut l'agrément... et une formation de 60 heures, en plus d'une formation de 8 heures aux premiers secours. Que je n'avais pas, bien sûr.
J'ai donc suivi toutes les étapes : réunion de présentation du métier et des démarches à effectuer, demande d'agrément, constitution du dossier, rendez-vous médicaux et dépistages obligatoires avec certificats à l'appui, formation aux premiers secours, formation initiale... au final, tout cela m'a occupée de février à début octobre 2018 ! Tout en assurant les cours et en travaillant les différents niveaux, puisqu'à compter de septembre 2018, je suis passée de 3 à 6 heures par semaine, mais pas avec les mêmes niveaux que l'année précédente et, qui plus est, avec un nouveau programme ! Caramba ! "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", diraient les Shadoks !

En octobre 2018 toujours, j'ai, comme tous les trimestres, suivi une journée de formation continue pour mon emploi d'IDR. A cette occasion, j'ai appris que si moi, je ne pouvais rien faire de mon côté pour obtenir des informations sur la rémunération, le service qui m'emploie pouvait le faire...
Parce qu'entre-temps, bien sûr, ma situation n'avait pas évolué. Je n'ai perçu des allocations que deux ou trois fois dans l'année, dont une partie était considérée comme non due et que je devais donc par la suite rembourser...

Du coup, en novembre, j'ai communiqué à ma chargée de suivi le nombre d'heures effectuées depuis septembre 2016. Et les choses ont commencé à avancer un tout petit peu. Oh pas très vite, hein, faut pas non plus pousser. Mais quand même.
En février 2019 (il n'y a pas très longtemps, quoi !), j'ai eu l'immense surprise de recevoir un appel téléphonique d'une dame de l'Education Nationale ! Si ! Et elle était charmante et toute prête à m'aider. Après avoir repris tout le problème depuis le début, elle a admis que les choses étaient quand même compliquées...
Mais comme je ne suis pas la seule dans ce cas-là, elle avait une solution toute trouvée : communiquer à Pôle Emploi les attestations d'employeur correspondant aux deux premières années de travail. Mon "contrat" étant un CDD du 1er septembre au 31 août, renouvelé tous les ans, l'Education Nationale est tenue, normalement, de remplir une attestation d'employeur à Pôle Emploi, pour faire valoir les droits de ses contractuels. Sauf que, visiblement, ils ne le font pas de manière systématique, puisqu'elle a fait ces déclarations le 7 mars 2019 pour les périodes allant de septembre 2016 à août 2017 et de septembre 2017 à août 2018...
Mais c'était déjà mieux que rien. Au moins, me disais-je, Pôle Emploi avait maintenant les informations dont ils avaient besoin pour recalculer les montants dus pour les années 2016 à 2018...
L'autre volet de la solution consiste à m'envoyer, chaque mois, une attestation mentionnant le salaire horaire, le nombre d'heures et le salaire brut correspondant. Cette attestation est basée sur ma déclaration mensuelle (que, normalement, je n'ai pas à faire, puisque c'est le directeur de l'école qui doit le faire. Mais lui ne peut le faire que pendant 15 jours, à la fin de la période de déclaration, à cause du logiciel mis laborieusement en place à l'Education Nationale au mois de janvier 2018 ! Du coup, bien sûr, une attestation mensuelle basée sur les déclarations des directeurs des écoles n'est possible qu'après coup, c'est-à-dire que ça ne change rien du tout au problème.
Cette charmante dame de l'Education Nationale m'a donc établi des attestations mensuelles basées sur mes propres déclarations (puisque, bien sûr, elle n'a pas les détails des heures de chacun des 550 IDR que compte l'Alsace), avec tout ce qu'il fallait dessus comme informations. Je pensais que le bout du tunnel approchait ! Il me suffisait d'envoyer tout ça à Pôle Emploi pour voir ma situation régularisée ! Youpi !!!

Ben non.

J'ai bien envoyé les documents. Mais quelques heures plus tard, j'ai reçu un mail de Pôle Emploi me disant que j'avais reçu un courrier dans ma boîte sur mon espace personnel. Et ce courrier disait... que mes documents étaient rejetés ! Au motif qu'ils ne correspondaient pas à ce que je devais envoyer...
Là, mon sang n'a fait qu'un tour. Il faut savoir que quand on veut envoyer un document à Pôle Emploi, il faut envoyer un document à la fois. Je l'avais appris à mes dépends puisque j'avais envoyé toutes mes fiches de paye du CESU en une fois et je m'étais retrouvée dans la situation du rejet de ces fiches de paye. Je n'envoyais donc plus qu'un document à la fois depuis 2016. Sauf que là, c'était bien plusieurs documents, mais regroupés dans un seul fichier, puisque la personne de l'Education Nationale, pour que ça aille plus vite, avait scanné les documents et me les avait envoyés par mail avant de faire l'envoi par courrier. Mais ce faisant, elle avait créé un seul fichier PDF et c'est ce fichier que j'ai envoyé à Pôle Emploi.
L'autre problème est que quand je veux envoyer un document à Pôle Emploi, je dois préciser sur le site de quel type de document il s'agit (attestation d'employeur si fin de contrat, bulletin de salaire...). La difficulté, c'est que ces documents reçus de l'EN ne sont ni des bulletins de salaire, ni des attestations d'employeur puisque le contrat est en cours. Ne sachant pas quel type de document choisir, j'ai mis ce qu'il y avait sur le document lui-même, qui porte le titre d'"Attestation"...

J'ai alors cherché comment faire pour obtenir un rendez-vous avec un conseiller (parce que je vous passe les détails, mais ma conseillère, je ne l'ai vue que deux fois en deux ans et demi...). Et là, sur le site internet, je suis tombée sur "Faire une réclamation" ! Ben oui !!! La voilà la solution. En plus, Pôle Emploi s'engage en cas de réclamation à répondre dans les sept jours qui suivent. J'allais donc avoir une réponse, quelle qu'elle soit !

Six jours plus tard, j'ai une la grande surprise d'être appelée par une conseillère de Pôle Emploi. Si, si. Et ce qu'elle m'a dit m'a consternée :
"Votre dossier est vraiment très, très compliqué !"
Ben oui. Je sais. Et on fait quoi ?
"Je remarque que j'ai sur votre dossier une alerte par mois depuis novembre 2016 !"
Ben oui. Je m'en doute, puisque rien ne se passe normalement depuis novembre 2016....
"Madame, il va falloir que vous veniez dans nos locaux. Et ça va être long... je vais déjà faire le point avec vous."
Etc. Je vous passe la teneur de l'entretien, mais toujours est-il que j'ai compris que même s'ils avaient déjà tous les documents, j'allais devoir m'y rendre pour tout reprendre depuis le début...

Et ça, je l'ai fait ce matin. A 8h25, j'étais devant Pôle Emploi, attendant l'ouverture et prête à discuter pendant des heures s'il le fallait pour régulariser ma situation. En fait, ça n'a duré que 45 minutes. Comme quoi, ce n'est pas si compliqué que ça.
Mais ce qui est marrant, c'est que la personne que j'ai rencontrée m'a dit ce que je devais faire pour gruger le service ! Si ! Consciente des failles du système et de la complexité de ma situation, elle m'a demandé plusieurs choses :
- je ne dois plus envoyer le moindre bulletin de salaire émanant de l'Education Nationale, qui ne sont là que pour brouiller mon dossier.
- je dois envoyer tous les mois les attestations mensuelles établies par l'Education Nationale (ce qui m'oblige à faire plusieurs déclarations mensuelles : l'une à Pôle Emploi, l'autre à l'Education Nationale).
- Ces attestations, je dois les envoyer comme bulletins de salaires. Mais comme ce ne sont pas des bulletins de salaires, elles vont être rejetées.
- je dois alors appeler, juste après la notification de rejet, le numéro spécial puis le service financier et enfin demander un agent de l'agence dont je dépends pour leur demander de prendre le document en compte : ils vont alors ouvrir le document, voir son contenu et le comptabiliser pour le calcul des allocations qu'ils me doivent.


Quand je pense que tout ça, c'est basé sur mes déclarations ! C'est vertigineux... Si j'étais malhonnête...
Mais bon, je ne le suis pas ! 😉

En conclusion, je dirais que l'Etat n'est décidément pas doué. Dans le match qui oppose Pôle Emploi à l'Education Nationale, l'EN a bien tenté les feintes, a fait illusion pendant un (très long) moment, mais au final, c'est quand même Pôle Emploi qui marque sur ce coup-là.

Et moi, je devrais avoir un sérieux rappel d'allocations !


dimanche 31 mars 2019

Les proverbes Shadoks #2 : "Le passé ne sera jamais pire que l'avenir"

En faisant des recherches sur les proverbes Shadoks, je suis tombée sur celui-ci, que je ne connaissais pas : "Le passé ne sera jamais pire que l'avenir".
Honnêtement, le génie de Rouxel est vraiment dans la tournure des phrases, c'est réellement ça qui les rend drôles, absurdes.

Mais plus je les lis (déconnectées du contexte proprement Shadokien dans lequel elles ont été écrites), plus je me dis qu'elles ont un sens très profond et, paradoxalement, vraiment sérieux.

Le meilleur exemple est justement dans cette phrase : "Le passé ne sera jamais pire que l'avenir".

En lisant cette phrase, j'ai été proprement sidérée par ce qu'elle a de visionnaire. En particulier au regard de ce que nous dit l'actualité en ce moment. Si on regarde le passé, il y a de multiples guerres, conflits... qui ont tous été pires que ceux qui les ont précédés, progrès technologiques obligent. Seconde guerre mondiale pire que la première (la Shoah, les camps, les bombes sur Hiroshima et Nagazaki...), Hollande pire que Sarkozy, Macron pire qu'Hollande, Mariage pour tous pire que PACS, PMA pire que Mariage pour tous, etc...
Bref. Si on regarde le passé, on peut dire qu'effectivement "le passé ne sera jamais pire que l'avenir".

Zut alors. Parce que ça veut dire quoi, pour notre avenir ? Qu'il sera bien pire encore que notre présent et que notre présent est pire que notre passé ? Ben ça promet...
L'insurrection de 2018, le mouvement des Gilets Jaunes nous promet-il quelque chose du même ordre que la Révolution Française, mais en pire ? Et après ? Les problèmes climatiques seront-ils pires que la canicule de 2003 ? Combien de morts ? de milliers de morts à cause de guerres, de canicules, de tornades, de tremblements de terre ?

Je m'interroge, parce que, si je n'ai pas beaucoup écrit ces derniers mois (et même depuis deux ans), cela ne veut pas dire que je n'ai rien fait. Au contraire. J'ai beaucoup cherché. Et de fil en aiguille, je suis tombée sur des trucs justement totalement hallucinants. Tellement hallucinants que je n'ai pas pu me résoudre à les croire. Et même encore aujourd'hui, j'ai du mal à formuler ces pensées, ces questions, tellement elles me paraissent dingues.
Alors ces quelques idées me posent vraiment question, mais à un moment, il va bien falloir les regarder en face. Non pas pour en rajouter sur le mode anxiogène déjà patent dans notre société, mais pour essayer de comprendre, même si on ne peut rien faire.

Par exemple, le rôle de Jacques Attali.
Une idée parmi d'autres.
Cet homme a été, si je ne m'abuse, un proche conseiller de François Mitterrand, en son temps. Il a, je crois, présenté Emmanuel Macron à Nicolas Sarkozy qui en a fait son conseiller. Puis Emmanuel Macron est devenu le ministre du budget sous François Hollande. Aujourd'hui, le même Emmanuel Macron est président de la république et a créé un nouveau parti qui se veut hors des partis politiques.
C'est également Jacques Attali qui avait présenté Emmanuel Macron à un certain... Rothschild, qui l'a pris très jeune comme associé dans la banque d'affaires du même nom. Bien avant l'entrée d'Emmanuel Macron en politique.
Alors je n'ai pas fait de recherches très poussées sur Jacques Attali. Seulement, on le voit parler dans des conférences, auprès des étudiants de Polytechnique, par exemple. Il est de plus enseignant dans une autre grande école et apparaît régulièrement sur les plateaux télévisés. L'une des émissions en question, avant l'élection de 2017, le montrait disant très clairement qu'en 2022, la France élirait non pas un président, mais une présidente. Et il avait également prédit l'élection de son petit protégé aux plus hautes fonctions de l'Etat Français... Diantre ! Cet homme serait-il doté de pouvoirs surnaturels ? Est-il voyant ? Extralucide ? Voyage-t-il dans le temps ?
Ou bien, plus simplement, les élections dans notre pays sont-elles réellement libres ? Sont-elles truquées ? Avons-nous réellement le choix de celui ou de celle que nous portons au pouvoir ? Honnêtement, j'en doutais déjà depuis l'élection de Nicolas Sarkozy (oui, je suis lente à comprendre). Il ne me paraît pas du tout normal d'avoir l'impression, comme c'est le cas depuis 2007, de ne pas avoir le choix. D'être dans l'obligation de choisir entre la peste et le choléra, pour faire simple. En gros, tout se passe comme si les dés étaient pipés, comme si les "petits" candidats n'étaient là que pour nous faire croire que nous avons le choix et qu'en réalité, le choix réel est fait depuis belle lurette, et qui plus est sans nous. Cela m'a particulièrement frappée lors de l'élection de 2017, bien sûr, où il est devenu évident que nous n'avions pas le choix. La mise sur la touche de François Fillon, touchant dans sa naïveté, a été pour moi une évidence. Je n'ai pas pu me résoudre à mettre le "bon" bulletin dans l'urne. Comme je ne pouvais pas non plus mettre le "mauvais", j'ai choisi le vote blanc. Une manière, diront certains, de botter en touche. Pour ma part, j'ai pris cette décision parce que justement, le choix ne me paraissait pas possible. Et ne me semble d'ailleurs toujours pas possible. Comment choisir entre le pire et le pire ? Comment mettre dans l'urne un bulletin portant un nom dont on sait qu'il va porter pour cinq ans la destinée de notre pays et que cela va nous conduire à la catastrophe ? Parce que le candidat Emmanuel Macron n'a pas menti. Il n'a pas trompé les Français sur ce qu'il allait faire. Ce qu'il avait annoncé, il est en train de le faire. Il n'avait pas tout annoncé, c'est vrai, mais ce qu'il avait annoncé ne me plaisait déjà pas. Alors comment croire que ce qu'il cachait allait remporter mon adhésion ?
J'ai lutté, j'ai cherché, j'ai tourné en rond pendant des heures afin de résoudre ce dilemme cornélien. Et j'en suis arrivée à la conclusion que ce ne sont pas, ce ne sont plus les citoyens qui décident. Alors, notre pays et son système politique sont-ils les jouets de personnages très haut placés qui tirent les ficelles du pouvoir et le distribuent à qui le souhaite ? Quel est le rôle d'un Jacques Attali là-dedans ?
Finalement, qui décide ? Est-on toujours en démocratie ?

Autre exemple : le réchauffement climatique.
Dans le billet précédent, j'ai évoqué HAARP, qui fait partie de ce que l'on pourrait appeler la "complosphère", à savoir que ce serait une information délirante qui n'est fondée sur rien de vrai et qui n'a donc aucune réalité.
Soit.
Alors, pour les "complotistes", c'est quoi, "HAARP" ? C'est un système d'ingénierie-je-ne-sais-quoi qui a un certain nombre d'effets très concrets, en particulier sur le climat.
Si j'ai bien compris, il s'agit de modifier le climat en balançant dans notre atmosphère un certain type d'ondes qui ont des effets assez étonnants et parviennent à modifier le climat de la planète, permettant de provoquer là une sécheresse ou une canicule, là une tempête tropicale ou une vague de froid. Et ce afin de faire plier les gouvernements réfractaires à certaines décisions prises au niveau supérieur, "supra-national", comme on dit. La tempête de 1999, l'ouragan sur Saint-Martin entreraient dans ce cadre.
Le système permettrait également de contrôler le cerveau humain. Rien que ça.

Alors bien sûr, ça paraît délirant. N'empêche que je ne peux pas oublier les derniers mois, les catastrophes "naturelles" de cet été, du printemps dernier, les jours ininterrompus d'orages tous plus violents les uns que les autres, ici, dans le Grand Est, qui plus est au printemps alors qu'on y est plutôt habitués, mais sur une durée bien plus courte, durant l'été. Les pluies continuelles, parfaitement inhabituelles sur une telle durée, de même que la chaleur qui a suivi durant l'été. Plus tout à fait inhabituelle d'ailleurs. On en a un peu l'habitude malheureusement, depuis 2003. Mais quand même. Quand il se met à neiger en Bretagne, ou que les températures y montent à plus de 25°C au printemps, ce qui était quand même rarissime quand j'étais enfant, quand en Alsace on se met à avoir des orages d'été au début du mois d'avril, quand il ne tombe pas une goutte d'eau durant plusieurs semaines et qu'ensuite c'est le déluge pendant des mois, quand en plein mois de décembre on passe en 24h de +10°C à 0° au même endroit, quand le vent se met violemment à souffler en mode "tempête hivernale sur les côtes bretonnes"... sauf qu'on est en Alsace... Avouez qu'il y a de quoi se poser des questions.
Parce que toutes ces perturbations climatiques ne sont pas sans conséquences sur les sols, sur les insectes, sur les productions agricoles... et sur les organismes humains bien sûr.
Par exemple la pluie. Une sécheresse prolongée, suivie d'une période de pluie intense, on pourrait penser que c'est tout bénéfice pour la terre. Ben non. Pas du tout. Parce que quand la terre est très sèche, par manque d'eau, elle se rétracte et devient dure comme de la pierre. Demandez aux agriculteurs ! Labourer la terre à ce moment-là est totalement impossible. Et c'est normal. Face à l'agression du soleil, la terre se protège en formant une sorte de croûte qui empêche le soleil de brûler la terre sur une trop grande épaisseur. La surface devient totalement imperméable.
Si, juste après, des trombes d'eau tombent sur cette terre extrêmement dure et fermée, l'eau ne peut absolument pas s'infiltrer dans le sol. Elle ruisselle à la surface et finit par former des torrents de boue qui dévalent le long des pentes, en emportant au passage la poussière et la terre qui se trouvent en surface, provoquant un amincissement de la couche de terre arable qui devrait normalement permettre aux cultures de pousser. L'érosion est impressionnante.
Le changement du climat provoque aussi une modification de la présence des insectes, nuisibles ou non, avec un déplacement des espèces vers les endroits où elles peuvent vivre. On peut par exemple voir là la raison de l'arrivée du moustique-tigre en Europe. En 2003, il avait été observé pour la première fois en Italie... alors qu'auparavant, il était cantonné de l'autre côté de la Méditerranée, il me semble. Quant aux êtres humains, il n'est pas besoin de rappeler les effets que la canicule peut avoir sur eux. Il n'y a qu'à se remémorer le nombre hallucinant de morts au mois d'août 2003...
Je ne vais pas aller plus loin, vous avez compris le principe. La question est de savoir si ces variations climatiques sont naturelles ou si elles sont provoquées. J'avoue ne pas pouvoir trancher cette question, tant les informations que j'ai pu trouver sont contradictoires. Par exemple, on sait que le climat suit un cycle qui va d'une période de glaciation à un réchauffement pour retourner à une glaciation. C'est parfaitement normal, et ces cycles se succèdent depuis des milliers d'années. Normalement, nous devrions aller vers une période de glaciation. Or ce n'est visiblement pas le cas. On pourrait simplement dire que l'activité humaine a fortement impacté sur le climat (ce qui, pour le coup, est parfaitement exact). Pourtant, il y a des personnes qui, au regard de l'évolution géologique de la planète et des différents cycles climatiques, soutiennent que l'impact de l'homme est minime, parce que trop court dans le temps pour influer sur l'évolution et le cycle naturel du climat à l'échelle mondiale. De fait, il n'y aurait aucune inquiétude à avoir : tout cela serait parfaitement naturel.
Sauf que justement, cela ne me semble pas naturel du tout.
Compte-tenu de la violence des phénomènes climatiques et de leur fréquence, il y a deux possibilités : soit ces phénomènes sont provoqués par l'homme avec un outil du type HAARP qui joue avec les ondes dans la ionosphère et impacte sur les rayons émis par le Soleil vers la Terre, soit ces phénomènes sont une réponse violente de notre planète elle-même aux agressions qu'elle subit de fait des activités humaines. On serait alors dans le cas d'une sorte de puissance ésotérique que certains nomment "Gaïa", la déesse-mère, terre nourricière capable de châtier ceux qui lui font du mal... Dans les deux cas, il n'y a rien de "naturel"...

Je me pose donc de nouvelles questions, au regard de la crise sociale que traverse actuellement notre pays.

Le mouvement des Gilets Jaunes est né d'une énième taxe imposée aux gens, pour une question liée justement au climat, au réchauffement climatique pour être plus précise, et cette taxe a pour but, officiellement du moins, de financer ce qu'on appelle la transition écologique, c'est-à-dire le passage à des véhicules moins polluants que ceux que nous avons aujourd'hui (pour faire dans le très simple et l'hyper-schématique, parce que c'est en réalité bien plus complexe que ça).
De là naissent plusieurs questions.
- 1 - Si la question du changement climatique est liée à la pollution par les véhicules diesel, comment expliquer que seules les voitures soient taxées, alors que ce ne sont pas les seules qui utilisent ce carburant ? Pourquoi les avions, les bateaux, les super-tankers, les porte-containers géants... bénéficient-ils d'un carburant moins cher, parce que bien moins, voire pas du tout taxé, alors qu'ils utilisent bien plus de carburant que les voitures, à l'échelle planétaire ?
- 2 - Si le problème vient bien des voitures, si le but de la taxe est de diminuer la pollution et d'inciter les citoyens français à changer leurs modes de vie, leurs habitudes et notamment en matière de transports, pourquoi dans le même temps fermer les lignes de train, bien moins polluantes, sur les petits trajets ?
- 3 - Si le problème vient de la route, pourquoi réduire le fret par rail à la portion congrue ? Pourquoi ne pas le rétablir, ce qui aurait pour effet de réduire le nombre de camions sur les routes ?
- 4 - Si le problème vient des voitures, pourquoi proposer une prime pour racheter des voitures tout aussi polluantes, au lieu de donner une prime, par exemple, à ceux qui renonceraient à la voiture (parce qu'ils vivent en ville et ont accès à un réseau de transports en commun performant) ?
- 5 - De même, si cette taxe supplémentaire doit servir à financer la transition écologique, comment expliquer que seulement 5 à 10% du montant prévu soit effectivement employé à la transition écologique, le reste alimentant le budget de l'Etat pour faire on ne sait quoi ?
- 6 - Si on voulait vraiment réduire la pollution, ne serait-il pas plus judicieux de limiter les transports mondiaux (super-tankers, porte-containers géants...) ? Pour cela, il faudrait produire moins loin des foyers de consommation. En clair, relocaliser la production industrielle. Ce qui aurait vraisemblablement un coût important en terme de masse salariale, mais qui serait sans doute au moins en partie compensé par la baisse des coûts de transport et donnerait du travail à un nombre non négligeable de personnes au chômage, qui auraient donc plus d'argent pour acheter des produits fabriqués chez nous, au lieu d'acheter de la m**** produite à bas coût sur le dos d'ouvriers mal payés à l'autre bout du monde...
- 7 - HAARP existe, c'est une certitude, puisque l'Union Européenne s'est penchée sur la question. Si l'UE aborde un problème, c'est bien que ce problème existe (parce que l'UE n'est pas Shadokienne. Je rappelle qu'une des devises Shadoks est : "S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème". Donc si l'UE aborde un problème, c'est qu'il existe, que ce problème ait ou non une solution). Donc puisque HAARP existe et que nos chefs d'état le savent, pourquoi n'utilisent-ils pas cet outil pour modifier le climat dans le bon sens (du type "éviter les canicules, les tempêtes, les sécheresses", etc.) ? S'ils ne le font pas, c'est qu'ils n'en ont pas la possibilité, les moyens, ou l'intérêt. Ou bien encore que ça ne marche pas ? Mais si, ça marche, parce que sinon, le climat ne serait pas devenu fou...
- 8 - Puisque HAARP existe et fonctionne, puisque ce truc influe sur notre climat dans le mauvais sens, pourquoi nos dirigeants n'en parlent-ils pas ? Pourquoi acceptent-ils que ce truc soit utilisé visiblement à des fins néfastes ? Est-il envisageable que HAARP soit utilisé aussi pour des fins positives ? Est-ce le cas ? La situation serait-elle pire sans HAARP ? Depuis quand tout cela dure-t-il ? Si c'est positif, pourquoi nos gouvernants en parlent-ils si peu ? Pourquoi le changement climatique est-il mis sur le dos des pets de vaches et des émanations de gasoil des voitures, alors que, visiblement, tout cela, c'est de l'enfumage au format XXL ?
- 9 - Si HAARP ne sert qu'à modifier en moins bien le climat, quel est le but recherché par ceux qui le font fonctionner ? Détruire la planète ? Pour quelles raisons ? Dans quel but ?

Je ne fais que poser des questions. J'aimerais que les réponses soient simples. Mais non. Parce que plus je cherche des réponses, plus je me rends compte que les débuts de solutions trouvés me renvoient systématiquement soit à des arguments contraires, soit à des impasses, soit à des aberrations ou à des conclusions qui, même si elles sont parfaitement logiques, défient tout raisonnement sain et allant dans le sens du progrès et du mieux vivre pour l'homme.
Ce qui ne peut qu'alimenter mon esprit d'écrivain et me donner des idées encore pires sur les intentions de ceux qui nous gouvernent... et sur l'avenir qui nous attend. Qui ne peut, effectivement, qu'être pire que le passé.


Et la boucle est bouclée.

samedi 15 décembre 2018

Les proverbes Shadoks #1 : "Tout ce qui va arriver peut et doit être prévu".

Il y a des trucs qui me font toujours marrer, malgré l'actualité noire que nous vivons en ce moment, ce sont les citations, les proverbes Shadoks. Et il m'est arrivé un certain nombre de fois de me remémorer ces proverbes juste pour chasser de ma tête des idées noires. Promis, ça marche.
L'autre jour, j'ai à nouveau essayé. Et bizarrement ça n'a pas marché. Tout simplement parce que j'y ai vu une sorte d'illustration de ce qui se passe dans le monde. Et là, ça fait carrément flipper (pour employer un langage assez imagé hérité de mes ados...).

Bref. J'ai décidé de creuser cette question un tout petit peu, parce que ça m'a fait réfléchir, bien sûr.
Et de la mettre en rapport avec ce que nous vivons aujourd'hui. Juste pour voir.

"Tout ce qui va arriver peut et doit être prévu".

Alors là, comment on s'en sort ? 
Apparemment, c'est du grand n'importe quoi, comme les Shadoks en général. Parce que c'est ça qui est drôle avec les Shadoks. C'est n'importe quoi, et c'est tellement drôle !
Sauf que non.
Tout ce qui va arriver peut être prévu ? Doit être prévu, même ?
Alors on pourrait penser à certaines personnes qui partent en randonnée avec la trousse à pharmacie XXL, le GPS, la batterie de rechange du téléphone portable et de l'appareil photo, qui ont prévenu les gendarmes de leur absence au cas où, etc.
Mais ce n'est pas vraiment à ça que je pense. Non. Je pense à ce qu'on appelle les théories du complot. Alors je suis bien consciente que quand on touche à ça, aujourd'hui, on est totalement et quasiment définitivement hors de combat illico, au niveau crédibilité s'entend, tout simplement parce que ces fameuses théories du complot ont été décrédibilisées à tel point qu'aujourd'hui, il n'est plus du tout possible d'avoir une opinion un tant soit peu différente de celles qui sont diffusées par la télévision sans être taxé de complotisme, d'obscurantisme, ou de débilité profonde. "M'enfin, Amélie ! Tu ne vas  pas croire à ça, quand même ! Ce n'est pas digne de toi !"
Comme si penser quelque chose ou ne pas le penser pouvait être digne de quelqu'un ou non. Comme s'il y avait des pensées plus dignes que d'autres, plus légitimes que d'autres... ?
Eh bien oui. Pour le commun des mortels, oui.
Mais pas d'bol, je n'ai pas la télé...

Donc, si je reviens à mes Shadoks, je ne peux que constater une chose, c'est que selon les théoriciens du complot, tout est prévu, et pas depuis hier seulement. Ben vous savez quoi ? Ils ont raison ! Si, si ! Relisez l'Apocalypse de Saint Jean et vous verrez... Relisez la Bible ! Tout y est déjà écrit. Non pas que tout est inéluctable, mais tout est déjà dit. À savoir : Satan a perverti l'homme (l'être humain, de nos jours, il faut être précis, sinon on va encore m'accuser de je ne sais quoi), l'homme est devenu mortel, le Christ s'est incarné (c'est ce qu'on appelle la Nativité, ou encore Noël), il a vécu caché pendant trente ans, puis s'est mis à appeler et à parler aux hommes (et femmes) qu'il a rencontrés, il les a guéris, pour finalement être trahi par l'un de ses amis, a été crucifié et il est mort.
Fin de l'histoire ? Non ! Parce qu'après le Vendredi Saint, il y a Pâques. Et la Résurrection. La victoire du Christ sur la mort, sur Satan. Victoire définitive, puisque Satan ne peut rien contre la toute-puissance d'amour de Dieu : créé par Dieu, il ne peut pas être plus puissant que Celui qui l'a créé...

Donc, "tout ce qui va arriver peut et doit être prévu" ?
Cela peut paraître un peu effrayant, dit comme ça. Toutes les catastrophes ? Toutes les guerres ? Toutes les maladies, les souffrances, les problèmes de taxes, de conflits sociaux ?
C'est Dieu qui veut tout ça ? Qui "prévoit" et fait advenir tout ça ?
Et si on mettait là la liberté de l'homme ? Liberté de faire le bien et de faire le mal... Et si on y mettait aussi l'action de Satan, justement, ce serpent menteur qui pervertit tout ce qu'il touche, se cache pour mieux se faire oublier (y réussit très bien d'ailleurs), et va jusqu'à infiltrer l'Eglise du Christ elle-même... pour mieux la détruire... Mais pas de bol : le Christ l'a déjà vaincu, alors la victoire finale ne peut pas appartenir à Satan. Sauf qu'entre-temps, des tas de gens souffrent, et pour de vrai.

Cela me fait penser à ce que disent ces fameux "complotistes", qu'on peut aussi appeler "lanceurs d'alertes", qui parlent, par exemple, de chemtrails, du projet HAARP, des vaccins, d'exacerbation de conflits en vue de provoquer le chaos pour déstabiliser les états, voire détruire les états... ça ressemble furieusement à l'Apocalypse, ça...

"Tout ce qui va arriver peut et doit être prévu"... oui, sans doute, mais par qui ? Et pour quel résultat ?
Cette maxime n'a pas vraiment fini de me faire réfléchir...

lundi 19 novembre 2018

Gilets jaunes et gros bloquages

Cela fait un petit moment que je n'ai pas pu écrire ici. Il faut dire que j'ai été pas mal occupée, entre formations, réorientation professionnelle, nouvelles activités, choses urgentes et moins urgentes, et accessoirement, les enfants et la maison qui ont bien plus besoin de moi que ce blog... Bref. Passons.

Ce qui m'a occupée récemment, c'est aussi un certain nombre de sujets de réflexions qui m'ont amenée à me renseigner (petitement, je ne suis pas une experte, loin de là !) et à essayer de comprendre un peu mieux certaines choses qui se passent dans notre pays.
Et ce que j'ai compris, eh bien c'est que... la situation est bien plus complexe encore que ce que j'avais imaginé au départ.

Tout a commencé avec des questions relatives à mon alimentation. Comment faire pour mieux manger ? Et puis, c'est quoi, "mieux manger" ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que c'est manger ce qu'il y a de meilleur pour moi (au niveau micro-nutritionnel, macro-nutritionnel, environnemental, économique, social, etc.) ? Et là, déjà, c'était complexe, parce qu'entre la question du manger bio, local, mais aussi manger "utile" pour mon corps, en lui fournissant ce dont il a réellement besoin, cela implique un certain nombre de changements me demandant aussi de mieux connaître le fonctionnement de mon corps. Et donc de tester, de m'écouter (ou plutôt d'écouter ce que me dit mon corps et comment il réagit à ce que je lui donne). Bref, ça demande du temps et un peu de connaissances aussi. En faisant quelques recherches (merci Internet), je suis tombée sur des vidéos de Thierry Casasnovas, un homme de mon âge à peu près, qui revient de très loin et qui a réussi à remonter la pente grâce justement à une meilleure alimentation. Il va très loin dans ses expériences, mais il a une approche qui m'intéresse beaucoup parce qu'elle me permet de mieux comprendre comment mon corps fonctionne, en testant par tâtonnements et par expérimentations successives. En gros, j'essaie. Ce qui me fait du bien, je garde, le reste, je jette. Et ça marche.

Vous savez comment fonctionne Youtube : quand vous regardez une vidéo, la plate-forme vous en propose d'autres dont le contenu est assez proche et de proche en proche, vous finissez par vous perdre dans une masse d'informations. Mais au beau milieu de cette masse, je suis tombée sur un certain Pablo Servigne qui m'a entraînée dans une autre direction, complémentaire de la première et me faisant comprendre qu'il est vraiment temps de changer notre façon de faire. Parce que de toute façon, un jour ou l'autre, on y sera obligé.
Pablo Servigne est un collapsologue. La Collapsologie est une nouvelle science, un espèce d'OVNI scientifique. "To Collapse" en Anglais, ça veut dire "s'effondrer". En gros, il s'agit de la fin de nos modes de vie, de nos façons de consommer en particulier.
Les collapsologues envisagent plus que sérieusement, chiffres à l'appui, l'effondrement de nos ressources énergétiques (pétrole, gaz, etc.), de nos ressources en métaux (y compris les rares qui servent à confectionner nos produits de haute technologie type smartphones, tablettes, éoliennes, ordinateurs...), mais aussi alimentaires (extinction de nombreuses espèces animales et végétales), financières (tous les analystes financiers et économiques s'accordent pour dire qu'une autre crise économique majeure aura lieu, très bientôt, et qu'elle sera pire que celle de 2008), etc. Pour faire simple, nous sommes dans une voiture qui va trop vite et qui est sur le point de faire une grosse sortie de route. 
Tout risque donc d'aller très vite de travers.

Et puis, depuis quelques semaines, maintenant, ce fameux mouvement du 17 novembre a émergé sur les réseaux sociaux. Youtube n'a pas échappé à la vague, comme Twitter et les autres (je ne suis vraiment pas assez à la page pour tous les connaître). Et là, c'est très étrange, parce que j'ai eu l'impression, samedi dernier, en voyant le bazar que provoquaient les "Gilets jaunes", de vivre une sorte d'avant-goût de ce qui nous attend dans quelques temps, quand nous aurons de vrais problèmes à cause de l'effondrement de nos ressources. En clair, nous vivons dans un monde où nous exploitons davantage de ressources que celles qui sont disponibles. Ce qui veut dire que nous vivons à crédit et que tôt ou tard, nous allons connaître une pénurie. Vraisemblablement pas pour tout en même temps, mais dans un temps suffisamment court pour poser de sérieux problèmes d'approvisionnement et a fortiori, de survie pour ceux qui n'auront pas accès aux ressources vitales (eau, alimentation, etc.). Dit comme ça, c'est assez effrayant, en fait...
J'espère sincèrement que ni moi, ni mes proches n'aurons à vivre tout cela. Mais sans être pessimiste, j'ai actuellement un peu de mal à voir par quel moyen nous pouvons échapper à tout ça.


J'ai l'impression que le mouvement des Gilets jaunes est une manifestation de petite ampleur du problème sous-jacent que nos gouvernants (et là, je ne parle pas seulement de la France, ni même de l'Europe, mais du monde entier) se refusent de voir : notre mode de vie, de consommation, n'est pas tenable dans le temps. C'est plus qu'une question de transition écologique. Vu l'ampleur du problème décrit par les collapsologues, on en est loin, maintenant. Il ne s'agit plus de transition écologique, tout simplement parce que notre planète, notre environnement, notre climat, a une grande inertie. Et qu'il faudrait sans doute plusieurs centaines d'années pour inverser la tendance, même si nous changions tout dans nos façons de vivre aujourd'hui...


La bonne nouvelle (parce qu'il y en a quand même !), c'est que, pour continuer à vivre, il va falloir se serrer les coudes. S'entraider. Travailler ensemble pour assurer le ravitaillement des différentes communautés. Préférer l'alimentation locale, produite sur place, de manière biologique, sans intrants (parce que de toute façon, on ne pourra plus les produire faute de matières premières pour le faire). Il va falloir mutualiser les savoirs, les compétences, et travailler en réseaux. Etre inventifs et faire preuve de débrouillardise. Et surtout, il va falloir revenir à l'humain. Parce que de toute façon, si nous vivons réellement une crise énergétique, il va être de plus en plus compliqué d'utiliser les moyens de communication modernes type ordinateurs, internet, téléphones... Et donc, nous allons devoir recommencer à nous parler, à travailler ensemble. 

En écrivant ces lignes, j'ai l'impression que cette situation devient réelle, pour la première fois depuis que j'étudie le problème, voici bientôt huit mois. Jusqu'à présent, l'effondrement me paraissait lointain, hypothétique, surréaliste. En fait, j'avais du mal à y croire. Mais la réalité du quotidien me remet à ma place. Les Gilets jaunes ont ceci d'agaçant qu'ils nous empêchent de vivre comme nous en avons l'habitude. Leurs barrages filtrants augmentent nos temps de transport, embêtent un certain nombre de personnes et font resurgir certains réflexes qu'on pensait oubliés, comme le stockage de denrées alimentaires, par exemple. Mais il faut bien constater quand même qu'ils mettent le doigt sur un truc qui nous est actuellement essentiel et dont nous pourrions bien être obligés de nous passer dans quelques années : le carburant. Pablo Servigne et d'autres collapsologues estiment que le pic de production de pétrole a été atteint en 2006, si je me souviens bien de ce que j'ai entendu. Ce qui veut dire que 2006 est l'année où l'on a produit le maximum de pétrole. Et que depuis, nous en produisons de moins en moins. Et comme il y en a de moins en moins, le prix du pétrole ne va pas cesser de monter dans les prochains temps. Jusqu'à ce que ça devienne intenable... Le problème, c'est que ça va être la même chose pour beaucoup d'autres ressources, si j'ai bien suivi.

Le mouvement des gilets jaunes a déjà provoqué pas mal de dégâts, notamment le décès d'une femme sur un barrage, et un certain nombre de blessés. L'agressivité dont font preuve certains, tant au niveau des "gilets jaunes" que des "bloqués" commence à poser question. Pour qu'on en arrive là dès le premier jour du mouvement, c'est que les gens sont vraiment "à cran". Ils en ont marre. Marre de devoir se battre tous les jours pour joindre les deux bouts, pour finir les mois sans payer trop d'aggios à la banque. Marre de compter chaque centime et d'arbitrer à chaque fois qu'ils font les courses, surtout quand ils savent que d'autres, bien mieux placés, ne savent plus quoi faire avec leur argent (ou avec celui de l'Etat, quand il s'agit des frais de manucure et de coiffeur de Madame Macron ou de la nouvelle vaisselle de l'Elysée...). Bref, le ras-le-bol est compréhensible, mais le problème, c'est qu'il se manifeste en ce moment dans une belle agressivité, qui n'est même plus cachée.

J'ai juste envie de crier au monde qu'il ne faut pas se tromper de cible. Le problème n'est pas, n'est plus le prix du diesel. Le problème, c'est notre manière de vivre, bien trop individualiste, gourmande en énergie, bien trop dispendieuse. À quand un retour à un mode de vie plus frugal, plus sain, plus altruiste ?

mercredi 29 mars 2017

Vous avez dit... polyamour ?

Ce billet sera volontairement court, parce que je ne veux pas passer ma journée dessus. Et aussi que je pense qu'il n'y a pas besoin de longs discours pour parler de tout ça.
L'objectif du jour n'était pas du tout d'écrire ici, mais bon... 
En fait, je devais travailler sur mon roman en cours, mais c'était sans compter France Inter. Lors de l'un de mes trajets du mercredi après-midi, je suis tombée sur une émission sur cette radio, où il était question de "Polyamour". Ne sachant de quoi il était question et étant très curieuse de nature, j'ai commencé à l'écouter... Et j'ai été littéralement sidérée par ce que j'ai entendu. Alors bien sûr, vous allez me dire que je suis la dernière des imbéciles pour ne pas être informée de cette "tendance", ou bien que je devrais sortir de ma grotte un peu plus souvent, et peut-être aurez-vous raison. Ou pas.

Le Polyamour, keskecé ??? (en bon Français, s'entend)
Selon les deux sexologues invités aujourd'hui pour parler à l'antenne de France Inter, le polyamour, c'est le fait de pouvoir aimer plusieurs personnes en même temps.
Diantre. Quand j'étais petite, on appelait ça soit l'adultère, soit une partouze. Tout dépendait du contexte. Non, là, c'est du "polyamour".
Alors je comprends : "poly", ça veut dire "plusieurs". La définition semble donc correcte étymologiquement. Mais en quoi est-ce différent de l'adultère ou de la perversion sexuelle, comme il semble que ce soit le cas à l'écoute de cette émission ?

Pour resituer le contexte, je précise que les situations décrites par les deux invités sont différentes selon leur propre expérience. L'un des deux semble avoir plutôt affaire à des homosexuels et a beaucoup entendu parler de ce phénomène dans les milieux gays. Ce qui ne m'étonne qu'à moitié, parce que je n'ai jamais vraiment cru que la fidélité dans un couple homosexuel était le fait de la majorité. Non pas que je pense que tous les "couples" homosexuels sont infidèles, mais qu'il me semble que la majorité des homosexuels a plusieurs partenaires. Sans quoi, le SIDA ne ferait pas tant de ravages dans cette "communauté" (puisqu'il paraît que c'est le terme consacré).
Le second invité, une femme, précise que, pour sa part, elle voit cette question arriver dans son cabinet, où elle reçoit majoritairement des couples hétérosexuels qui connaissent des problèmes dans leurs relations, et cette question est le plus souvent amenée par les hommes (bien qu'il semble que les femmes puissent elles aussi être "polyamoureuses", même si ça n'est apparemment pas la majorité).

Donc, le polyamour, c'est le fait, pour un homme plutôt que pour une femme, pour un homosexuel comme pour un hétérosexuel, d'aimer plusieurs personnes à la fois.
Euh... je ne vois toujours pas la différence entre l'adultère et le "polyamour", ou entre la perversion et le polyamour.

Ah, si, en fait.
Quand on dit d'un homme (ou d'une femme) qu'il (ou elle) entretient une relation adultérine, cela veut dire qu'il (ou elle) n'est pas fidèle.
Mais si on dit qu'il (ou elle) est polyamoureux (ou polyamoureuse), alors c'est exactement comme si on disait qu'il (ou elle) est hétérosexuel(le) ou homosexuel(le) : il ne s'agit pas là d'une faute, d'une transgression, mais d'un état. On serait donc polyamoureux comme on est un homme ou une femme. Comme on est homosexuel, aussi, sans doute.
Super.

Les gens sont très forts pour inventer des catégories où placer les gens. Et pour trouver des excuses à tout un tas de comportements que, personnellement, je trouve très malsains.
Là, à mon humble avis, le "polyamour" sert à justifier l'adultère, ni plus, ni moins. L'argument donné, c'est que, chez les Grecs, dans l'Antiquité, il y avait plusieurs mots pour définir l'amour : Éros, Agape et Philia. 
Diantre.
Et que, toujours chez les Grecs, dans l'Antiquité, le mariage était une manière de permettre la transmission d'un bien à ses enfants en évitant qu'ils ne soient considérés comme des "bâtards". C'est-à-dire qu'il y avait l'épouse "officielle", celle qui porte les enfants de l'homme, qui est la caution de leur légitimité, et puis il y avait aussi les "autres", la concubine, la prostituée... que sais-je encore.

Euh... ça change quoi ? Et surtout, qu'est-ce que ça veut dire, en dehors du fait que cela soulève la question de la fidélité de l'homme envers sa femme (parce que, bien sûr, il était "normal" pour un homme d'aimer plusieurs femmes, mais il était hors de question que le femme, elle, ait un mari et un amant, sans doute parce que ça aurait compliqué l'identification du père à coup sûr et que ça aurait mis à mal la question de la succession et de la transmission d'un héritage...) ?

Je vais sans doute parler un peu crûment, je l'avoue, mais pour moi, cette histoire de "polyamour" permet simplement de donner bonne conscience à ceux qui veulent "aller voir ailleurs". Le seul "progrès" (si on peut appeler ça comme ça), c'est que, aujourd'hui, "aller voir ailleurs" n'est plus l'apanage des seuls hommes, et qu'il est admis aussi que les femmes puissent le faire également. Ni plus, ni moins. Question d'égalité sans doute.
En gros, cette "nouveauté" est juste un nouveau nom donné à quelque chose de très ancien, qui est la propension à aller chercher ailleurs que dans son couple un hypothétique bonheur. Et tout ça pour quoi ? Pour ne plus être montré du doigt ! Parce que "être infidèle", ça la fout mal, si vous voulez mon avis. Surtout quand on sait que la plupart des divorces trouvent leur origine dans l'infidélité de l'un des deux. En gros, on se donne bonne conscience. "Non, je ne suis pas infidèle ! Non, je ne commets pas l'adultère !! Je suis simplement "polyamoureux" !
Ben voyons...

Ça me fait penser à la pilule, ça. Sous couvert de donner une plus grande liberté aux femmes, on les a rendues disponibles au désir de l'homme de manière permanente. Ben là, c'est pareil. On ne s'amuse plus avec son épouse au lit ? On a besoin de mettre du piquant dans son couple ? Polyamour !

Pour dire les choses simplement, les hommes et les femmes sont toujours les mêmes, rien n'a changé. Ils sont toujours esclaves de leurs pulsions. C'est un fait. Et donner à ce fait un autre nom, c'est juste masquer la réalité et lui donner une apparence plus "acceptable". C'est justifier la rupture de l'engagement à la fidélité au sein du couple, c'est laisser parler ses désirs et ses pulsions, se laisser dominer par eux. C'est, finalement, ravaler l'homme au rang d'un animal soumis à ses pulsions.

Bon sang, les êtres humains valent mieux que les animaux, non ?

Dans certaines sociétés contemporaines à la nôtre, cet état de fait a été légalisé et porte un nom : la polygamie. Mais je comprends pourquoi l'intervenante de tout à l'heure disait que ça n'avait rien à voir. La polygamie, dans ces sociétés, c'est la possibilité pour un homme d'épouser plusieurs femmes. Le polyamour, c'est la possibilité pour un homme ou pour une femme d'être amoureux(se) de plusieurs personnes en même temps. En fait, la seule différence entre la polygamie et le polyamour, c'est que c'est plus égalitaire d'être "polyamoureux" que d'être "polygame".

Et la bonne nouvelle, c'est que nous avons, en France, le "mariage" pour tous ! La possibilité pour des couples homosexuels de se marier ! Youpi !!!
Et comme le plus gros argument, pour les défenseurs de ce "mariage", c'était de dire qu'il fallait que les lois s'adaptent à l'évolution de la société, je suis prête à prendre le pari que, dans quelques années, la polygamie sera légalisée dans notre pays. Ben oui. Et pourtant, en 2012-2013, "ils" nous ont juré le contraire ! (tout comme quand il y a eu les débats sur le PACS, "ils" avaient juré qu'il n'y aurait jamais de mariage pour les homosexuels. Dites, vous aller continuer à nous prendre pour des imbéciles pendant encore longtemps ?)


Voilà. C'était mon billet d'humeur de la journée. C'est un peu brut de décoffrage et très peu travaillé, mais tant pis. Au moins, ça me permet de passer mes nerfs sans en venir aux violences physiques et de pouvoir passer à autre chose. Ce qui n'est déjà pas si mal.

mardi 11 octobre 2016

Complotisme et politiquement correct.

Je ne sais pas pour vous, mais il y a des trucs qui m'embêtent sérieusement ces derniers temps. En particulier quelque chose qui m'a sauté aux yeux il y a quelques mois, quelques temps après les attentats du 13 novembre à Paris. C'était déjà en germe après ceux du mois de janvier, mais ça a vraiment pris de l'ampleur pour moi au mois de décembre 2015 et dans les mois qui ont suivi. Il est vrai que je suis particulièrement lente, un "cerveau-lent", comme j'aime à dire, à comprendre les choses et à les analyser.
Donc, au mois de novembre, il y a eu ces horribles attentats au Bataclan et dans les rues de Paris, où plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort. On a alors vu fleurir sur les réseaux sociaux (et Facebook en particulier) ces "photos de profils" avec le drapeau de la France qui se superposait à la photo précédemment utilisée, pour permettre à ceux qui le voulaient de manifester ainsi leur attachement à leur pays. Au mois de janvier 2015, c'était "Je suis Charlie" en blanc sur fond noir, puis il y a eu novembre et le drapeau français et ensuite, le drapeau est revenu, avec les couleurs de la Belgique cette fois-ci, pour montrer qu'on était solidaires avec les victimes des attentats à Bruxelles.

Alors voilà. Si on laisse de côté le versant émotif de tout ça, si on se penche un peu sur la question de ce qui se passe actuellement dans notre monde, dans nos pays, en Europe et au-delà, il y a un certain nombre de choses qui sautent aux yeux.
- Des conflits, il y en a partout dans le monde (je ne vais pas faire une liste, ce serait monstrueux, mais le plus simple, c'est d'aller voir ici ce qui se passe, mais aussi ici ou .)
- De plus en plus de conflits ont trait à la religion (en incluant le terrorisme). Mais il ne faut pas oublier les actes de persécution ou de vandalisme à l'encontre des différentes communautés, avec des disparités flagrantes entre les confessions. Ce qui est frappant, notamment, c'est que quand on fait une rapide recherche sur Google, en mettant par exemple "statistiques persécutions religieuses" (sans préciser la confession), on tombe sur des sites qui parlent essentiellement de persécutions contre les Chrétiens. Pas les Juifs ou les Musulmans, non, les Chrétiens. Alors moi, il y a des choses que j'ai du mal à comprendre (je l'ai déjà mentionné dans d'autres billets, mais je vais en reparler parce que j'ai parfois l'impression que j'ai du mal à me faire comprendre) : comment se fait-il que dans notre pays, on nous accuse tout le temps d'Islamophobie (et pas que chez nous d'ailleurs) alors que les faits statistiques et avérés au niveau mondial montrent que ce ne sont pas les Musulmans qui sont les plus persécutés ? (voir ici, par exemple). En fait, quand j'ai cherché persécution anti musulmans sur Google, je suis tombée sur ça : un article sur les persécutions à l'encontre de la minorité musulmane en Birmanie, et une liste d'articles sur les persécutions envers les Chrétiens en pays musulmans... Ça laisse rêveur quand même...
Bref. Donc, on nous martèle, en France, que les Musulmans sont persécutés et qu'il faut les aider parce que c'est monstrueux de persécuter quelqu'un pour sa religion (ce qui, en soit, est tout à fait vrai : persécuter quelqu'un en raison de son appartenance religieuse est honteux), mais ce qui ne va pas dans tout ça, c'est de présenter les Musulmans comme une communauté persécutée, alors que c'est faux, tant en France qu'ailleurs. Si actes islamophobes il y a, ils sont plutôt récents et semblent liés aux attentats qui ont frappé la France en novembre 2015, pour lesquels il y a eu clairement des revendications émanant d'organisations islamistes. Je précise à toutes fins utiles qu'on peut observer une hausse de 80% des actes anti-chrétiens et une hausse de 223% des actes anti-musulmans, cela ne veut pas dire que les Musulmans sont plus persécutés que les Chrétiens mais que, proportionnellement, la hausse a été plus importante pour les actes commis contre les Musulmans que contre les Chrétiens. Seulement, si on compare les chiffres bruts, ils sont assez éloquents. Par exemple, sur 667 atteintes en 2012, 543 concernent des sites chrétiens (édifices et sépultures), 40 pour les sites israélites et 84 pour les sites musulmans. Ce qu'il faut observer, c'est que ces chiffres sont en hausse pour toutes les confessions par rapport à 2008 (304 atteintes en 2008, dont 275 pour les sites chrétiens, 15 pour les sites israélites et 14 pour les sites musulmans). La hausse est donc pour tous (ce qui peut vouloir dire que ce n'est pas dirigé vers une communauté en particulier, mais vers les religions en général) et que la hausse est proportionnellement moindre pour les atteintes envers les sites chrétiens, tout simplement parce que les chiffres de départ étaient bien plus élevés que pour les atteintes envers les sites israélites et musulmans... Donc on fait dire aux chiffres ce que l'on veut, selon la façon dont on les présente.

Mais si on sort de cette histoire de chiffres, cette bataille qui cherche à savoir qui est persécuté, et qu'on regarde les choses d'un peu plus loin, on se rend compte qu'il y a des trucs pas nets là-dedans, concernant ce qu'on nous dit des causes et des conséquences de tout cela.
Par exemple, on nous dit que la cause de tous nos maux vient justement des religions. Et que les guerres sont toutes avec un fondement religieux. Le meilleur exemple dans tout cela, c'est l'éternel retour sur les Croisades, pour justifier l'idée répandue un peu partout que les Chrétiens sont des gens belliqueux.
Alors j'essaie de regarder autour de moi, et ce que je vois n'a rien à voir avec ce qu'on me dit que je devrais voir.
D'abord, les Croisades, si je ne m'abuse, ça date du Moyen-Age. Que je sache, le Moyen-Age est terminé depuis un bout de temps et il m'est avis qu'il serait temps de s'en souvenir un peu, histoire de voir les choses de manière un peu distanciée et différente.

Ce que je vois, moi, c'est que les guerres aujourd'hui sont affaire de pouvoir et de domination (comme depuis toujours d'ailleurs). De domination des ressources naturelles en particulier, par exemple du pétrole ou, surtout, de l'eau. On trouve aussi, parmi les causes des conflits récents, l'urbanisation, la démographie, le développement d'Internet (notamment dans les conflits dits "Printemps arabes"), ou encore des causes économiques. Si la question religieuse n'est certes pas absente de certains conflits, elle n'en est pour autant pas une des causes premières.

Alors je me dis que je me retrouve souvent, ces derniers temps, devant un tas de mensonges plus ou moins flagrants, certains bien dissimulés sous une grosse couche de bons sentiments. Il est "mal" de faire porter le chapeau du terrorisme aux Musulmans ? On va dire que c'est la faute de Daesh. Ne surtout pas prononcer le mot "Musulman" ou "Islam", ça pourrait être pris pour de la persécution envers les Musulmans qui, eux, n'aspirent qu'à vivre en paix en France, c'est bien connu.
Soit.

Ce qui est marrant, c'est qu'il y a les explications officielles (distillées par les médias classiques type France 2 et consorts, TF1, ou la presse écrite comme Le Monde, Libération...) et puis il y a les autres explications, celles qu'on trouve sur Internet.
Je me souviens d'un truc qui m'avait particulièrement blessée il y a de cela un peu moins de 3 ans, sur Facebook, au moment du "débat" sur le mariage pour tous, où la question du genre s'était invitée dans les manifestations. Dans le même temps avait lieu la réforme de l'éducation par Vincent Peillon, avec une refonte des programmes scolaires. Il a, comme chacun sait, été remplacé deux fois, et nous nous retrouvons maintenant avec Najat Vallaud-Belkacem comme ministre de l'Education.
Et là, je me suis posé un certain nombre de questions concernant l'instruction de nos enfants. Ce que j'observais à ce moment-là, c'était la disparition d'un certain nombre d'enseignements, dont la chronologie en Histoire ou certains personnages importants de l'histoire de France. Dans le même temps, un rapport de l'OMS préconisant des cours d'éducation sexuelle avait été mis au jour sur Internet, ce rapport précisant quoi enseigner aux enfants dès l'âge de 4 ans, en matière de sexualité.
Je me demandais à ce moment-là quel pouvait bien être l'intérêt d'enseigner à des tout-petits ce que je perçois comme une forme de perversion de l'enfance, à savoir qu'à 4 ans, à 8 ans, à 11 ans, les enfants ont bien d'autres chats à fouetter que de s'occuper de savoir s'ils sont attirés par les filles ou les garçons et comment on fait les bébés... Bref, je m'interrogeais beaucoup sur les contenus des enseignements, notamment à l'école primaire et en maternelle.
Et là, je tombe sur un livre que j'avais dans ma bibliothèque, Balzac et la petite tailleuse chinoise. J'en parlais dans un commentaire sur Facebook, où je comparais la réforme de l'école du moment avec la révolution culturelle chinoise, durant laquelle des millions d'enfants ont été soustraits de leur milieu familial pour être rééduqués par le régime communiste, parce que leurs parents étaient susceptibles d'être des vendus au capitalisme et qu'il fallait donc soustraire ces enfants à l'influence néfaste que pourraient avoir sur eux leurs parents.
Je me suis pris des volées de bois verts de la part de certains de mes contacts, qui m'ont dit que j'étais encore une de ces victimes des théories du complot qui sévissent sur Internet.
Sur le coup, j'ai été interdite.

Et puis, j'ai fait un test.

Deux ans plus tard, un de mes contacts, à la suite des attentats du 13 novembre, a posté sur Facebook un message humoristique disant que les responsables des attentats n'étaient pas les islamistes mais les communistes. Or je venais de lire un article donnant une explication totalement rocambolesque et semblant tellement énorme que ça en devenait risible, disant que les organisateurs des attentats n'étaient autres que les services secrets français (ils en donnaient les raisons, les faits qui prouvaient selon eux leurs dires, etc.). Pour "rire", j'ai mis en deux lignes cette "explication" sur le profil de mon contact, et immédiatement, j'ai vu des personnes que je ne connaissais pas réagir comme je l'attendais : par des rires, des "lol !" et autres, signalant par là qu'elles avaient bien saisi l'humour et l'attaque cachée envers les théories complotistes qui sévissent sur la toile.
Quelques temps plus tard, j'ai vu passer une information comme quoi la ministre de l'éducation avait fait de la lutte contre les théories du complot une des priorités de l'Education nationale...

Alors la question que je me pose n'est pas du tout sur le bien-fondé de ces théories complotistes. Qu'elles soient vraies ou fausses n'a ici aucune incidence ni aucune importance. Ce qui est important, en revanche, c'est la réaction que ces théories suscitent. Ce qui m'a frappée, c'est qu'à partir du moment où une idée, plus ou moins saugrenue, est avancée et que cette idée contredit les explications données par les médias "officiels", cette idée est susceptible, en fonction de sa dangerosité, d'être taxée de "théorie du complot". Le problème n'est pas que ce soit une théorie d'un quelconque complot ou non, mais que, du fait même d'être identifiée comme un possible complot, cette idée perd immédiatement toute légitimité, toute crédibilité, même si, par hasard, elle recelait un fond de vérité.

Alors je me pose de plus en plus de questions sur la liberté. Si on n'a plus la possibilité de débattre d'une idée qui sortirait un peu de l'ordinaire ou du "prêt-à-penser" émanant de la soupe que nous servent les médias, où se trouve encore la liberté de penser ? Si, en exprimant une opinion contraire au politiquement correct, on se retrouve taxé de fasciste, d'homophobe ou islamophobe, où se trouve donc la liberté de parole et d'opinion ? On en viendrait presque à penser que se dire Catholique ou Chrétien, c'est, de fait, être islamophobe et homophobe...
Notre pays est-il encore le pays des droits de l'homme ? Où se trouve ma liberté et celle de mes concitoyens quand ce sont mes concitoyens eux-mêmes qui sont tellement endoctrinés par les médias et le prêt-à-penser, qu'ils pensent sincèrement être libres, alors qu'en réalité, ils réagissent exactement de la façon dont on attend qu'ils réagissent, en discréditant de fait toute opinion qui sort un peu de l'ordinaire et, surtout, du mythe rassurant qu'on nous sert à longueur de journée ?

On nous dit que les musulmans ne sont pas responsables du terrorisme, que c'est le fait d'intégristes religieux de tous poils et que, dans ce domaine, peu importe la religion, tous les intégristes sont à mettre dans le même sac.
On nous dit que les responsables des conflits, ce sont les religions, et en particulier les Chrétiens.
On nous dit des tas de choses, mais si on cherche un peu, sur des sources alternatives (et tout est disponible sur Internet, pour peu qu'on cherche vraiment), on trouve aussi des articles, des vidéos, des études sérieuses qui semblent prouver le contraire...
On nous dit par exemple qu'il faut manger trois laitages par jour, que le lait est la meilleure source de calcium.
On ne nous dit pas que ce slogan a été inventé par les industriels de l'agro-alimentaire pour écouler les stocks de lait à cause de la politique agricole qui a consacré l'élevage intensif, et de la surproduction que cela a entraîné. On ne nous dit pas non plus que le calcium du lait est moins bien assimilé par l'homme que celui qui est contenu dans certaines légumineuses et le quinoa, par exemple. On ne nous dit surtout pas ce que le lait de vache contient d'autre que le calcium... et quels sont les risques que nous courons à cause de ce qui est dans le lait de vache et dont on ne nous parle pas. Le même problème, d'ailleurs, se pose avec l'eau que nous buvons...
De combien d'autres mensonges sommes-nous abreuvés au quotidien ?
Qui croire ?
Le gouvernement, qui nous ment depuis si longtemps (je n'étais pas bien vieille à l'époque, mais, vous y avez cru, vous, au fait que le nuage radioactif de Tchernobyl s'était gentiment arrêté aux frontières de notre pays ?) ?
Les industriels, dont l'objectif premier est de gagner de l'argent, peu importe que cela soit au prix de notre santé ?
Qui a intérêt à nous maintenir dans cette forme moderne d'esclavage qu'est la soumission volontaire aux diktats publicitaires et économiques ?

Le capitalisme est-il réellement une bonne chose pour l'homme ? Si tel était le cas, depuis la chute du communisme, on aurait du voir un réel changement, positif, dans les conditions de vies des hommes, non ? Ce que je vois, moi, c'est que les riches sont de moins en moins nombreux, mais de plus en plus riches, et que les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres.
N'est-il pas temps de se réveiller et de remettre en question ces idées toutes faites qui nous gouvernent au quotidien ?

Il y a bientôt quatre ans, nous avons déménagé dans un village proche de la ville que nous habitions jusqu'alors. Et dans la foulée, nous avons découvert que nous ne recevions plus les chaînes de télévision que nous avions jusque là, alors que nous étions équipés d'un décodeur satellite TNT, bien plus performant que la TNT de M. Tout-le-monde. Pendant un temps, nous avons hésité entre racheter l'équipement nécessaire pour recevoir les chaînes de télévision et ne rien faire, supprimer la télévision et ne garder qu'un lecteur DVD et un poste de télé pour regarder nos films préférés.
Finalement, nous avons opté pour le lecteur DVD, et nous ne le regrettons pas. Et c'est marrant, pendant que j'écrivais ces lignes, j'ai vu un post d'un de mes contacts. Et ce post donne un lien vers un article qui dit simplement qu'un projet est à l'étude pour autoriser non plus 20% mais jusqu'à 40% de publicité aux heures de grande écoute, soit entre 19 et 22 heures...
Moi, je me dis que j'ai bien fait de ne pas récupérer mon antenne TNT.
Je me dis aussi que ce qui m'aide encore à réfléchir par moi-même, ce qui me permet de garder un regard encore un peu critique sur le monde qui m'entoure, c'est justement cette absence de télévision.

Mon esprit est comme dépollué.
C'est exactement comme quand je travaillais, où je me retrouvais avec l'esprit comme formaté par ce que je lisais. Et ce que je lisais était contraire à mes opinions profondes et à ma foi. Et au bout d'un moment, je voyais bien le décalage, mais je ne savais plus comment m'en sortir et où était la vérité.
Et puis, je me suis retrouvée enceinte de mon quatrième enfant. J'ai donc pris un congé parental parce que ça devenait particulièrement sportif entre les quatre enfants, le travail et les déplacements professionnels de mon mari.
Et là, je me suis éloignée de mon milieu professionnel et j'ai peu à peu réappris à penser par moi-même. Ça a pris du temps, mais mes convictions se sont affermies et mes yeux se sont ouverts. Jusqu'à rendre impossible mon retour à mon ancien emploi, sous peine de perdre ma liberté de pensée et de me retrouver totalement en porte-à-faux entre la pensée officielle et mes opinions personnelles.
Je n'ai pas envie de sacrifier ma liberté de penser pour quelques centaines d'euros supplémentaires par mois.

Alors tant pis. Je fais le choix de préserver ma liberté, quitte à vivre avec moins chaque mois. Au moins, je connais le prix de ma liberté. Et je l'assume. La contre-partie, c'est que je me retrouve souvent assez seule et qu'il n'est pas forcément très simple de séparer les bons grains de l'ivraie et de savoir où trouver des informations fiables, entre les grands médias qui semblent noyautés par le pouvoir et les médias alternatifs où l'on trouve de tout, et souvent, d'ailleurs, du grand, grand n'importe quoi...
Mais ce qui me sidère régulièrement, c'est de voir le nombre de personnes qui n'ont pas le plus petit début de prise de conscience du fait qu'ils sont manipulés et que notre société, nos téléviseurs et autres médias nous disent exactement ce que nous devons penser et pourquoi... est-ce que tant de gens ont déjà abdiqué ?

dimanche 9 octobre 2016

La Théorie-du-genre-qui-n'existe-pas

Depuis à peu près une semaine, il n'est question (presque) que de ça : les propos du Pape François ont soulevé l'indignation de la Ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem !
Oui, parce que le Pape a osé dire que la théorie du genre (vous savez, celle qui n'existe pas !) est enseignée insidieusement dans les écoles en France. Alors là, j'ai écouté l'interview de Najat à France Inter (voir le lien ci-dessus), et je suis sidérée. J'avoue que je voyais Najat comme une femme machiavélique qui démolissait sciemment et méthodiquement nos enfants en leur inculquant un certain nombre de bêtises toutes à même de perturber grandement nos chères têtes blondes.
Et là, en l'écoutant, je me suis dit : "Mais bon sang ! En plus, elle est vraiment sincère ! Elle y croit, elle pense vraiment que l'origine de nos maux, c'est l'inégalité entre les hommes et les femmes et qu'il faut absolument, pour vaincre ces inégalités et ces violences, "déconstruire" ces stéréotypes de genre !"

Ah là là... j'avoue que j'en suis restée scotchée bien... au moins trois secondes. C'est flippant, quelque part, de se dire qu'un ministre, rompu aux exercices de la politique, peut être sincère dans ses propos tout en ayant parfaitement tort ! C'est flippant, parce que ça veut dire qu'en plus d'être une femme politique (nul n'est parfait, hihi !), avec tout ce que cela suppose de calculs et de compromis pour arriver là où elle en est, elle est tellement endoctrinée qu'elle ne sait plus faire la différence entre la réalité brute et l'idéologie débile qui lui a servi de cerveau durant je ne sais combien d'années... Je ne sais pas, moi, mais ça me fait penser à... de l'intégrisme, ça ! Ou à du sectarisme, au choix. Vous savez, ce truc qui fait que vous n'avez plus vraiment la possibilité d'user de votre libre arbitre, de votre liberté de conscience et de votre capacité d'analyse, de réflexion... Oui, ce truc, là, qu'on appelle l'esprit critique !

Bon, je vais arrêter d'être médisante et cynique. Après tout, Najat est peut-être, au fond d'elle-même, parfaitement consciente de ce qu'elle fait. Elle "joue" peut-être la sincérité tellement bien que je me fais avoir et que j'y crois, naïve comme je suis. Mais bon, je vais lui laisser le bénéfice du doute et faire comme si elle était vraiment sincère. Et au risque d'enfoncer une fois de plus des portes ouvertes, je vais vous partager ici un certain nombre de choses qui m'ont littéralement fait exploser de rire à la rentrée.

Il y a un truc marrant, avec les enfants, notamment les très jeunes enfants, c'est qu'ils ne trichent pas. Ils disent clairement les choses (quand ils savent parler) et vont toujours vers ce qu'ils préfèrent, peu importe ce qu'en pensent leurs parents.
Une de mes amies m'a bien fait rire en me racontant l'étonnement d'une femme de sa connaissance, qui fait partie des nouvelles mariées selon la loi Taubira (entendez par là qui s'est mariée avec une autre femme depuis que deux personnes du même sexe ont le droit de se marier civilement). Ces deux femmes, sans doute charmantes d'ailleurs, ont mis au monde quasiment simultanément deux enfants, un garçon et une fille, il y a de cela environ deux ans (oui, oui, elles devaient être dans les starting blocks et ont attendu la promulgation de la loi pour le mariage, mais pas pour la PMA artisanale !). Les deux enfants sont donc maintenant des bambins presque en âge d'aller à l'école (on verra ça, je pense, à la rentrée de 2017), et sont élevés par leurs deux mamans qui font absolument tout ce qui est en leur pouvoir pour en faire un homme et une des adultes dignes de ce nom (pardon, j'ai failli faire une grosse gaffe). Or l'une des mamans s'étonnait il y a quelques semaines de ce que le petit garçon s'intéressait surtout aux camions et aux voitures, quand la petite fille ne jurait que par les poupées, les robes roses et les princesses. Grand Dieu !!! Quelle horreur !!!

À ce stade-là du récit, j'ai juste éclaté de rire (gentiment, rassurez-vous), et ai eu envie de dire à cette maman : "Bonjour ! Bienvenue dans le monde réel !" Parce que, bien entendu, la réaction des deux enfants me semble tout à fait normale et naturelle, en ce sens qu'ils vont vers ce qu'ils préfèrent naturellement. Alors on peut toujours leur enseigner, leur apprendre qu'un garçon a le droit d'aimer les poupées et qu'une fille peut tout à fait préférer les voitures, si cela leur ouvre la possibilité de le faire, cela ne veut absolument pas dire que c'est ce qu'ils feront... Tout cela serait vraiment drôlissime, si ça ne soulevait pas le problème que la réaction - sincère - de cette maman révèle qu'elle croit réellement que les filles et les garçons, c'est pareil... 

Plus sérieusement, un autre fait m'a fait réfléchir et bondir, aussi, parce qu'il marque, a contrario, la réalité biologique et naturelle de la différence homme-femme et les dangers qu'une telle "théorie-du-genre-qui-n'existe-pas" peut faire courir aux êtres humains, dans un sens ou dans un autre d'ailleurs.
C'est cette information, où l'on apprend que la France a au moins dix ans de retard dans la recherche et le traitement des maladies, particulièrement dans le fait que les maladies n'ont ni les mêmes causes, ni les mêmes traitements, selon que l'on est un homme ou une femme, et que, pour guérir la personne, il convient de prendre en compte son sexe biologique. Et pourtant, Hippocrate l'avait déjà annoncé...

Alors là, je me dis que, décidément, dans notre pays, on marche vraiment sur la tête, et que, visiblement, ce n'est pas près de s'arrêter. Parce qu'il y a quelque chose qui me choque vraiment, c'est cette idée qu'il faut absolument dire aux filles et aux garçons qu'ils peuvent devenir quelqu'un d'autre que celui ou celle qu'ils sont en réalité. Je me demande vraiment pourquoi, mais pourquoi il faut absolument convaincre nos enfants qu'une fille et un garçon, c'est la même chose ? Pourquoi ? Parce que les femmes sont opprimées et que ce n'est pas juste ?
Certes. Oui, dans certaines cultures, dans certaines régions du monde, elles sont effectivement opprimées. Mais je me demande vraiment si la cause de cette oppression, c'est parce que ceux qui les oppriment pensent réellement qu'elles sont des sous-êtres humains parce qu'elles sont des femmes, ou s'ils ont pris ce prétexte qu'elles sont des sous-êtres humains (à la limite de l'esclavage) parce que, étant femmes, elles n'ont pas la même force physique que les hommes et qu'elles ont donc moins la possibilité de se défendre que les hommes en cas d'affrontement.
Alors vous allez me dire que ce n'est pas clair, et vous aurez peut-être raison (parce que des fois, moi aussi, je m'embrouille quelque peu). Donc, je reprend. Est-ce que les hommes qui oppriment les femmes, dans certaines régions ou dans certaines cultures, sont sincèrement persuadés que les femmes sont des sous-êtres humains tout justes bons à servir d'esclaves parce que ce sont des femmes ? Ou bien est-ce que, a contrario, dans les cultures où les femmes servent d'esclaves aux hommes, cet état de fait existe parce que les hommes ont réussi à imposer leur loi à cause de leur force physique ? Quel est le choix, dans ce cas-là, pour les femmes ? Subir et mourir, ou se soumettre ?
Mais si ces situations, tout à fait aberrantes, horribles, inacceptables, existent dans nombre de pays, de cultures du monde, n'y a-t-il pas un peu de tri à faire ? Est-ce que ce qui est vrai dans un pays et une culture donnée l'est forcément partout ailleurs de par le monde ? Ce n'est pas parce que dans certains pays, des hommes persécutent et réduisent les femmes en esclavage que toutes les femmes, dans le monde entier, sont les esclaves des hommes, si ? Pour ma part, je n'ai pas l'impression que ce soit le cas dans notre pays. Ni même en Europe ou en Occident en général. Alors bien sûr, il ne faut pas nier la violence physique, et il est vrai que les femmes sont plus susceptibles de souffrir sous les coups des hommes que l'inverse. Mais je serais curieuse de savoir quelle est la proportion d'hommes qui vivent sous la coupe de leurs femmes, subissant ainsi une autre violence, plus insidieuse, plus difficile à dénoncer et à contrer parce que parfaitement invisible. En gros, je ne pense pas que le problème de la violence conjugale (ou de la violence en général) soit un problème d'appartenance à un sexe ou à un autre, mais plutôt un  problème de respect de l'autre, quel qu'il soit...

Et puis, il y a autre chose qui me pose un petit problème. C'est l'anticléricalisme qui accompagne, en général, ce type d'allégations (les hommes et les femmes sont égaux, ils doivent donc être identiques). C'est marrant, cette constatation, parce qu'a priori, ça n'a vraiment aucun rapport, l'égalité hommes-femmes et l'anticléricalisme. Ce qui m'interroge, c'est de savoir pourquoi ceux qui pensent qu'un homme et une femme sont complémentaires, et que cette complémentarité dans la différence fait partie de la richesse de l'humanité, et est donc une bonne chose sont, le plus souvent, des gens qui croient en Dieu. Mais pas en n'importe quel Dieu. Pas en Allah (eux, ils pensent souvent que les femmes sont des esclaves, justement). Et c'est là que je me dis qu'on marche vraiment sur la tête, parce qu'en regardant bien l’Évangile, la Parole de Dieu, en regardant le Christ, on voit tout son amour pour les hommes et pour les femmes, et ce dès le début. On voit aussi tout le respect qu'Il a pour les femmes, sans pour autant dénigrer les hommes, comme le font tant de néo-féministes de nos jours. Et on voit encore combien le couple Homme et Femme est beau, bon, et voulu par Dieu. 

J'ai malheureusement souvent l'impression que beaucoup de problèmes seraient en passe d'être réglés, si tous les détracteurs de la religion chrétienne prenaient un peu de leur temps (précieux, certes, tout comme celui des chrétiens d'ailleurs) pour se renseigner vraiment sur ce que dit le Christ à propos de l'humanité, de l'homme et de la femme, du couple, de l'amour et de la beauté du don de soi. Si chacun avait l'honnêteté intellectuelle de se poser la question "Et s'ils avaient raison ? Et si c'était vrai ?", qu'est-ce qu'on gagnerait comme temps, comme énergie, et comme vies humaines !

L'homme est libre de croire ou de ne pas croire. Et je trouve ça absolument merveilleux de la part de notre Dieu de nous avoir laissé cette pleine et entière liberté de croire en Lui ou de Le rejeter. Mais c'est aussi totalement délirant, parce que du coup, l'homme est libre aussi de se laisser aller à toutes les folies qui lui passent par la tête, si un jour il a décidé qu'il voulait ou devait tester autre chose que ce que le bon sens et la Vérité lui inspirent. Et il me semble (mais je me trompe peut-être) qu'à force de vouloir tout tester, tout essayer, l'homme ne finisse par essayer de remplacer un Dieu auquel il ne croit pas par une multitude de dieux illusoires, jusqu'à arriver à se déifier lui-même. Ce qui se passe dans notre monde, aujourd'hui, me terrifie. Il ne se passe pas une journée sans qu'on entende parler d'un tremblement de terre, d'une catastrophe écologique (type nuisible, invasion de pucerons ou d'insectes) menaçant les récoltes ou bien d'un cyclone dévastateur faisant des centaines de victimes. Italie, France, Haïti, Etats-Unis... Les faits prouvent bien, rien que ces jours-ci, que l'homme n'est pas un dieu. Que l'homme n'est qu'une petite fourmi à l'échelle du monde et qu'il est extrêmement vulnérable face aux déchaînements de colère de notre planète. Et pourtant, l'homme se croit si puissant, si savant, si important qu'il en arrive à vouloir prendre la place de Dieu ? Mais rien que ces événements tragiques me poussent à croire en Dieu ! Tout simplement parce que, pour ordonner le monde tel qu'il est, si parfait, si magnifique, si incroyable, il fallait une intelligence supérieure ! Tout cela ne peut pas être le fruit de l'intelligence humaine, loin de là. La meilleure preuve, c'est que nombre de scientifiques, chercheurs, s'émerveillent encore aujourd'hui du nombre de choses qu'ils ne comprennent pas encore dans le monde, que ce soit dans la nature, son fonctionnement, ou encore sur l'homme, le corps humain ou son fonctionnement... Et c'est encore moins le fruit du hasard ! C'est tout bonnement impossible... sauf si le "hasard" a pour nom... Dieu. 
Et l'homme a l'outrecuidance, l'orgueil incroyable, de s'arroger le droit de prendre la place de Dieu en décidant qu'il était possible de faire n'importe quoi avec la Création ? 
Moi, la question que je me pose, c'est pourquoi on n'a pas encore fait le lien entre le déchaînement des forces de la nature et cet orgueil monstrueux dont les hommes savent faire preuve... Sans vouloir y voir forcément une punition, je me demande si, quelque part, il ne s'agirait pas d'un avertissement...

L'avenir nous dira ce qu'il en est... en tout cas à ceux qui cherchent sincèrement à comprendre. Pour les autres, ce sera sans doute plus difficile.